New York, ce sont les rues gigantesques au pied des buildings immenses, les titans de bétons qui surplombent une armée de fourmis agitées d'une étrange manière, les longues avenues qui se croisent au carré, la cinquième qui étire son bitume jusqu'à Harlem en longeant Central Park. C'est
le métro partout dont le bruit de tôle en vadrouille s'ajoute au capharnaüm sonore ambiant, un empilement de bruits tel un orchestre de jazz perpétuellement ivre de sa propre musique. C'est Manhattan qui s'offre d'amplifier encore cette exagération urbaine : les bâtiments
les plus hauts, les foules les plus denses et la vie la plus chère.
Je connais l'opéra de Sydney pour son architecture de pavillons surnuméraires et
Saint-Petersbourg pour son intacte magnifi- cence après ces décades mouvementées. Quelques malentendus seulement, quelques malentendus.
La solaire Argentine, le Brésil pour ses forêts et ses plages couvertes de mannequins luxuriants comme autant d'arbres aux formes élancées. Je sais le silencieux Japon et la bruyante Chine, les palais de
Lhassa qu'un mandarin grignote et, au delà des mers, je sais les îles posées dans la paume d'un océan pacifique.
Je peux citer l'Anapurna, le
kilimanjaro et épeler le nom de quelques grands sommets du monde. Je peux laisser ma langue, de vive voix, s'exercer à la poésie toponymique : Kuala Lumpur, Vladivostok, N'Djaména, Oulan-Bator ou bien Wrosław que la rime enseigne à bien prononcer suave.
J'imagine le Kenya, la steppe ou la toundra. Je voudrais parcourir les rives du lac Baïkal. Je pressens les déserts
du monde comme autant de passages vers soi-même et les cités cosmopolites, des chemins vers les autres.
J'ai devant moi le spectacle du monde tel qu'il se joue dans le lointain. Les mappemondes, les planisphères et la cartographie de tous les déplacements. Je déplie dans
mon crâne un millier de neurones pour figurer la transhumance et la trace discrète des grandes randonnées.
Or, je sais d'ores et déjà que ma vie manquera de
la durée nécessaire pour accomplir autant de voyages...
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...
moi, j'étais sur le nuage avec toi, ...
je l'aime pas tellement. mais du coup...
ah mais je crois que beaucoup d'abste...