S'envoyer en l'air, les pieds sur terre
Nous avons étudié ensemble l'habitat et les modes de transport de l'überprovincial, qui, est, pour le Parisien de souche, une sorte d'exilé politique à l'accent plus ou moins slave, surtout s'il vit dans le grand Est Rugueux (copyright @VieuxFelin).
Pour résumer, l'überprovincial est urbain, de classe moyenne, trentenaire, plutôt aigri de ne point habiter Paris, et désireux de faire contre mauvaise fortune bon cœur en prouvant à ces snobs de la capitale que OUI en province aussi on fait la chouille jusqu'à 7h du mat avec des mannequins remplies de coke qui dansent sans culottes sur un bar.
Et ensuite, on va bruncher.
Le Brunch est en effet une sorte d'eldorado de l'überprovince. Selon des sources sures, le brunch existe depuis 1899 à Paris, et n'aurait été importé que très récemment au Havre.
Vécu :
« J'ai demandé aux parisiens quels étaient leurs endroit favoris pour bruncher. Le seul endroit où il ne fallait pas réserver trois semaines à l'avance nous a servi un œuf à la coque, une demi baguette de pain, une boisson chaude et un jus d'orange, pour environ 17 euros. Quelle déception. «
L'über provincial brunchera donc chez lui, tous les dimanches midi (il se lève tôt, puisque, nous le verrons dans un 3e volet, sa nuit n'a pas été aussi parisienne qu'il l'aurait souhaité), en prenant soin d'indiquer à un maximum de personnes qu'il fait un temps radieux et qu'il va déguster les meilleurs œufs brouillés du monde avec un morceau de vieux cheddar et une saucisse de morteau, le tout, sur son balcon de 50m2 (j'exagère à peine. Sur le mien on tient à 8.).

Petit dèj ! Tandis que, de l'autre côté du périphérique, au centre du monde, le parisien s'en fout, parce qu'il est toujours au lit, et que son idée du brunch se résume d'avantage à un burger au Drug Store de l'Étoile sur les coups de 17h.
Après s'être rempli le ventre, l'überprovincial décidera de consacrer son dimanche après midi à la Culture.
Il commencera par se faire une Expo d'où il twittera : « Expo au LAM. Les Doisneau sont exceptionnels. » ou dans sa version strasbourgeoise « Je ne me lasse pas du Musée Tomi Ungerer. Une préférence pour le sous sol et ses estampes sado-maso ;-) ».
Existe aussi en mode vernissage underground « I'm now at Galerie Chambre à Part, Strasbourg, Krutenau, boboland : concert privé de Matt Elliott + artwork Fulgrid Schafster ».
[ici, une parenthèse. L'überprovicial est encore sous représenté parmi les 125 000 utilisateurs de Twitter en France, il y fait donc figure d'outsider, et les parisiens composent 90% de sa timeline. Il doit donc se faire une place sous le soleil des gazouillis et privilégier la quantité à la qualité en envoyant des messages en 140 caractères depuis Echofon, pour prouver à l'ensemble du Monde que la province est couverte par la 3G et qu'on y vend des Iphones. Le vrai überprovincial aura d'ailleurs fait la queue à la boutique Orange de la place Kléber en décembre 2008 pour se procurer le premier Iphone de Strasbourg et être interviewé par une journaliste des DNA.]
L'über provincial terminera sa journée par un petit ciné d'art et d'essai à l'Odyssée, où on projette un documentaire altermondialiste, et aura ainsi eut la satisfaction d'employer durablement son week end, en se gaussant tout bas de « ces nullos de parisiens qui restent enfermés chez eux à cuver leur biture de la veille. »
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Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...
moi, j'étais sur le nuage avec toi, ...
je l'aime pas tellement. mais du coup...
ah mais je crois que beaucoup d'abste...