S'envoyer en l'air, les pieds sur terre

A bord de mon « taxi », une espèce de micro-van noir et jaune à l'état douteux, on croise des vaches, des gosses à peine âgés de 6-7 ans qui errent sur les routes, des rickshaws, des trous sur la route qui secouent la voiture de temps à autres, des femmes et des hommes de tout âge aux tenues plus ou moins propres... La conduite est un grand mot, nous avançons de manière très inorganisée au gré de l'état de la route, des voitures à contre-sens, des bêtes, et de mon distrait conducteur qui me demande de quelle religion je suis, si je suis mariée, et d'où je viens. Je pense à ce que j'ai pu lire sur le blog de Tonio. Ses écrits étaient justes.
On approche de la « ville », et sur le bord des « logements » de fortune faits avec des tôles, des tissus, d'où nous voyons sortir tout à coup une femme transportant un panier... Parfois il n'y a même pas de « toit », mais un homme assis au milieu de déchets en tout genre qui a allumé un feu, et ne semblant même pas perturbé par l'insalubrité et la misère de son triste logis.
Delhi est sale, mais ce qui est étonnant c'est que tous ici pour la plupart ne semblent absolument pas perturbés - ou si peu - par leur situation. Anouck m'expliquait un peu plus tard que c'était un peu le cas. La philosophie/spiritualité indienne ne pousse pas à changer son destin, mais à se contenter de ce qu'il y a, sans transformer, sans améliorer. Par ailleurs, le manque d'éducation sur l'hygiène ou des principes de base environnementaux expliquent par exemple que les femmes trouvent assez normal de jeter leurs ordures par la fenêtre. C'est bien entendu valable pour les classes « populaires » et non pour les classes « éduquées ». Ici, on fait attention à son microcosme, sa famille, sa maison parfois à la limite de la maniaquerie chez certain(e)s indien(ne)s, mais en dehors on jette des papiers par terre ou autres détritus sans conscience. Namaste in India, ou en tous cas à Delhi pour l'instant.
Puis on traverse quelques quartiers résidentiels, de grandes maisons, des gardiens, des voitures de luxe qu'un voiturier - probablement - nettoie... La pauvreté et la misère n'atteignent pas tout le monde. Le contraste est saisissant de manière immédiate.
Delhi ce sont des odeurs fortes de caoutchouc brûlé (Karan me dit qu'en réalité ce sont les gaz des voitures), parfois quelque chose de ressemblant à du tabac à la fraise pour chicha, une atmosphère lourde un peu humide mêlée de poussières et pollution. Je n'aime pas l'odeur de Delhi. Elle accentue le sentiment d'étouffement.
La nuit, Les chiens hurlent à la mort dehors.. Tous ces chiens errants que j'ai croisés sur ma route ce matin alors que j'étais dans le pré-paidtaxi, ou à pied en faisant une courte excursion l'après-midi avec Anouck pendant que le service de « dé-moustiquatisation » répandait leur produit chimique dans l'appartement. Sans succès d'ailleurs, car ce soir 4 moustiques se balladaient gaiement dans ma chambre. Paix à leurs âmes, ils sont désormais parmi les défunts.

By Neirie
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Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...
moi, j'étais sur le nuage avec toi, ...
je l'aime pas tellement. mais du coup...
ah mais je crois que beaucoup d'abste...