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S'envoyer en l'air, les pieds sur terre

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Les confessions du 25 octobre 2009

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confessional

 

"Je confesse nager en eaux troubles en ce moment. Je confesse que je ne suis pas nette. Je confesse que je crois que je ne sais pas ce que je veux.

 


- Ca fait des semaines que je n'ai plus de nouvelles de toi et que je n'ose
plus en demander.

Tu me manques.

Je ne "dois" pas éprouver ça envers toi, parce que je sais parfaitement que
la façon dont toi et moi vivons nos amours induit implicitement l'absence de
tout ce qui s'apparente à la possession.

J'ai vraiment essayé de m'empêcher de penser à toi. Vraiment.

De m'inculquer le principe de l'éphémère, du "quand X n'est pas avec moi, X
n'est pas avec moi" "quand X est avec moi, X l'est à 200%".

En général, tout comme toi, je cloisonne à la perfection. Une vie avec X, X,
et les autres, et mes autres vies rien qu'à moi.

Avec toi je n'y arrives tout simplement pas. Je ne comprends pas bien ce qui
se passe.

Et surtout je ne comprends pas pourquoi ça me rend tellement perplexe.

J'aimerais beaucoup avoir ton opinion. J'aimerais bénéficier de ton
expérience. Dis moi comment tu gères les sentiments. Surtout, dis moi ce que
je dois faire. Dis moi, putain. Sors de ton silence.

Le truc en lui même n'est pas nouveau pour moi, c'est juste que je n'ai plus
l'habitude, je ne sais plus faire.

Tomber en amour, pour moi, c'est moins que fréquent.

 

- Ma belle sœur est morte. Et comme toujours j ai été parfaite en cas de crise.  Organisée , calme, j ai parfaitement gère. Comme une belle fille, une épouse parfaite. Passe des coups de fil, trouve des photos, rédige des courriers, prévenu la famille et celle au sens large, j'ai même trouve une phrase de son écrivain préféré a mettre sur sa tombe comme le souhaitaient  ses parents. Bref. On m a admirée pour ça.  Et pourtant. Tout ce temps je ne pensais qu a lui. Que c était un contretemps de plus. Un contretemps. Réellement la mort de cette femme que je côtoyais depuis une quinzaine d'années ne ma pas fait beaucoup plus de peine que ça. Des gens apparaissent dans ma vie puis en disparaissent sans que cela m affecte vraiment. Je suis un véritable monstre d' égoïsme en ce moment. Je ne rends personne heureux mm pas moi. Je retarde les échéances parce que j'ai peur. De manquer. C est idiot mais je ne veux pas revivre les ambiances fin de mois en début de mois. Les courses ou l on compte mentalement chaque produit. Je ne veux pas que mon fils connaisse ça. Il faudra pourtant que je dépasse cette peur la.
Il est tellement incroyable. Il vaut la peine. Il me fait oublier que je déteste les trois quart de l'humanité. Il me rend belle et douce. Gentille. Il m'engueule parce que je n'écris plus. Pas le temps pas l'envie et surtout l'impression de hurler dans le vide. Lui dit que c'est justement pour ca que je dois écrire. L'émotion.
Cette nuit j'ai squatte le canapé. Pas possible de trouver le sommeil alors que j'aurai du être avec lui. Au lieu de ça j'ai passé une nuit affreuse à me contorsionner a avoir froid... C'est l'hiver encore plus quand il n'est pas la. Et c'est de ma faute.

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Auteur de cette article : Collectif

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