S'envoyer en l'air, les pieds sur terre
There's a look on [my] face I would like to knock out
Can't believe [I was] once just like anyone else
Et puis soudain, tout s'est mis à devenir flou. Ca a commencé à devenir très compliqué dans ma tête. J'avais mal au ventre tout le temps de tous les jours. Comme si je passais en permanence des partiels.
J'étais triste en permanence, je souriais d'un air absent et je ne me plaignais plus surtout, parce que personne ne comprenait mon mal-être. On me voyait capricieuse : j'avais une vie de rêve. Un couple stable, un homme qui chérissait jusqu'au sol que je foulais, un chat, un travail, un appart', une famille, une relativement bonne santé. Il fallait que je sois raisonnable.
Rai-so-nnable.
Ne décevoir personne, ne pas créer de vagues, ne pas inquiéter mes parents, ne pas faire de peine à cet homme qui partageait mon quotidien : être raisonnable. Ce n'était pas si pire, je n'avais pas si mal, il y avait plus malheureuse que moi. Alors j'ai obéi à cette injonction sociale. Je m'éteignais, je disparaissais, y compris physiquement. J'ai commencé à perdre du poids sans raison petit à petit, à rire moins souvent et moins fort.
Je dois ma vie, au sens littéral du terme, à 2 personnes. Un 12 et un 18 février. Une phrase chacune. "Je sais pas où tu es en ce moment baci, mais tu n'es pas parmi nous, il est temps que tu fasses quelque chose, là." et "Si tu as besoin, quel que soit le moment, la maison est ouverte."
M'ayant vue coincée au milieu des voies ne faisant aucun geste alors que le train fonçait sur moi, elles ont décidé de tirer sur le signal d'alarme pour me sauver de la catastrophe.
Et moi ?
Que faisais-je ? A quoi pensais-je ?
Pour moi, l'alarme s'est mise en route très très fort quand j'ai menti pour la 2ème fois depuis 13 ans que je le connaissais. La 1ère depuis que nous étions ensemble. Un mensonge débile, qui ne sert à rien, qui ne trahit personne. Un mensonge qui montrait juste à quel point de déni de moi-même j'en étais arrivée : j'avais juste envie de rentrer toute seule tranquillement, à pieds. Alors j'ai menti, j'ai dit qu'une copine m'accompagnait, que je ne risquais rien, qu'il n'avait pas besoin de venir. Je serais parvenue à mes fins sans mentir, bien sûr, mais il aurait fallu se disputer. Ce que je vivais jusque là comme un compromis est soudain devenu un sacrifice.
Un soir, j'ai décidé que désormais, la personne qui allait compter, c'était moi. Que peut-être que j'avais le droit d'exister, de dire merde à toutes ces obligations que moi seule m'obligeais à respecter ? J'allais devoir affronter une zone de turbulence plus forte encore que celle que je venais de passer. Il était temps de tout envoyer balader et de prendre ce ticket qui me faisait si peur : celui pour l'entrée des montagnes russes.
Fuck. Let's give it a try...
Pray to God I think of a nice thing to say
But I don't think I can so fuck you anyway

by baci
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Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...
moi, j'étais sur le nuage avec toi, ...
je l'aime pas tellement. mais du coup...
ah mais je crois que beaucoup d'abste...