Elle est à Venise pour acheter des oeuvres d'art. Belle et aristocratique, elle est habituée au grand monde et s'y ennuie, souvent.
Et bien entendu, ils se rencontrent.
Mais il ne se passe pas forcément ce qu'on attend, parce que ce n'est pas Harlequin, ici !

J'ai mis du temps à entrer dans ce livre. Il était très lent, très méditatif, presque hypnotique.
Et pourtant je n'ai pas eu envie de le lâcher. Parce que certaines pages contenaient des très beaux paragraphes, même traduite, la langue est très belle ; parce que certaines descriptions me parlaient très fort ; parce que j'étais quand même bien intriguée au fond... J'ajoute que la description de Venise et de ses trésors cachés est époustouflante de minutie et de magie.
Alors je l'ai continué en parallèle d'autres romans.
Et puis en fait, c'est en finissant le livre que je me suis dit qu'il était normal que je me sois sentie ballotée, hors du temps, mal à l'aise parfois, nostalgique voire curieuse. Tout s'explique soudain en un chapitre. J'étais soufflée et en même temps pas si étonnée par le dénouement, par la clef du mystère.
Morceaux choisis :
"Combien de mots peuvent bien être prononcés autour d'une table au cours d'un dîner, et plus tard, quand on passe au salon ou au jardin ? Des milliers, des centaines de milliers, peut-être un million. Une production de toute façon énorme. Avec un énorme déchet, car, si fidèle qu'elle soit, la mémoire en retient tout au plus quelques phrases, une ou deux saillies, une nouvelle, un commérage inutile à propos de Marrakech, et encore, pour un temps très bref.
Pensée déprimante : si l'on fait abstraction de la partie mémorable de la sainte cène, la conclusion à laquelle on arrive forcément est que ces treize commensaux eux aussi se seront dit en araméen une quantité de choses quelconques, insignifiantes, déjà évaporées dans le néant une heure après."
"Le premier regard, le premier baiser, la première nuit d'amour ne sont rien en comparaison du premier éclat de rire partagé. C'est cela, le contact décisif, le vrai tournant."
"J'étais tout près de l'arrêter pour lui demander ce qu'elle s'était acheté, saisie moi aussi de cette fièvre qui passe généralement pour de la curiosité féminine et qui est bien plutôt la terreur de n'avoir pas su "voir" la jupe suprême, le châle absolu."
" Plus tard, après avoir ouvert deux robinets d'où semblaient jaillir des flots de larmes, après avoir dissout dans la baignoire le contenu ambré qui transformait les larmes en un soupir d'écume blanche (...) "

by baci
| Commentaires |
|
|




Suivez-nous sur Facebook
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...
moi, j'étais sur le nuage avec toi, ...
je l'aime pas tellement. mais du coup...
ah mais je crois que beaucoup d'abste...