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S'envoyer en l'air, les pieds sur terre

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La secrétaire

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Lee Holloway, inadaptée sociale, psychologiquement décalée, retourne chez ses parents, dans une famille étouffante et castratrice ou son seul plaisir vient des scarifications discrètes qu’elle s’inflige régulièrement. Elle  cherche rapidement  du travail dans le secrétariat. Après plusieurs refus, elle finit par se faire embaucher par un jeune  avocat, Edward Gray, dont la particularité reste de torturer moralement ses employés.

De brimades en punitions, la relation entre la secrétaire et son patron  devient de plus en plus dure jusqu’à ce qu’un certain point soit franchi.

Normalement, on pourrait s’attendre  à une  « Guerre des roses façon salariale », des vengeances, du sadisme (en tout cas, moi, c’est ce que je ferais). On pourrait également s’attendre à une histoire d’amour lénifiante et chiante.  A la place, on tombe sur une apologie du masochisme et de la domination. Là soudainement, on dirait ‘achement le synopsis d’un film porno.

Et c’est là ou ce film est dérangeant, c’est que la sexualité, si elle est toujours en filigrane durant la totalité du film, explosant à la fin, ce n’est au final qu’une partie mineure, sous exploité, parce que tout l’intérêt de cette œuvre est ailleurs.

C’est un film indépendant. Avec tout ce que ca offre de liberté et d’expression. On abuse des plans larges, des travellings, des plongées et du hors champ. Le budget étant limité, il n’y a que très peu de lieus de tournage différents.  Mais un se détache aisément du lot. C’est l’office de Maitre Gray. Le ton est brun, chaud, légèrement entêtant, quasiment vivant. Les longs couloirs, Les plantes dont sont tapissés les murs. Le bureau massif de l’avocat contrastant avec le modeste de la secrétaire. Les trois quarts du film se passent ici. Et cet endroit dépend avec Maestria le ton du film.  La sensualité sous – jacente. Et surtout le coté dérangeant de ces deux qui s’opposent et se complètent à la perfection. Entre le sadique qui prends conscience de son pouvoir et une masochiste qui a enfin trouvé une vraie source de plaisir et d’attente, la magie opère.

Et c’est la qu’on se rend compte qu’au final, es liens unissant les protagonistes excusant ce qui se passe réellement, à savoir une vraie histoire d’amour.  Pas une chiante, pas une absurde, pas une poisseuse de bons sentiments (et pourtant, j’aime ca, je suis un Meg Ryan Fan Boy). Non, ici, en même temps que la passion monte, on observe l’évolution des personnages, vers une sorte d’accomplissement.

Certaines scènes sont cultissimes. La scène de la fessée restera implantée dans la mémoire  de toute personne ayant vu ce film. Le bain represente l'adoration telle que rarement montrée. Le jeu de Maggie Gyllenhaal porte tout le film, ce qui a d’ailleurs fait décoller sa carrière, jusqu’à avoir le premier rôle féminin dans The Dark Knight  (excusez du peu). Et ca m’a permis de pouvoir revoir avec plaisir James Spader, que tout le monde avait un peu oublié depuis son interprétation magistrale  dans Wolf et qui a permis à sa carrière de redécoller.

 

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Spleen Sans Idéal

Commentaires
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Rolanda Bibine 25-01-2012 17:47:03

Rien que pour la scène de la Fessée, je vais parler de ce film à Kowalski tiens
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Spleen sans idéal est membre de Voldemag depuis le Lundi, 15 Mars 2010.

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