
Sy-nec-do-che : une figure de style dans laquelle on nomme le tout pour signifier la partie, ou la partie pour signifier le tout. (l'Élysée pour dire le gouvernement français, vivre sous un toit, pour dire une maison, sers toi de ta tête, pour faire référence au cerveau à l'intérieur de celle-ci). On ne dira jamais assez merci à wikipédia lorsqu'il s'agit de trouver une explication rapide d'un terme obscur comme celui-ci.
Obscur, le premier film de Charlie Kaufman, par ailleurs scénariste de « The Eternal Sunshine of the Spottless Mind » ne l'est pas moins que le titre, et le spectateur doit vraiment s'accrocher pour se laisser plonger dans les replis de la conscience de Caden Cotard, un metteur en scène hypocondriaque,qui, muni d'une bourse confortable et d'un succès critique, s'attaque à la production gargantuesque, dans un entrepôt désaffecté, d'une pièce d'une « brutalité honnête » sur la vie, la mort et les rapports que chacun d'entre nous entretient avec.
La principale confusion du spectateur tient à la chronologie. D'une scène à l'autre, cinq minutes peuvent avoir passé comme plusieurs années sans autre indication qu'une date brièvement entraperçue dans un journal, et plus tard, l'avancement de la calvitie sur la tête de Philip Seymour Hoffman, ce qui en soi est déstabilisant, mais après tout, subjectivement les années peuvent paraître passer en un instant sans qu'il nous en reste plus que quelques images confuses et marquantes. Ce postulat accepté, si on n'est pas encore sorti de la salle, on se prend d'intérêt pour le devenir du personnage, de la pièce, des ses amours ratées, des ses regrets, toutes choses qu'il intègre au fur et à mesure de son existence dans sa production qui devient de plus en plus méticuleuse et maniaque, au point de refléter en miroir sa propre vie.
La pièce, partie de sa vie, devient son existence, et au final sa vie est la pièce, ou une référence à celle-ci, la frontière entre les deux se brouillant sans cesse, et Charlie Kaufman ne fait certes rien nous prendre par la main et nous aider à y voir plus clair, mélangeant scènes réelles et séquences subtilement oniriques, et laissant le spectateur se débrouiller pour démêler les fils.
Film ambitieux, soulevant des questions essentielles à chacun de nous, « Synechdoche, New-York », passe malheureusement à côté de son propos en noyant le spectateur sous un flot d'idées abstruses, où il est difficile de trouver un sens quelconque... Ah.. comme la vie en somme ?
Titre original : Synecdoche, New-York
Réalisateur et scénariste : Charlie Kaufman
Distribution:
Caden Cotard: Philip Seymour-Hoffman
Hazel : Samantha Morton
Adele Lack : Catherine Keener
Claire Keen : Michelle Williams
Maria: Jennifer Jason Leigh
Tammy: Emily Watson
Ellen bascomb / Millicent Weems : Dianne Wiest
Madeline Gravis : Hope Davis
Sammy Barnathan : Tom Noonan

By Fièvres
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...
moi, j'étais sur le nuage avec toi, ...
je l'aime pas tellement. mais du coup...
ah mais je crois que beaucoup d'abste...