
Depuis quelques jours, j'apprends à recevoir des compliments. Ça fait un bien extrême. Même si je dis que non, en fait j'adore ça. Ça me met mal à l'aise aussi, parce que j'ai l'impression de ne pas être dans une relation d'égalité, et que j'aime pas ça. Je déteste "devoir". Mais bon, je ne peux pas dire que ça ne me touche pas. Parce que j'ai l'impression que c'est sincère. Je n'ai qu'une peur: que ça s'arrête. J'ai toujours du mal à comprendre comment on peut m'apprécier autant, avoir envie de me connaître. Ça me fait toujours un peu bizarre. Parce qu'au fond, je sais que ce que j'offre en surface ne correspond pas toujours à ce qui est vraiment moi, que je suis plus fragile et trouillarde que ce que je parait. Refuser les autres, c'est plus facile. Ça évite de se poser des questions. Pourtant, je crois que je voudrais bien ne plus me déguiser. "On ne cache pas une personne entière derrière un nez de clown"... ben non. Ne plus me cacher. Il a demandé à utiliser mon prénom, que je n'aime pas entendre, que j'avais perdu l'habitude d'entendre, tellement mes diminutifs divers me collent à la peau. J'ai hésité, puis finalement je lui laisse. C'est étrange, bizarre, mais quelque part, je crois que ça me fait du bien. Ça picote un peu, mais au final, c'est pas si désagréable. Ce qui m'énerve, c'est de ne pas arriver à poser les mots comme je voudrais.
Elle va revenir quand cette connasse d'inspiration? J'ai tellement l'impression d'écrire du rien pour l'instant. Et puis j'ai peur de ce qui pourrait sortir si je lâchais vraiment les chevaux, si je cessais de contrôler. Peut être qu'elle est pas partie en fait, que j'ai juste la frousse de ce qui pourrait s'écrire? Le pouvoir des mots...c'est comme des petits poignards parfois, c'est bien plus éloquent que n'importe quoi, c'est casse gueule de se foutre à poil sans arrêt, sans savoir ce que les autres en retiendront au final.
Et en me relisant, je me rends compte combien je suis ambivalente. Je veux tout et son contraire, je dis une chose et pense une autre. Je pense toujours de deux façons en fait, c'est usant.
Je suis une chieuse. Enfin, je dois l'être pour les autres.
Même ici, j'arrive à me compliquer moi même.
Je me fatigue.
Toujours est il que j'ai un bête sourire depuis ce matin. Je devrai me poser moins de questions, et me laisser porter...
- Ma vie est calme et c'est ce que j'ai toujours voulu.
Enfin je pensais l'avoir toujours voulu, mais j'en ai perdu l'inspiration, je n'écris plus.
Et ça ne me plait pas...
J'ai envie de nouveauté, de folie, je suis en manque de beaucoup de choses.
L'improvisation a quitté ma vie ou presque.
Je veux de la nouveauté dans cette routine qui s'établit, boulot, métro dodo...
Des sorties, des rencontres et de l'imprévu!
Et surtout, arriver à écrire!
-ravie ! ravie! ravie !
j'ai les cheveux courts et je me suis, enfin, déchargée de ce truc là
ravie!

By Collectif
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