- Je confesse que c'est épuisant d'être boulimique.
Je voudrais appuyer sur pause.
Poser ma tête quelque part et souffler un moment.
Je suis pourtant intimement convaincue que je vais m'en sortir.
Mais vingt dieux que c'est long...
- Juste une grosse envie de dire merde à tout le monde là. D'envoyer tout le monde paître. Et de me casser. Mais je ne peux pas. Faut être raisonnable. Alors je le dis ici: merde.
- je suis fatiguée à un point inimaginable. J'ai envie de tout envoyer chier mais bon. Si je vais au bout de ce raisonnement, ok, j'envoie tout chier. So what ? Je dors, j'assure le minimum syndical et voilà ca va etre chiant, non ? J'ai envie de tout, j'ai pas les moyens (en terme d'energie) de grand chose. Je sens mon corps me lâcher. Tout est poussif. Hier soir je me suis endormie à 22h, reveillée à 7. 9h de sommeil. Ca change rien
En fait, j'arrive à la fin d'une période. Je le sais. Les choses vont changer. Et c'est pour ca que je crois que je lâche. Je suis en fin de course. Et comme toujours, c'est plus fatiguant de finir les choses que de les commencer.
J'ai beau essayer de me dire "lache un truc", je vois pas quoi. Je vois pas quoi sans me priver. Bon, en plus j'ai mal. J'ai mal à une partie de mon corps. une connerie , pas grand chose. mais je crois que ca me fatique en plus du reste.
Bordel! J'ai envie d'avoir la pêche. Envie d'en profiter. Mais je n'y arrive pas. Je voudrais dompter ce corps qui se rebiffe. Il va faire ce que je veux. Je suis convaincue que le cerveau peut prendre le pas. Il suffit juste de s'en convaincre
Et je vais y arriver.
Est ce que quelque part, je ne me martyriserai pas ?
- Ma belle-mère est une connasse. Une vraie connasse de compétition. Pas juste le genre connasse intermittente,comme moi. Non. Elle c'est en permanence. J'en peux plus. La gueguerre incessante pour l'amour du fils était déjà gonflante, mais là elle est en train d'essayer de me voler mon gosse. Elle décide des trucs pour lui sans me demander mon avis. Elle lui fait du chantage affectif. Elle me dénigre devant lui. Elle le pourrit. Et c'est insupportable. Je me demandais où son fils avait bien pu chopper le gène de la connerie, qui heureusement ne l'habite que de temps à autre, mais quand il y est... il y est ! J'ai plus à chercher: c'est d'elle. Comme une envie de lui coller une claque. Surtout après ce qu'elle a fait. Punir un gosse de cet âge en l'enfermant dans une cave,dans le noir, même quelques minutes, c'est intolérable. Quand je pense qu'elle me gonfle avec mes prétendus défauts, oui, pétasse je mets des décolletés et je changerai pas ma façon de m'habiller parce que t'es une vieille coincée aigrie. Je l'emmerde profondément. Un jour, ça finira par sortir, je vais plus pouvoir la fermer longtemps.
- j'ai des envies de meutre. Non vraiment ! Le connard qui m'a piqué mon ordi va pas dormir tranquille. Et dire que j'ai probablement fait un contrat à cet enculé!! Franchement, ds ce genre de plans, je ne me reconnais pas. Je pourrais facilement torturer je crois.
C'est pas tant l'objet qui est important. C'est la demarche. Mordre la main qui te fait bouffer. je comprendrais jamais. Meme quand j'etais grave en galere de tunes, jamais je n'ai pensé à faire un truc pareil!
Et c'est typiquement le genre de plan qui me fait vriller complet. Je me doute de qui c'est. Mais ce qu'il ne sait pas, c'est que si aujourd'hui, je suis impuissante, je vais me charger de lui pourrir la vie. En douceur.
Connard, c'est comme si t'avais cambriolé ma baraque. Pareil. Mes textes, ma musique. Putain ! je te le pardonnerai jamais.
Ca fait ressortir toute la violence que j'ai en moi. Celle que je planque. Celle qui m'a été livré en mm temps que mon patrimoine génétique. Elle est là, tapie. Je fais tout pour la controler mais que je lâche les chiens, et je suis capable du pire.
Je le sais.
- Envie de tout lâcher comme j'en avais pas eu depuis longtemps ... Toujours cette envie et en même temps incapable de le faire car je m'attache à des trucs débiles comme les études, la famille, ... Alors que en réalité, je m'en branle de tout ça ! Je crois juste que je sais que l'herbe n'est pas plus verte ailleurs.
Je confesse aussi que parfois j'ouvre les yeux et je m'en rends compte que tout ce que je fais, je le fais parce que au fond je ne vais pas bien.
Je confesse que je suis jaloux du bonheur des autres, et que parfois j'en suis presque à leur souhaiter du mal, pour qu'ils arrêtent d'avoir leur petit air supérieur ou qu'ils vous déballent leur bonheur à la gueule.
- Cette histoire prend des proportions délirantes dans ma tête.
Jamais je n’ai été jalouse avec toi… j’ai une confiance aveugle. Vraiment.
Et puis cette semaine, une petite piqure de rappel : même (surtout) au bout de 10 ans, rien n’est acquis. Il ne m’aura pas fallu grand-chose pour m’en souvenir, d’ailleurs je ne sais pas pourquoi je sens un danger là où il n’y en a apparemment pas (?).
Peut-être parce que c’est comme ça qu’on s’est rencontré.
Au début on ne fait que communiquer, échanger, c’est tout… on peut se dire qu’il n’y a rien d’ambigu, mais au fond on sait qu’à force, ça peut le devenir…
Mais le plus dur, c’est que ça m’a fait réaliser qu’au bout du compte, on passe la plupart de nos soirées dans la même pièce, mais chacun de son côté, et ça m’énerve.
De savoir qu’en plus, outre le fait qu’on n’échange plus grand-chose durant nos soirée, tu discutes sur internet avec une inconnue qui peut très bien vite devenir accro à vos discussions (ou pas), ça m’énerve.
J’aimerai qu’on arrive à mettre un peu d’imprévu dans notre vie, que tu prennes les devants pour me surprendre, raviver la flamme, faire en sorte que je t’admire, que j’ai envie de toi, plus souvent, sauvagement…
Parce que oui, tu es en manque (souvent), tu es demandeur (toujours) mais après une soirée passée en tête à tête avec la télé pendant que tu discutes sur le net, je n’ai pas forcément envie de faire l’amour, tu sais.
Mais je crois que je dois me résigner, tu es casanier, tu n’aimes pas sortir, tu ne sais (ou ne veux ?) pas prendre des initiatives pour une soirée entre potes, ou en amoureux.
Je ne demande pas grand-chose. Un resto, un ciné, une ballade by night…
Tient, un concert… mais oui, c’est moi qui ai pris les billets et organisé la garde des enfants…
Comme d’habitude…
Ton PC, c’est ton outil de « sociabilisation »… mais moi ça ne me suffit pas, j’aime voir les gens, les rencontrer, les toucher, les regarder… j’aime entendre leur voix, voir leurs yeux, leur sourire, les mimiques de leur visage. J’aime qu’un rire sonore soit partagé, j’aime voir l’effet d’une émotion sur un visage…
Non, décidemment je ne peux pas me contenter d’amitiés virtuelles…
Alors oui, je sors de mon côté, effectivement, tu me laisses une grande liberté, et je t’en remercie profondément.
Mais tout ça, c’est avec toi que j’aimerai aussi le partager…
Parce que je t’aime. Terriblement.
- C'est la dernière fois que j'utilise le confesse. Parce que je sens venir le truc. Que je n'ai pas envie de ça. Que si c'est un outil de défoulement extraordinaire, que ça m'a servi, bien aidé parfois, ça a aussi ses effets pervers. Que ça jette le doute et la suspicion; que quelque part, quand on lit, on cherche à reconnaitre qui, à savoir quoi. On s'imagine des choses, parfois on se monte la tête pour rien du tout.
Parfois, on sait qui est derrière. Et c'est hyper pernicieux. On n'a pas forcément envie de savoir ce qu'il y a dans la tête de l'autre. En tous cas, pas d'avoir des échanges ping pong par commentaires interposés. Forcément, c'est un peu emmerdant. Rien ne vaut un vrai dialogue, en face à face. Je n' ai pas envie de jouer à ça. Si j'ai un truc à dire, je le dirai. Si j'ai besoin de me défouler, j'irai le faire ailleurs qu'ici. C'est vrai, c'est moi qui ai commencé. J'aurai du éviter de faire passer un message. C'était idiot.
Ce n'est pas parce que j'ai quelque chose à cacher, mais je ne veux pas entrer dans un jeu qui pourrait bien vite me dépasser. Je ne veux pas être un instrument de discorde. Surtout pas. Ce n'est pas ma came. Je ne supporte pas le conflit. La manipulation. Je n'aime pas ça. Je ne veux pas me compliquer l'existence.
Le virtuel peut prendre un tel pas sur le réel parfois, que c'en est effrayant. Ce n'est pas là, la vraie vie. C'est finalement un peu mieux qu'un dialogue avec soi, parce qu'il y a une certaine animation, due au dialogue. Mais ce n'est qu'un miroir. Rien de plus. Un truc qui nous renvoie à nous même, à nos erreurs, aux trucs qu'on aimerait gommer, effacer, recommencer. Ce n'est pas un moyen d'aller vers l'autre. Ou on se trompe.
Rencontrer quelqu'un, c'est tout sauf égoïste. Et le net rend égoïste. Nombriliste à crever. On a beau croire qu'on tisse des relations, c'est une tromperie, ce n'est qu'un révélateur de nous même, rien de plus, rien de moins. On s'isole en s'entourant, même si c'est paradoxal. Mais ce n'est pas la réalité.
La réalité, ce n'est pas des mots tapés sur un clavier, ce n'est pas quelques phrases échangées, ce ne sont pas ces moments là. Même si on pourrait le croire. C'est tentant d'imaginer trouver un écho chez l'autre, mais peu ou prou, si on veut être honnêtes, parfaitement honnêtes, il est toujours possible de trouver des points communs entre deux personnes. Ça peut être n'importe quoi. Un peu de répartie, un peu de vernis pour faire briller tout ça, et on se construit un personnage. Auquel il ne sera pas difficile de faire dire ce qu'on veut.
La réalité, c'est parfois se rendre compte qu'une affinité qui paraissait évidente sur la toile, la matérialité de la rencontre la fait oublier. Oublier qu'elle aie même pu exister. Que oui, c'est bien un inconnu qui est face à nous. Que finalement, pour la plupart des relations virtuelles, il s'agit de sentiments fantômes, exacerbés par la distance, désincarnés, ... Que de toutes façons, on se lasse. Qu'on fait vite le tour. Qu'il est difficile de devenir accro alors qu'on sait que dans quelques semaines, on sera passés à autre chose. Tout change si vite. Les relations évoluent. On peut être en contact avec quelqu'un tous les jours, puis, d'un coup, se lasser, et ne plus même ressentir l'envie de lui parler.
La réalité, c'est ce qui est tangible, ce qu'on a entre les mains: l'amour, la vie, les sentiments quels qu'ils soient... Ce qu'on décide d'en faire.
La réalité, c'est étreindre quelqu'un, c'est lui coller une claque, c'est avoir le cœur qui gonfle quand on le voit, c'est partager des choses ensemble, même si ça parait basique. Tout le monde ment, partout tout le temps. Pour se préserver, pour faire croire qu'on est autre, pour le jeu, et sur le Web encore plus. C'est la possibilité de se recréer, de devenir la personne intéressante et complexe qu'on n'est pas, ou qu'on ne s'autorise pas à être dans la vraie vie.
C'est peut être flippant, mais c'est comme ça. On est tous plus ou moins le menteur, ou le mensonge de quelqu'un. On est tous plus ou moins l' Inconnu(e).

By Collectif
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