
La ville de Cannes vient de lancer une campagne de communication pour inciter la population à faire des dons aux différentes organisations caritatives plutôt que de donner directement aux SDF accusés, implicitement, d'être des drogués ou des alcooliques.
Le maire UMP a commencé une distribution de brochures et d'affiches placardées chez la plupart des commerçants dont le thème est « Donnons, mais donnons utile ».
"En répondant financièrement de manière directe à la demande des personnes qui mendient, nous entretenons et accentuons la spirale de l'alcoolisme, de la drogue, et donc de l'isolement et de la marginalisation (...). L'aide matérielle et financière doit passer par des associations qui apportent tout leur savoir-faire dans les domaines du soutien psychologique, de l'aide sociale et de la réinsertion", indique dans un communiqué le premier adjoint au maire à l'origine de cette campagne, David Lisnard. Il s'agit en quelque sorte d'une "charité bien ordonnée", ajoute David Lisnard, qui exerce par ailleurs les fonctions de président du Palais des Festivals et des Congrès... De là à y voir un quelconque lien, il n'y à qu'un pas !
La présence des SDF dans les centres-villes dérange les municipalités qui ont multiplié, ces dernières années, les moyens de les attaquer, notamment en prenant des arrêtés anti-mendicité. En 1993, le premier arrêté a été pris par le maire de Montpellier, arrêté annulé après l'action en justice engagée par une association locale "Vivre au présent". Dans les années qui suivent d'autres villes comme Nice, Perpignan ou La Rochelle s'engouffrent elles aussi dans cette voie, encadrant plus strictement ces arrêtés afin de ne pas tomber sous le coup de la loi. Depuis la réforme du code pénal de 1994, le vagabondage et la mendicité ne sont plus considérés comme des délits. Les arrêtés soulèvent d'ailleurs de vives protestations et sont petit à petit abandonnés ou, dans certains cas, moins médiatisés.
En juillet 2007, c'est à Argenteuil qu'une nouvelle affaire éclate. Le maire UMP, Georges Mothon, décide la pulvérisation d'un produit répulsif malodorant, le Malodor, pour éloigner les SDF du centre-ville. Face aux vives critiques, il décidera finalement le 28 août la suspension de l'utilisation de ce produit.
Il convient donc de rappeler que la mendicité est le résultat d'une certaine précarité et non le contraire ! Elle n'est dans ce cas pas accentuée mais maintenue. Le don fait aux SDF est bien souvent l'ultime rempart contre l'exclusion définitive.

By Sonia
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Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...
moi, j'étais sur le nuage avec toi, ...
je l'aime pas tellement. mais du coup...
ah mais je crois que beaucoup d'abste...