S'envoyer en l'air, les pieds sur terre
« Allez, vas te brosser les dents, je monte te raconter une histoire. »
Cette phrase a toujours mis les enfants de la planète en joie........ Pourquoi ????? Pourquoi ?
Vous avez déjà lu les contes que vous lisez à vos enfants ? Sérieusement ? Existe-t-il quelque chose de plus flippant que les contes pour enfants ? D'un coté, Grimm, c'est un vivier pour serial killer et violeur tout terrain. Entre Cendrillon et ses sœurs qui se coupent les pieds, La belle au bois dormant qui se fait violer dans son sommeil, Peau d'âne et son père pédophile, Raiponce la séquestrée, Le Petit Poucet et son histoire de cannibalisme et Blanche Neige la SDF, faut avouer qu'il y a de quoi baliser. Si en plus, on imagine que pour changer, ils décident de lire des contes d'Anderson, c'est bon, ils seront sous Prozac jusqu'à leurs noces de Cristal. Parce qu'il existe réellement des parents qui racontent l'histoire de la Petite Marchande d'Allumettes à leurs enfants la nuit (je le sais, ma mère me l'a raconté). Et je ne parle même pas de toutes les générations de petites filles qui ont vu leurs rêves brisés le jour où on leur a raconté la vraie histoire de la Petite Sirène.
En fait, il y a un truc que je n'ai jamais compris. Je comprends les signalétiques du type de public des films. Après tout, il y a des films qu'un enfant de huit ans n'est pas encore capable d'assimiler (encore que, je dis ça, mais moi, j'ai vu des films -16 à 9 ans et je n'ai violé aucun chat). Mais franchement, il faut baliser. Des limites d'âge, il y en a sur les jeux vidéo, les films, les spectacles et même la musique. Mais aucune de sérieuses pour les livres. Là, vous allez me dire « Oui, il existe des collections spécialisées pour les enfants ».
Bullshit !!!!
Les contes pour enfants sont des horreurs littérales. Des livres de pédopsychiatrie sur le sujet ont été publiés en pagaille. Mais ce ne sont pas les seules. La moitié de la littérature enfantine est un microcosme de ce qu'on fait d'horrible sur terre. Quelques exemples ?
Je vais commencer par celui qui pour moi, représente l'horreur à l'état pur : Sa Majesté Des Mouches. Alors je crois qu'il faut le dire : ce n'est pas parce qu'un livre a des enfants pour protagonistes qu'il est pour enfant. Non non non. Sa Majesté Des Mouches est un livre traumatisant. Quelque soit l'âge. Je ne connais personne qui ait lu ce livre et qui n'ait été gêné à un niveau ou à un autre. Point.
Un autre du même acabit ? Harry Potter. JAMAIS je ne laisserais l'un de mes enfants lire ce truc avant ses 14 ans. Meurtres, disparitions, cannibalisme, tortures, j'en passe et des meilleures, ce livre est noir de chez noir. L'Île Aux Trésors, un autre livre pour enfant, dont le prologue à l'auberge suffit généralement à faire exploser tout le coté infantile de la chose. Gulliver ? La dernière partie, au pays des Houyhnhnms m'a filé des cauchemars pendants des jours. Mon Bel Oranger ? J'ai pleuré non-stop pendant les 4 derniers chapitres. Certains Jules Verne sont des monuments de l'angoisse (je pense notamment à L'Île Mystérieuse). Je ne parle même pas de Jack London. Comment on laisse un gamin lire Croc-Blanc, Michael Chien de cirque ou pire, Martin Eden ? Il y a même des grands malades qui font lire Dune à leurs enfants. Bande de malades !!! Bande d'inconscients !!! Alors je dis halte ! Halte aux cauchemars infantiles, Halte aux crises de folies parentales, Halte aux livres tendancieux précocement et Halte aux bouquins pour enfants.
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La Petite Sirène, illustration de Bertall
............ Enfin, en réfléchissant, je me dis que je me serais vachement emmerdé, plus jeune, si on m'écoutait... Parce que bon, j'ai lu tous les cités, et tellement plus encore. J'ai vu l'Alaska en étant sous un palmier. J'ai pleuré, j'ai ri, j'ai souffert, j'ai aimé. Peut être trop tôt. Probablement trop tôt (je compte même pas les cauchemars que j'ai fait après 1984). Mais c'était tellement beau. Ce sont les livres qui ont formé celui que je suis. En bien comme en mal. Certes, la littérature doit être quelque chose qui s'apprivoise, s'apprend, se consomme prudemment. La violence littéraire, à mes yeux, est encore plus nocive que celles au cinéma ou dans les jeux. Parce qu'ici, souvent, on parle d'émotions, au sens propre. On se fait son film sur images dans sa tête. On atteint le paroxysme, et tout, toujours, y culmine. Mais quel voyage intérieur, mes amis ! J'ai eu des prises de consciences de folie. Des orgasmes avant même de savoir ce que c'était. Des crises de colères. Des flambées de passions. Et tellement de crises de la quarantaine avant d'avoir mes 9 ans. C'était bon.

Spleen Sans Idéal
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Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...
moi, j'étais sur le nuage avec toi, ...
je l'aime pas tellement. mais du coup...
ah mais je crois que beaucoup d'abste...