S'envoyer en l'air, les pieds sur terre
Rafah Nached est une figure emblématique de la liberté, c'est pour cela que la mobilisation pour sa libération ne s'est pas faite attendre. Et c'est en France que tout a démarré. Victor Rodriguez, psychologue à Toulouse et membre de l'Association de la cause Freudienne, fait partie du petit groupe de psys qui s'est rapidement engagé. Rencontre.
Voldemag : Qui est Rafah Nached ?
Victor Rodriguez : Rafah Nached est une psychanalyste syrienne formée à l'Université de Paris 7. Exerçant à Damas, elle est à l'origine de la création de l'École de Psychanalyse de Syrie. Elle est incontournable dans le sens où il n'y a que six ou sept psychanalystes qui exercent en Syrie. Ici, on la connaît pour ses travaux de traduction des textes de Lacan vers l'arabe. Inspirée de la mystique soufie, elle a réussi à expliquer des concepts aussi compliqués que celui de "jouissance", ou de "plaisir".
Pourquoi, et comment vous êtes-vous mobilisés ?
Il faut revenir au contexte des événements syriens de cet été, avec ce qu'ils comportent de révolte. S'attaquer à une psychanalyste, c'est le symptôme évident d'un régime syrien qui refuse la liberté de parole et la subversion. La psychanalyse est complètement incompatible avec un régime totalitaire.
Ainsi, le 9 octobre dernier, lors des 41ème journées de l'École de la Cause Freudienne à Paris, nous avons organisé un flashmob, le premier du genre. L'évènement devait pouvoir circuler sur le Net et les réseaux sociaux rapidement. Alors avec quelques collègues rencontrés sur Twitter notamment, nous avons commencé en amont à chercher des contacts, des gens qui pourraient filmer notre événement, monter une vidéo de qualité rapidement. Après quelques mails et coups de fil, nous avons réuni une équipe compétente.
Le dimanche au matin, tous les participants de ces 41ème Journées se sont massés à l'entrée du Palais des Congrès à Paris, scandant "Libérez Rafah". Tout le monde était à fond. Il était difficile de demander à tout le monde d'être grave ou sérieux, nous leur avons donc simplement demandé d'afficher un visage qui représenterait le message qu'ils voulaient faire passer à Rafah, en signe de solidarité. Et cela a fonctionné.
Quelles ont été les retombées de ce flashmob ?
On a reçu beaucoup d'échos. Beaucoup de gens en ont parlé. La vidéo a fait près de 2000 vues sur YouTube en trois jours. On n'a pas encore de retombées en terme de presse, mais l'on espère que des journalistes s'empareront de cette cause pour la rendre publique. Il faut la libérer.
Rafah Nached a 66 ans, elle souffre de graves problèmes cardiaques. Il n'est pas certain qu'elle ait eu accès à son traitement médicamenteux. Cependant, elle bénéficie d'un droit de visite depuis peu.
Propos recueillis par Henri, pour Voldemag.

Henri
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Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...
moi, j'étais sur le nuage avec toi, ...
je l'aime pas tellement. mais du coup...
ah mais je crois que beaucoup d'abste...