Aujourd'hui, en France, accueillir ou simplement aider une personne sans papiers est devenu un délit.
Le 18 février 2009, à 7 h 45 du matin, la police frappe à la porte de Monique Pouille, 59 ans, bénévole aux Restos du cœur et à l'association Terre d'errance. Depuis deux ans et demi, cette femme organise les dons de nourriture et d'habits pour les migrants qui errent autour de Calais dans l'espoir de passer en Angleterre. Elle recharge aussi leurs portables. Les policiers «m'ont dit "on vient vous chercher pour vous mettre en garde à vue, pour flagrant délit d'aide aux personnes en situation irrégulière", raconte-t-elle. Je pense qu'ils croyaient trouver des réfugiés chez moi». Les forces de l'ordre emportent trois portables en charge sur la table du salon. A Coquelles (Pas-de-Calais), Monique Pouille est placée en garde à vue. «Ils ont dit que j'avais eu de la chance de ne pas être menottée.» Ils posent des questions à chaque migrant. Comment s'appelle-t-il ? Depuis combien de temps est-il là ? «Ils m'ont dit que je pouvais continuer à recharger les portables, mais pas ceux des passeurs, ceux qui sont bien habillés et qui sont là depuis longtemps. Moi je ne m'occupe pas de ça. J'aide les gens sans poser de questions.» Vers 17 heures, Monique Pouille est libre. Sans charges, ni mise en examen pour l'instant. A la police aux frontières, on indique que la garde à vue a eu lieu dans le cadre d'une commission rogatoire «pour aide au séjour irrégulier en bande organisée». Peine encourue : jusqu'à dix ans de prison.
L'interpellation le 16 février 2009 d'Hamid, un sans-papier accueilli par la communauté Emmaüs de Marseille Pointe-Rouge, s'est transformée le 17 février 2009, en opération policière dans cette communauté. Ainsi, sur décision du parquet de Marseille une perquisition a eu lieu dans la dite communauté Emmaüs aux fins de recenser la présence d'éventuels compagnons sans papiers. Dans le même cadre, Kamel un responsable de la communauté a été mis en garde à vue pendant 6 heures le 17 février.
Le Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile stipule que « Toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d'un étranger en France sera punie d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 30 000 Euros. » (Article L622-1).
Le Projet de Loi de Finances 2009 prévoit pour 2011 un objectif chiffré de reconduites à la frontière de 28 000 et un objectif d'interpellations d'aidants de 5500.
Nous sommes tous concernés par ces objectifs chiffrés, parce qu'avant d'être « sans papiers », ces hommes, ces femmes et ces enfants sont des personnes en difficulté, isolées et démunies. Il est de notre devoir de citoyens de les aider, dans la dignité et le respect dus à chaque être humain.
Le mercredi 8 avril, à 13h, à Paris, Lille, Marseille, Strasbourg, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Rennes et dans des dizaines d'autres villes en France, la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) organise une manifestation de "prisonniers volontaires", affirmant avoir, un jour, aidé un homme ou une femme sans papiers en difficulté.
Ce rassemblement citoyen, "Délinquants de la solidarité", aura lieu Mercredi 8 avril 2009, à 13h00, Place St-Michel.
Signez et faites circuler la pétition : http://www.delinquants-solidaires.org/

By RESF
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...
moi, j'étais sur le nuage avec toi, ...
je l'aime pas tellement. mais du coup...
ah mais je crois que beaucoup d'abste...