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S'envoyer en l'air, les pieds sur terre

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Un cachot pour ses 18 ans...

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C'est peu après sa majorité qu'il a décidé de l'enfermer dans un lieu sinistre et lugubre sans aucune fenêtre, sans aucune ouverture sur le monde extérieur.

Pendant 24 ans, elle a été sa chose, elle lui appartenait, il en disposait aussi souvent qu'il le souhaitait.

Pendant 24 ans,  il l'a souillée, brisée et privée de l'essentiel : de son corps, de sa liberté.

Pendant 24 ans, il a ainsi violé sa propre fille, lui faisant 7 enfants qu'elle a du mettre au monde seule dans son misérable cachot, sans aide, sans assistance médicale. De ces 7 enfants, seuls 6 ont survécu, le premier, malade, finira incinéré dans une chaudière. Son état aurait nécéssité une hospitalisation, qui aurait sans doute révélé l'atrocité de cette histoire. Par peur d'être démasqué, il s'y est opposé. Par envie aussi de la maintenir encore à sa merci.

Josef Fritzl était considéré comme un bon père de famille, sans histoire. Non, il n'est pas "un monstre", il est allé jusqu'à adopter 3 de ses enfants, issus de cette relation incestueuse, arguant que sa fille Elisabeth, avait intégré une secte, et qu'elle souhaitait que ses enfants soient bien traités. "Elles les a juste abandonnés, un beau jour devant leur porte, avec un petit mot en guise d'explication".

Personne n'a cherché à comprendre comment, ni pourquoi une jeune femme qui ne donnait par ailleurs aucun signe de vie à sa famille, a pu ainsi se séparer de ses enfants. Pendant 24 ans il a ainsi instauré le règne de la terreur les menaçant de les gazer à la moindre tentative d'évasion. Personne n'a rien vu, personne n'a rien entendu ...

C'est vrai que la porte de la cave était blindée et vérouillée électroniquement, l'accès du jardin strictement interdit sous peine d'expulsion immédiate. Pourtant, 7 enfants, cela doit en faire des pleurs, des disputes, des rires, des cris, des chamailleries, des jeux, des bagarres ...

Durant tout ce temps Josef Fritzl a effectué des visites incessantes dans ce cachot situé sous son propre appartement pour y violer sa fille, y apporter nourriture, vêtements, cadeaux sans jamais éveiller la moindre suspicion, sans jamais susciter la moindre interrogation. Même s'il déployait des trésors d'ingéniosité pour cacher son horrible secret, j'ai bien du mal à croire que durant tout ce temps personne n'ait jamais rien vu ni rien entendu ! Sans l'hospitalisation d'une de ses filles, souffrant d'une grave maladie génétique, sans les supplications d'Elisabeth pour se rendre à son chevet, personne n'aurait encore rien su...

Son procès vient de se terminer, mais pour son avocat, Josef Fritzl "n'est pas un monstre" car un "monstre aurait tué tout le monde et après c'était fini. Il aurait vécu une retraite paisible". Forcément ! Quel dommage que la connerie ne soit pas passible de poursuites...

Josef Fritzl vient d'être condamné à la perpétuité, il sera placé dans un hôpital psychiatrique et dès lors que les médecins le jugeront guéri de ses déviances sexuelles, il purgera sa peine dans une prison. Il est âgé de 73 ans.

By Sonia

Credit illustration ici

Commentaires
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Rolanda Bibine 20-03-2009 11:05:19

Tout simplement hallucinant cette histoire !!!
@Strychnine :Tu me l'enlèves de la bouche !
A ceux qui ont regardé le téléfilm "abolition" sur le combat de Robert Badinter contre la peine de mort, on a y montrait le professionnalisme de cet homme qui défendait des criminels en y mettant toutes ses tripes !
Vieillam 20-03-2009 12:44:33

fait divers dingue sordide… mais c'est vrai qu'on se demande comment cela a pu durer si longtemps, sans aucun soupçon, aucune enquête, aucune alerte des voisins…
Quand au travail de défense des avocats… c'est vrai, chacun a le droit d'être défendu, et le mieux possible, mais… disons que je ne pourrais pas faire ce job, même si je conçois qu'il soit essentiel !
sand 20-03-2009 14:11:03

Hum. En fait je me dis; parfois certaines histoires sont tellement insoutenables, tellement monstrueuses, qu'on fait tout pour se convaincre qu'elles n'existent pas. Un peu comme quand gamin, on s'invente des prières et des gris gris contre les croquemitaines. On sait que le soir venu, la peur reprendra, mais on fait comme si de rien. On ferme les yeux très fort, et on oublie. Et ça s'efface. C'est sûrement inconscient, mais je pense que passé un certain degré d'horreur, on ne peut pas clairement accepter, voire simplement théoriser que ce soit possible, donc on refoule les questions, et tout ce qui pourrait nous mettre sur la voie de la vérité. Ce n'est que qd les faits se dévoilent au grand jour, que quand on est acculés, poussés dans ses derniers retranchements, qu'on est bien obligé d'accepter que les actes les plus horribles existent, qu'ils ont été commis par des êtres humains . Et c'est ça le plus monstrueux.
Sonia 20-03-2009 15:34:40

La phrase de cet avocat, compte tenu des circonstances, me semble outrageusement insultante pour les victimes...
cette petite phrase..
Tom 20-03-2009 15:53:47

Quand je l'ai entendu tomber de la bouche de l'avocat, m'a juste semblée pitoyable, le dernier recours de la mauvaise foi qui ne s'ignore même pas, genre: "même pas mal", quand on vient de se manger un méchant gadin...Et j'adhère totalement au comment' de Sand par ailleurs.
sand 20-03-2009 15:54:21

Je crois , mais je peux me tromper, c'est que lui ôter la qualification de "monstre", c'est surtout à nos propres peurs que ça renvoie. Déshumaniser quelqu'un en lui donnant ce qualificatif, c'est quelque part dire: il n'est pas comme nous. Il est différent. Nous ne pourrions pas faire ça.

Enfin, j'essaie de comprendre. Je ne sais pas si je suis claire.
pas d'accord
Belam 20-03-2009 16:17:48

" un monstre aurait tué tout le monde et après c'était fini. Il aurait vécu une retraite paisible"

ca c'est une considération, une opinion. Et je ne pense pas que ca fasse parti du travail d'avocat. J'aurais accepté "ce n'est pas un monstre, ou ce n'est pas qu'un monstre car il est humain"

Mais là ca revient à dire , si je caricature, "fermez vos gueules, et estimez vous contents que sa fille et ses petits enfants soient vivants"

Ca va pas la tête ?!

De plus navrée de casser l'ambiance, si je suis le raisonnement de cet avocat, joseph machin aurait tranquillement pu buter ses petits enfants sans que personne ne pose de question et/ ou buter sa fille. Hum!

S'il butait sa fille, c'etait terminé, non ? Donc les eptits enfants ne seraient pas tous nés, non ?

Et s'il butait les petits enfants, peut etre que sa fille se serait barrée non à force ?

Elle est où la retraite paisible dans tous les cas ?

Non, il les a gardé vivants car, je pense, c'est le concept de famille qui faisait parti de son délire. Pas l'assassinat.

Et on se demande qui est vraiment un monstre, de celui qui pete les plombs (pr prendre un ex) et bute tte sa famille (crime passionel) ou de celui qui viole, torture, brise, aneantit 7 personnes à petit feu sur des années ?

Ce type est un tres mauvais avocat en ce qui me concerne. Je ne m'adresserai pas à lui si j'etais dans la merde.

Quant à la merde qui va pourrir en prison, j'ose esperer que les prisonniers lui feront bon accueil. Mais peut etre qu'avec un peu de bol ,il tombera sur un "vrai monstre" qui le tuera, non ?

désolée, mais là, la colère m'a attrapé, ya des limites à ce que j'estime être le rôle et le devoir d'un avocat. Et de mémoire, Badinter ne s'est jamais permis ce genre d'egarement
Psestos 20-03-2009 16:33:19

On s'interroge sur la monstruosité... Si seulement il y avait une réponse.
Depuis quelque temps, j'ai une image en tête, celle d'un prêtre italien dans un village investi par l'armée allemande, tendant un bébé en demandant à l'officier s'il a l'intention de faire payer à cet enfant le fait qu'une partie des villageois soient partisans. Réponse de l'officier : une balle dans la tête de l'enfant, une balle dans la tête du prêtre.
Je crois qu'une part de la réponse est que la barbarie est en chacun de nous, et que le vernis de l'éducation et de la morale est bien mince et à géométrie variable.
Après tout, que dit le Vatican et l'Eglise du Brésil quand elle excommunie la mère et les médecins de l'enfant violée ? Que sa vie n'a pas d'importance, qu'elle n'a pas d'importance, que l'avortement est un geste de mort alors que le viol est malgré tout un geste de vie et qu'il est donc moins condamnable.
Nous sommes bien naïfs, et je désespère de l'humanité toute entière. Peut-être une question d'âge.
Les hommes et les femmes bons ne sont ils pas une exception à la règle ?
le probleme de tout ca
Belam 20-03-2009 17:16:55

c'est que tant au niveau de l'officier nazi et du vatican (désolée de faire l'amalgame) c'est que les deux sont foncierement persuadés d'avoir raison. Pas de doute possible.
et je crois que c'est ca le noeud du probleme. La monstruosité. L'hérésie.

L'absence de doute ou de remise en question. La sensation d'etre dans son bon droit et que nulle contestation n'est recevable.

C'esrt la meme mécanique qui conduit l'homme à l'horreur...la certitude....
Psestos 20-03-2009 17:29:29

Rien à dire de plus, CQFD
Sonia 20-03-2009 17:23:27

La phrase à été prononcée par l'avocat lors d'un entretien avec les journalistes. Ce qui est encore plus maladroit à mon sens : il n'y a pas toujours d'explication logique à la monstruosité, on ne peut qu'émettre des supputations. Cependant, même si l'avocat doit faire son travail et assurer la défense de son client, je trouve que dans ce cas, rien n'aurait pu amoindrir l'horreur de ce qui a été fait... Et prétendre que le sort des victimes aurait pu être pire, me semble indécent : qu'il y a t il de pire que ce qu'ils ont vécu ? Personnellement, je vois la mort comme une délivrance.
Certains avocats, dans pareil cas, auraient tout simplement fait profil bas...
Quand à Badinter, c'est les doutes sur la culpabilité de Christian Ranucci qui l'ont poussé à faire un virulent plaidoyer pour condamner la peine de mort et pour l'abolir.
alors c'est confirmé
Belam 20-03-2009 17:18:59

sauf erreur de traduction, cet avocat est tres mauvais. Enfin, je trouve qu'il est tres mauvais
sand 20-03-2009 17:25:54

Hum (re: c'est pour me donner un air intelligent). Il me semble qu'il y a une tendance humaine toute naturelle à vouloir toujours remettre les choses en perspectives, à diminuer la portée de certains actes, sur un air de "ça pourrait être pire", " y a bien pire ailleurs", etc. Je ne sais pas pourquoi, ni comment ce mécanisme fonctionne, mais il est là, bien présent. Je l'ai constaté moi même, dans des circonstances que je ne souhaite à personne, où parmi les paroles forcément un peu maladroites mais sincères, il y a eu ce genre de propos:" tu sais, ce qui t'arrive est horrible, mais ça aurait pu etre pire, d'autres ont vécu ça aussi, ça s'est encore plus mal terminé", et en détaillant par le menu ce à quoi j'avais échappé. Alors bien sûr, le premier réflexe est de dire: mais Ho, putain, vous me faites quoi là ? Je souffre, j'en crève... Non y a pas pire.

Il n'y a pas de gradation à l'horreur, ou au drame. Si on commence à quantifier, et à attribuer des boni de l'horreur, on est pas dans la merde.
Psestos 20-03-2009 17:44:08

Tout à fait, graduer l'horreur, c'est déjà en partie la légitimer.
Rolanda Bibine 20-03-2009 17:48:49

Badinter a défendu 5 ou 6 condamnés à mort (dont les preuves de culpabilité pour certains, ne faisaient aucun doute) et son argument était de prouver, qu'avant tout, ces criminels étaient des êtres humain. (et que la justice, bien sûr ne peut donner la mort) C'est ce que tente de dire l'avocat de Fritzl, ! "Au site internet de l'hebdomadaire allemand Spiegel Online, il a récemment affirmé que, comme la presse a qualifié son client de "monstre horrible et de tyran sexuel", son "rôle est de le montrer comme un être humain, de faire sentir que c'est une personne humaine"
Quelle autre ligne de défense a-t-il ?
oui Rolanda Bibine
Belam 20-03-2009 18:07:23

Ceci étant, Badinter etait contre la peine de mort qui était pratiquée à l'époque. Les criminels qu'ils defendaient risquaient de mourir!! Là, nous ne sommes plus ds cette configuration là. Ils sont condamnés à une peine de prison, ce qui permet de réviser une condamnation, mine de rien. Il n'y a rien de definitif. Donc les enjeux ne sont pas les mêmes déjà pour commencer

Ensuite. ""son rôle est de le montrer comme un être humain, de faire sentir que c'est une personne humaine"
J'entends bien.

Mais sa phrase était terrible. En rien, ca ne fait en rien sentir de l'humanité de cet homme. Ca fait juste sentir que les victimes peuvent s'estimer etre heureuse d'etre vivantes. T'as pas l'impression que c'est etre un peu à coté de la plaque ?

" un monstre aurait tué tout le monde et après c'était fini. Il aurait vécu une retraite paisible"

Dis moi, en fin de compte, si je m'amuse à dire "un monstre aurait enfermé tout le monde et apres c'était fini. Il aurait vécu une existence paisible"

c'est pas un peu ce qui s'est passé ?

Non décidement, je crois que cet avocat est tres mauvais. car c'est precisement lui que l'on juge. Il s'y est tres mal pris pour faire ressentir l'humanité de son client. Car humanité il y a. Ca je l'entends et je l'accepte. Mais extrapoler sur une fin terrible alors que la réalité l'est dejà, hum ! Franchement pas malin...
et puis j'oubliais
Belam 20-03-2009 18:08:15

l'avocat a juste oublié de parler de celui qui a terminé dans une chaudière...

c'est sur, ce bébé, lui, a le droit de dire que c'est un monstre par contre...

c'est con, il est plus là pour en parler...
Rolanda Bibine 20-03-2009 18:32:15

"c'est sur, ce bébé, lui, a le droit de dire que c'est un monstre par contre...c'est con il n'est plus là pour parler" ohhhh !!!

Oui, je veux bien reconnaître que sa phrase n'est pas bien choisie. En même temps, il a du en dire d'autres, qui peut-être faisaient ressortir d'avantage ce côté humain dont on parle (Enfin j'espère !!) En somme, de ce que j'ai bien pu lire, l'avocat reprend les propos de son client avant que celui ci ne plaide coupable. Mais qu'est ce que tu veux dire pour défendre un homme qui a commis de tels actes ?
(et puis me bouscule pas, aïe,aïe...)
non, non
Belam 20-03-2009 18:40:02

je suis pas enervée contre qui que ce soit. je sais que parfois, ma force de conviction (lol) peut faire penser que je suis enervée mais non!

oui je sais que ma phrase que tu as reprise est assez choquante. Mais c'est peut etre ca qu'il fallait dire à cet avocat.

je ne remets pas en cause le fait qu'un avocat ait le devoir d'humaniser son client pour "gagner "ou "limiter la casse"
ca c'est le jeu.

Mais pour autant, je ne crois pas que ca lui donne le droit d'etre tendancieux comme il l'a fait. Et si ce sont des propos de son client, il ferait mieux de rajouter "comme mon client a dit.."par ex.

Bref, oui, à la défense. Une défense qui fait appel à des mecaniques émotionnelles, soit.

Mais là...c'est juste irrecevable. C'est bien pr ca que mon propos etait de dire que cet avocat est tres mauvais. Car le resultat est pire que tout, non ?
cet éclairage de Strychnine...
Tom 20-03-2009 19:29:21

remet bien les choses dans une perspective nouvelle (en tout cas pour moi): je n'avais pas ces éléments précis, et "la" phrase semble moins absurde et obscène, moins curieusement et malsainement partie-prenante!...Moins "nazillante", moins monstrueuse...Non ?
hum!
Belam 20-03-2009 19:53:31

non, non et non.
Non pas tant que l'eclairage de strychnine ne tienne pas la route. Ca la tient.

Mais je ne suis pas d'accord. Je pense que joseph machin (je ne fais aucun effort, je sais) n'a pas eu un geste d'humanité. Je pense surtout qu'il s'est heurté à une force de conviction (!!) plus grande que la sienne, en l'occurence, celle de sa fille. Qui cette fois ci n'a pas démordu de ce qu'elle voulait à savoir voir sa fille à l'hopital. Et que ca l'a probablement destabilisé au vu de sa toute puissance pendant des années. Je crains que ca n'est rien à voir avec un sursaut d'humanité. Ca a plutot à voir avec le choc face à une autre force. Le rapport de force s'était inversé. Elle l'a "manipulé " à sa facon. (je marche sur des oeufs là, ca craint !) Parce que peut etre que pour sa fille, le seuil de tolérance etait atteint (j'espere que je suis claire)

Et je persiste et je signe. Mauvaise défense. Car concretement grace à cet avocat, son client n'a pas gagné une once d'humanité. Mais bel et bien le contraire...
ceci étant
Belam 20-03-2009 19:57:42

tout ceci n'est que pure speculation. Mais quand même, pour connaitre un peu les ressorts de la perversion - manipulation, on joue plutot dans les rapports de force que dans les gestes humanitaires. C'est désolant, mais c'est ainsi.

Je ne crois pas une seconde à un sursaut de conscience de sa part à lui. Peut etre bien un "sursaut de conscience" de sa part à elle. Elle...sa fille. Quelque chose de plus fort que son machiavelisme à lui.
Tu imagines...
Tom 20-03-2009 20:05:30

ce qu'on pourrait conclure de ce que tu viens d'écrire ?: TOUT le reste, finalement, Elle l'a accepté. Ce n'était pas assez monstrueux pour débloquer sa force de conviction, de manipulation, et de REFUS.
Je suis à peu près certain que tu n'adhère pas à une thèse aussi...aussi...
Il arrive que...
Tom 20-03-2009 20:12:58

sans qu'on sache expliquer le pourquoi du comment, tout à coup, c'est LE moment. cet étrange déclic, pour les deux protagonistes, et je ne sais quelle "conjonction", quelle "conjecture", inscrite au plus précis d'un iota d'espace-temps...Euh, je suis clair ?
non
Belam 20-03-2009 20:18:05

evidemment
ce que je veux simplement dire , c'est que victime elle l'etait. Elle l'est encore aujourd'hui. Mais qu'elle a été manipulée depuis l'enfance. Et que de voir sa fille loin d'elle, hospitalisée en danger a brisé tout ce qui l'a rendu prisonniere.

Tu sais, là on peut aller loin. Par ex sur les viols d'enfants. Ils sont victimes, c'st pleinement reconnu par la société.Mais.

Mais des que tu t'amuses à aborder le sujet du plaisir éprouvé par ces enfants ou ado, parce que ca existe, ca coince, parce qu'on a l'impression que ca leur retire le statut de victime.

alors que pas du tout!!

Oui elle a accepté. Oui, elle aurait pu s'enfuir probablement 100 fois. OU 10, peu importe. mais la prison mentale ds laquelle elle était l'en a empeché.

Et sa fille à l'hopital a fait sauter cette prison. Elle a lutté à sa maniere en suppliant son bourreau de la laisser y aller. Elle n'aurait pas eu une si grande conviction, son bourreau ne l'aurait pas laissé partir. Et oui, elle l'a forcement manipulé à son tour, en quelque sorte; Ca n'enleve rien , mais alors rien à son statut de victime.

j'espere que je suis claire, j'ai un doute !
en fait
Belam 20-03-2009 20:21:03

l'histoire c'st que de mon point de vue, c'est la fille, la victime qui a "remporté une victoire". Elle, la victime s'est rebellée

Pour Strychnine, c'est le bourreau qui a eu un geste d'humanité.

C'est tout. Je pense que de part mon passé, je penche toujours pour les thèses defendant les victimes se rebellant.

C'est clair ou pas , lol ?!
ha bon?
Belam 20-03-2009 20:30:37

vous croyez ? Ce la suppose alors qu'elle envisage de le remercier, non ?
Ce n'est pas une question de force. Et je ne suis pas sure que ce soit plus facile de se reconstruire en se disant, "finalement, j'ai jamais rien fait parce que j'en étais pas capable (pr de bonnes raisons) alors finalement heureusement que LUI a décidé que c'était fini. "
Non franchement, je ne suis pas convaincue. et je crains que elle n'ait besoin de personne pour se dire que son calvaire aurait pu finir plus tot, vous cassez pas. Elle a pas besoin de nous.

Toute sa vie, elle va y penser. Revoir ttes les occasions qu'elle a manqué. Ou ca aurait pu finir plus tot. Et là au moins, si elle se dit, j'ai resisté enfin, c'est une maniere de reprendre sa vie. C'est elle qui décide. Sinon, quoi ? Même sa liberté, elle la doit à son bourreau ?

Franchement, je sais pas...
ce "geste", ce "moment" salvateur...
tom 20-03-2009 20:35:40

m'évoquent simplement un éclair d'humanité (actif), dans ce cloaque de pathologie...Un air de salubrité a tout à coup passé...( je ne jugerais en rien la victime de cette histoire, ni de sa supposée absence de force, moi non plus: peut-on s'imaginer, dans un tel contexte, et l'état de sidération dans lequel on doit être plongé!)...sans parler du syndrome de Stokholm (orthographe ?), qui vient sans doute matiner tout ça!...
pr completer
Belam 20-03-2009 20:44:22

il y a une histoire qui me fascine et qui en quelque sorte soutient mon propos.

Je ne sais plus comment il s'appelle, mais bref, un serial violeur a sévi et un jour il a laissé une de ses victimes partir sans meme l'avoir violé, je crois.

Pourquoi ?

Pas parce qu'il a eu un sursaut d'humanité. C'est pas tout à fait ca. En fait la fille racontait que quand il la maitenait à terre, elle le regardait dans les yeux et n'a cessé de répeter "Je m'appelle ???, j'ai (je dis n'importe quoi, hein ? ) 32 ans, je suis la maman de machin et machine, je m'appelle Martine, j'ai 33 ans, je suis employé chez pas ou"
bref
une litanie. Elle voulait lui faire comprendre qu'elle n'etait pas une chose, mais bel et bien un etre humain. Car c'est le fond du probleme. Les psychopathes (au sens large et caricatural) n'envisagent pas leurs victimes comme des etres humains.

Elle a reussi car elle , ELLE, avait appuyé sur les bons ressorts pour enrayer la mécanique infernale du mec; ca n'a rien à voir avec un sursaut d'humanité de sa part à lui. Mais bel et bien qu'il "s'est fait baiser la gueule" par "plus fort que lui" (c'est pas tout a fait ca que je veux dire mais bon). Sinon, elle y serait passée comme les autres.

C'est la seule d'ailleurs, d'apres ce que je me rappelle.

Pour moi, c'est plutot la victime qui a un moment donné enraye la machine. pas le contraire. Maintenant, evidemment, pour aller trouver les bons ressorts sur un psychopathe, je souhaite bien du courage à tout le monde.

Mais non, un type comme Joseph machin s'est pas reveillé un jour en se disant "oh mon dieu, c'est horrible". Je ne le crois pas. Pas d'humanité chez des gens comme ca quand ils sont encore "puissants". Maintenant qu'il est en prison, oui, probablement. Puisqu'il sait que ce qu'il a fait est mal. A fortiori. Il est en prison...

Ceci dit, la verité est peut etre au milieu. Le debat est super interessant quoi qu'il en soit

et oui bien sur Tom, le syndrome de Stockholm. Toutes mes pensées à patti hearst
Je reçois à mille pour cent ces arguments...
Tom 20-03-2009 21:03:06

Mais je finirais en supposant que pour trouver LA faille, et y passer, il faut qu'elle pré-existe! c'est magnifique d'avoir su trouver le ressort caché...Caché, donc, déjà quelque part. On mettra peut être tout le monde sur la même longueur d'onde (sur la large ligne), en disant que c'est là, qu'elle se cachait, l'humanité-malgré-lui: dans la faille..
Oui!
Belam 20-03-2009 21:29:24

ça, ca me va !! lol!
"c'est magnifique d'avoir su trouver le ressort caché...Caché, donc, déjà quelque part"

oui, car ce bourreau a été un bébé. Un enfant. et qu'ils ne naissent pas coupables
j'ai honte
Zan 22-03-2009 20:36:53

d'avoir cliqué sur cet article car je me sens comme une voyeuse.
comme ces gens qui achètent les journaux qui ne relatent que le sordide.
qui se délectent de ces histoires qui paraissent si loin de la réalité comme pour se divertir de leur quotidien médiocre.
j'ai honte d'avoir cliqué sur cet article alors qu'aux premières lignes la nausée m'a prise.
Ma Cocotte 09-04-2009 16:31:39

1 - le pervers ne doute jamais. Il est sûr de son bon droit. Un pervers manipulateur, sadique, violeur, se crée son propre monde avec ses propres lois.

2 - Cet homme-là, comme le père de la jeune française, en FRANCE, séquestrée elle aussi, ayant accouché plusieurs fois des oeuvres de son père à l'hosto sans que personne ne se doute de rien,

CES HOMMES LA S EN SORTENT

Il a vécu une retraite paisible. Il a 73 ans bazar de semoule !!!!

Pourquoi l'aurait-il tuée d'ailleurs ? Sa retraite n'aurait pas été plaisante sans son esclave à la maison.

Réveillez-vous.

L'avocat est là pour défendre l'accusé, certes mais cette phrase est odieuse.

Pourquoi ?

Songez un instant aux victimes.

Vous ne croyez pas qu'elles auraient préféré mourir ???
Moi si, je le crois.
Surtout sa fille qui avait connu une vie "normale" avant la séquestration.

J'étais passée à côté ce cet article et de ses commentaires. Réaction épidermique à chaud.
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Auteur de cette article : Sonia

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