Et si ce documentaire était le point d'orgue d'une période de vie ?
Et si c'était une manière de figer pour l'éternité, éternité toute relative j'en conviens, ce qui va s'achever ? Immanquablement. Michèle, Antoine, Jean-Luc, Olivier, Guillaume, passagers éphémères de ma vie, de ce que j'ai bien voulu en donner, et de ce qui m'a forcément échappé ?
Ils ont filmé. Le quotidien, l'intime mais pas trop, jamais carnassiers, toujours respectueux, dans la rue, à la maison, partout où mes pas nous ont porté. La partie immergée de l'iceberg. Mais la réalisatrice n'est pas femme à se contenter du superficiel, les gens l'intéressent vraiment. C'est une passionnée. Ce fut une belle rencontre et le dernier soir de tournage, j'avais un pincement au coeur quand je me suis levée, éloignée, sans me retourner de peur qu'ils ne soient pas en train de regarder.
C'est curieux, le tournage s'est terminé et je me suis sentie vidée. Comme si la caméra, le micro avait aspiré l'essence, l'énergie de ma vie. Le vol de mon ordinateur a exacerbé ce sentiment de perte. Presque de chute. À force de vouloir résumer mon existence à 15 min, j'ai fini par la prendre en pleine figure. À force de vouloir résumer ma personnalité en 15 min, j'ai fini aussi par la prendre en pleine figure. Tout le long du mois de mars, au rythme de ces rendez-vous, je me suis peu à peu effondrée. Mais c'est salvateur.
Je le savais, en acceptant de participer à ce projet, que je n'en sortirais pas indemne. On ne joue pas avec le feu impunément. Mais même si je suis un peu à terre aujourd'hui, je recommencerai encore. Et puis, le documentaire n'est pas en soi responsable. Il n'a fait qu'accentuer, accélérer, exacerber un sentiment diffus, confus de malaise. Hier encore, je claironnais que je me voyais vivre encore deux ans ainsi. Une des leçons, c'est que je devrais me méfier quand je brandis mes choix de vie de manière trop excessive. C'est toujours le signe avant-coureur d'une fin, le cri de guerre du marathonien qui va s'écrouler deux kilomètres avant la fin. Tout ça pour rien. Non, pas pour rien. Je me suis prouvé que je pouvais y arriver seule. Je me suis prouvé que j'étais réellement indépendante. Je me suis prouvé que j'étais capable de construire sans béquille humaine. Ma vie actuelle, c'est la mienne. Je n'ai rien subi depuis quelque temps, j'ai tout choisi. Et pourtant...
Je n'en peux plus. Je suis exsangue. Ce que je pressentais, cette expérience l'a achevé. 4 jours de tournage pour compresser ce qui fait mon quotidien. Une certaine définition de moi-même. Qui ne tient plus vraiment la route. Mes enfants, mon boulot, mon appartement, mes amis, mon blog, mes bouffées d'air. Comment bien vivre seule, avec deux enfants, sur Paris ? Aspirer au bonheur dans des conditions trop tangentes. Cette vie que j'aimais tant hier me sort par les yeux aujourd'hui. Je pleure de trop en ce moment. Dépressive. Un coup de tel à mon psychiatre pour renouveler la petite ordonnance, les anxiolytiques, abandonnés l'année dernière. Des soucis de santé qui, sont chez moi, toujours annonciateurs de crise. Une fatigue immense qui s'abat sur moi. Marre. Marre d'avoir le pouvoir. Même dans ma façon aimable de vouloir rendre service à la réalisatrice sur un détail, c'était une manière de reprendre le pouvoir sur ce documentaire. Me mêler de tout et de rien. Tentative désordonnée de remettre la main sur ce qui est en train de m'échapper. Mais c'est le jeu. Ou il ne fallait pas participer. L'accepter.
J'ai déroulé sur un tapis rouge une existence agonisante. Je fais mon show, je suis sur-active, je suis wonder woman. Jusqu'à ce que Michèle, l'air de rien, au cours d'une interview, me balance qu'elle aimerait bien avoir accès à mon côté fragile. Moi, qui enchaîne en temps normal mes réponses, la fluidité s'effondre et je me retrouve déstabilisée. Je balance une série d'adjectifs. Alors, Nathalie ? Pas de théories sur le sujet ? Un battement de coeur plus rapide que les autres, je suis ébranlée. C'était déjà assez compliqué pour moi de lire à voix haute mes précédents textes. Écrire, c'est aussi une manière de tenir l'émotion à distance. Je me fais peu envahir. J'ai perdu pied en lisant quelques phrases. Déjà fragilisée. Mais pour revenir à la question simple et pourtant surprenante de Michèle au sujet de mes failles, mais de quoi parle-t elle ? Enfin, plutôt, qu'est ce que j'en ai fait ? La question est vertigineuse, en fait. À vouloir trop vivre, je me suis perdue en cours de route. Je crois. Pour employer une expression que je déteste et qui fera sans doute plaisir à certains, je crains d'avoir chopé, d'une certaine façon la grosse tête. Je m'explique. Quelque part, je pense que je me rêvais un peu. Femme de caractère, mère efficace, assistante de choc, blogueuse rebondissante, amie percutante. Je lui ai donné tout cela. Mais où est passée la vulnérable, si vulnérable condition humaine ? La petite question de Michèle résonne dans ma tête. Je repasse et je repasse ma réponse. Be kind. Rewind. Elle était vide. Dès qu'il a fallu vraiment passer à table, je suis, quelque part, aux abonnés absents. Ce ne sera pas sans conséquences. Le documentaire fait voler en éclats cette carapace que je me suis forgée jour après jour. Une expérience forcément violente, dont je ne sors pas épargnée.
Mais si cette question me fait chanceler plus que les autres, le reste m'a tout autant perturbée. Des interrogations anodines. Importantes. Qui peuvent se glisser au détour de n'importe quelle conversation. Sauf que là, les réponses sont figées. Arrêtées dans le temps par la caméra. Je réponds spontanément, sûre de mon propos. Et deux heures après, je mouline encore dans ma tête, à me dire "Merde, merde, merde, c'est pas ça que je voulais dire ! J'aurais du dire ci, j'aurais dû répondre ça". En plus, l'équipe se moque gentiment de moi. Car j'ai un tic digne d'être rapporté à mon psy...Je ponctue chaque explication par un "C'est clair ce que je dis ?". Obsessionnel. Et avouez que c'est quand même curieux pour quelqu'un qui passe son temps à dire que les humains, les évènements, les choses ne sont jamais ni noirs ni blancs, plutôt confus et flous, cette hantise de la transparence ?
Oui. Cette hantise de la transparence, je le crains, est liée à un soupçon. Celui que je me porte. Je me mens. J'ai fait fausse route. Sans vraiment le vouloir ou en être consciente. Par survie. Parce que j'ai cru sincèrement que c'était la solution. Je crois que ce que ce documentaire m'a apporté, c'est de me faire comprendre qu'il était largement temps de faire rejoindre les deux aspects de ma personnalité. D'un côté, celle que je fus, il y a fort longtemps. Infiniment fragile, ultra-sensible, flippée, timide, oui excessivement timide et anéantissable à loisir. Celle que l'on devine au détour d'un de mes textes. Et celle que je suis devenue à coup de bouffes dans la gueule, d'échecs et d'effondrements successifs : tranchante, dure, performante. Si je suis à ce point obnubilée par la clarté, c'est bien parce qu'au fond de moi, je ne le suis pas du tout et que je suis déchirée entre ces deux faces d'un même miroir. Si je pleure tant aujourd'hui, c'est que je voudrais savoir qui je suis aussi. Que je ne suis pas plus cette jeune femme efficace que la petite fille effrayée par les autres. Et que je reconnais humblement que je suis tombée dans l'excès inverse. La prétention à la place de la timidité. Les jugements sans appel à la place de la sensibilité. La réactivité avant que l'on me détruise. Paranoïaque. Attention, que l'on ne se méprenne pas. Je suis fière d'avoir réussi à me modeler sur commande. Plus ou moins. Mais je serais encore plus comblée d'affiner, de passer du brut au délicat. Garder mon armure de guerrière pour les situations de crise et à la fois, me réconcilier avec ma vraie nature. Celle dont je pense inconsciemment qu'elle m'a coûté très, trop cher et qui, pourtant, je crois, est celle qui génère mes "succès" tout relatifs d'écriture....
Cesser de me mentir. Arrêter de vouloir prouver au monde entier que je ne suis pas ce que l'on m'a longtemps reproché. Irresponsable, trop émotive, inconstante et faible. Les mots des parents sont tellement destructeurs alors qu'ils ne voulaient que votre bien...Il faut tant d'années pour s'accepter, apprivoiser son tempérament tout en l'adaptant à la vie, en fonction des expériences. J'en suis là.
Oui, c'est bien cela. Ma démonstration au monde. Il m'a défié, j'ai relevé. Je me suis construit une vie seule avec mes deux enfants, j'ai réussi. Et une fois, cela posé, comme par hasard, j'ai rencontré au détour d'un journal, les blogs. Qui m'ont permis, certes, d'écrire mais que ces textes soient "reconnus". Ces textes écrits souvent avec mes tripes, qu'ils soient bons ou mauvais, ce n'est pas le fond du problème. Ces tripes dont je méfie tant. Dont je me méfiais tant. Ma sensibilité. Cet atout majeur dont j'avais fait un ennemi à force d'avoir été matraquée, à force d'entendre : « Tu ne survivras pas si tu ne l'étouffes pas ».
C'est le contraire qui s'est produit. J'ai étranglé, garrotté, asphyxié ma sensiblerie comme ils disaient. Mais c'est moi qui ne respire plus à présent. Quelque part, j'ai essayé de me tuer. Et j'étais bien partie. Sauf que j'ai voulu aller trop loin et faire mon numéro à la télé. Tout ce que j'ai obtenu, et j'en suis très heureuse, c'est de m'avouer ma tentative de suicide psychologique. Oui, le documentaire m'a fragilisé, c'est certain. Mais pour mon bien. Et je suis infiniment reconnaissante au hasard (Bien que j'ai une autre analyse là-dessus, mais je ne veux pas m'égarer) de m'avoir conduite dans les bras de ce projet. Il a permis une belle remise en question. M'a bouleversée. Regarde-toi, Nathalie, toi qui t'évites dans le miroir quand tu n'es pas à la hauteur de tes espérances. Toi qui contraries tes propres sentiments, tes propres émotions. Réconcilies-toi avec ton pire ennemi...Toi-même. Au final, ce sont les autres qui t'ont appris à te défier de toi-même. Mais tu as le choix aujourd'hui. Tu es vraiment en mesure de le faire.
Moi...Nathalie, Nat, Mélodie, Cholera, Bellâm...et si ce prénom choisi par d'autres que moi, ce surnom employé par d'autres que moi, ce « mythe » désigné par un autre que moi, ces pseudos choisis par moi, de la maladie à l'âme, avaient une véritable signification, une véritable symbolique, dans leur chronologie...
Et en parlant de symbolique, je vais probablement changer de vie. Ça va prendre du temps. Rien de spectaculaire, pas comme avant où je me levais un matin et quittais sans me retourner, presque sans prévenir. Mon entourage avait à peine détourné le regard l'espace d'une seconde que je n'étais déjà plus là. Non. Cette fois-ci, ce sera dans la construction et non pas dans l'impulsivité. Pas dans la réactivité. J'ai envie de vivre avec mon amoureux. J'ai envie de partir de Paris, avoir un rythme plus lent. Pas tout de suite. Le temps de s'organiser. Un an. Un an et demi. Ma fille me réclame un délai, l'entrée en 6ème et je le lui donnerai.
Me remettre d'aplomb d'abord. Je suis en train de récupérer. Pleurer m'a fait du bien, moi qui me l'interdis trop souvent. Prendre mes distances avec le boulot. Laisser les voldemagiciens mener Voldemag à leur guise. N'être qu'une collaboratrice. ( Par contre, svp faites gaffe, c'est moi qui suis encore responsable, lol !). Ne plus être autant disponible. M'aimer, un peu, beaucoup, passionnément. Même quand je suis une loque ! Me donner du temps. Du temps pour moi toute seule. Envisager mon futur déménagement. Prendre la température d'une région. Professionnellement. Redescendre dans le sud, car je suis une fille de là-bas avant tout. Bref, me lancer doucement dans une nouvelle vie et un moi plein, entier.
Quand Michèle me dit en riant qu'elle reviendra me voir dans dix ans, j'ai envie de sourire gaiement. Ce documentaire, même s'il me laisse un peu à terre, c'est un cadeau. Car quoique je fasse, quoi qu'il arrive, je pourrais toujours allumer ma platine dvd, et me regarder vivre. Nous regarder vivre. Je ne me soupçonnerais pas de rêver ou d'inventer. C'est là, tangible. Et il ne restera que des bons souvenirs.J'entame d'ici un an un nouveau cycle de sept années. Je commence à construire aujourd'hui. Ce texte est la pierre fondatrice. La crise ne me fait pas peur. Je serai peut-être un "hobo", ces chômeurs de la crise de 29 qui erraient d'un état à un autre, aux Etats-Unis, à la recherche d'un boulot éphémère. Peu importe...J'arriverai peut-être dans une contrée hostile, où tout sera à faire, et j'en repartirai peut-être. Mais je tenterai ma chance comme Charlie Winston. Je montrerai ce dont je suis capable ! Comme dit Sand, très souvent, nous sommes, je suis une artiste, une artiste contemporaine. Artiste de la vie, effectuant son numéro qui change au gré des saisons et du temps qui passe, équilibriste manquant de chuter à chaque fois, se rétablissant par la grâce des sentiments.
Et je chante. Je chante : "Like a hobo, nothing's gonna stop me" ! ;))
Ce billet est dédié à Michèle, réalisatrice sensible, têtue et attentionnée, Antoine, gentleman farmer sans veste et avec estomac, Olivier, Monsieur Nesquik, réservé et soudain illuminé, Guillaume, Jean-Louis Trintignant méticuleux et élégant, et Jean-Luc, juste croisé, débrouillard et chaleureux.
Merci à tous, pour votre regard bienveillant, indulgent et éclairant...Ce fut un don du ciel...
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Sinon que te dire: j'aime et je déteste tes textes. Je les aime parce que souvent ils me font venir une petite larme d'émotion, parce que les mots sont justes, que c'est plein de sensibilité, quel que ce soit ce que tu racontes, même derrière des "masques"...
Je les déteste parce que parfois la larme déborde. Et que c'est un peu trop "remuant". "Dérangeant".
Peut être que tu n'imagines pas être toi même une sorte de "caméra "pour les gens qui lisent tes textes. Bref.
Je sais pas si je suis claire là?
Tellement proche cette invulnérabilité qui n'est que de surface. Un jour on commence à pleurer pour rien, juste comme ça pour ne pas accumuler et là on se dit " qu'est ce que ca fait du bien".
je trouve, dans ce souci de clarté de ce qu'on communique, si l'on est conscient du potentiel d'ambiguité (de ni noir ni blanc) de "tout"...Cette espèce de précaution oratoire ("suis-je assez claire, là?" signe plutôt une belle cohérence...
(ça sous-entend: "nonostant le flou intrinsèque de "tout", parvenez vous à saisir du sens à ce que je dis ?"...
Un Tom ne peut que relever avec une curiosité gourmande, ce: " celle que je suis devenue à coup de BOUFFES dans la gueule (sic!)...Ceci dit en passant....
J'ai trouvé ce texte plus que passionnant, et je suis frustré de ne pas voir là, tout de suite, ce "doc" en question...
Je vous découvre tous au fur et à mesure, je débarque juste dans le fil de vos "histoires "respectives: les tenants et les aboutissants m'échappent encore, ce que vous connaissez les uns des autres ne m'est encore que surprise.
Cholera=Bellâm, par ex...
Je ressens une espèce de joie, du fait que tu ais réintégré cette source vive, et fertile, qu'on appelle: ""vulnérabilité", même si cela se "paie" monnaie-coûtant, et trouve réjouissant que certains êtres se voient comme quasi-contraints de se vivre dans leur multiplicité, leurs paradoxes, leur richesse entière.
c'est un super cadeau de pouvoir lire ce genre
de témoignage, ça me fait vraiment vibrer (j'arrête, je vais devenir lyrique!), vraiment, mille merci, c'est précieux à donfffff!!!
On peut le voir quelque part, ce doc ?
ben dis donc Tom...rien à redire ? J'esperais presque, lol!
Merci....
Pour "celle que je suis devenue à coup de BOUFFES dans la gueule ", c'est fait expres. Je trouve que le vocabulaire ordurier claque plus par moments.
Quant au doc, si vous avez canal plus. Ben c'est le 22 juin apres le grand journal normalement..
arghh
J'AI PEUR !
Nous klaxonner quand la date s'approchera, pour les désorganisés de mon espèce qui vivent out of agenda! Il faudra que je me fasse inviter sans faute par un Canal-plussé, je ne veux pour rien au monde rater
"ça", cette...Mise en lumière, après que tu ne nous ai fait l'offrande avant-coureuse du côté "ombre"!
...Mais quand même, voulu ou pas, ces "bouffes" ? tu serais pas un peu boulimique sur les bords ?
ne compte pas sur moi pour le rappeller ! j'aurais vraiment l'impression de faire ma pétasse. "Hey! regardez moi, je passe à la télé ! quelle angoisse, lol!
pour les bouffes...ben t'as plus qu'à te taper tous les rencontres et les humains.
Bon courage
(ps : oui, ya de ça, un coté boulimique...pour une gonzesse qui se fait parfois traiter d'anorexique, ya comme qui dirait un paradoxe !
je crois que je comprends tout de traviole, c'est pathétique, lol!
ben pour les bouffes, j''en raconte une partie dans "des rencontres et des humains", qui est ma categorie personnelle , à mouaaaaaaaa!
ce projet, je l'ai vu aussi comme une façon de photographier cette fin de cycle… car ce besoin de changement, d'évolution, se sent depuis quelques mois chez toi… et que je te vois pas comme une parisienne dans l'âme, même si Paris te va plutôt bien au teint.
alors je dirais juste : ne sois pas trop dure envers toi même, Nath… tu as assuré et fait ce qu'il fallait, et tu n'as plus rien à prouver. A personne. Comme strychine, je lis entre les lignes que tu quittes gentiment le monde des trentenaires survoltés et en quête pour atteindre celui des quadras apaisés et réconciliés : enjoy !
je ne suis pas trop dure avec moi-même. Le truc c'est que j'avais écrit la totalité du texte ce matin. Sur une autre plateforme. Mon blog, perso, bref...
et là..
le drame...
tout perdu!
il a fallu tout réecrire cette apres midi. Du coup, je pense que la facon d'écrire s'en est ressenti. Plus tranchée alors que le premier jet etait plus doux.
Donc beaucoup d'indulgence. Plus dans le lâcher prise, bien que ca, j'ai le plus grand mal, lol!
mais je trouve un peu triste et réducteur de ramener les destins individuels à des lois aussi communes et statistiques, comme: l'âge, le sexe, etc...Et si c'était AUTRE chose que la phantasmatique quarantaine, et ses soit-disant apaisements et réconciliations ?
(soit dit en passant, moi, j'en ai pas vu la couleur!)...Chacun a son chemin individuel, mystérieux, ses nécessités intérieures, et souvent, la chronologie n'a pas grand chose à voir dans les phases qu'on traverse, lesquelles sont souvent fort élastiques, interpénétrées, et sujette à come back...Enfin, c'est MON ressenti (sans vouloir agresser personne! )
exprimer sa différence !
Tu es ok, toi, avec ce que disent strychnine et Vieillâm, sur ce sujet ? Tu ne trouves pas ça presque """frustrant""", ou pour lr moins, banalisant...Est ce que ce n'est pas un simple tic-réflêxe de la pensée...Une façilité, un..."arasage"?
Que dire ? A part waouh...Tes textes sont prenant (voir là un compliment bien entendu)...Je voulais faire un effort et écrire plus que d'habitude en disant ce que ton texte m'a fais ressentir et par quelles émotions je suis passée ms là, j'en perds mes mots. Donc je vais juste te dire que j'espère vraiment que tu nous feras penser à la diffusion du documentaire, je ne veux absolument pas le rater...
Mais c'est un peu mettre un coup de peinture passe-muraille sur les couleurs personnelles de ce qu'on vit, que de les ramener à ces """lois""", finalement plutôt aléatoires, génériques, et qui, au fond, ne DISENT pas grand chose...L'individu n'y gagne pas grand chose, et, depuis que nos sociétés se passent des fameux "rites de passage", l'individu se voit un peu en charge de ré-inventer, vaille que vaille, sa carte-parcours personnelle....D'autant que ça bouge pas mal, ces repères-âge, depuis le siècle dernier!...Et l'âge "canonique:" quarante ans!!!, s'est bien décanonisé aux entournures! n'est-ce pas, mesdames ?
Je crois (enfin je peux me tromper hein) que ces lois/âges sont aussi très liées à de pures lois biologiques.
Je m'explique:
La femme a des ovaires. Et accessoirement les utilise pour se reproduire. Ce qu'elle fait en général vers la fin de la vingtaine, début de la trentaine... Un âge où tu es en plein dans la "construction ". Au taf, parce que ton expérience aquise sur tes quelques années de travail commence à porter ses fruits. Que des enfants en bas âge supposent un gros investissement, et peut être aussi une sorte de désinvestissement de soi. Tu oublies un peu le côté introspectif pour être dans l'action.
Puis le taf devient moins compliqué, plus établi... et /ou les enfants grandissent.
En même temps, tu te redecouvres, et surtout la capacité à se recentrer sur soi.
Je crois que la vie c'est une sorte d'alternance de cycles d'ouverture/fermeture, et que s'il est difficile de prévoir un âge précis pour chacun, ne serait ce que parce que les chemins de vie dépendent des lois physiques aussi bien que de celles de la société, on peut retrouver des tranches de basculement....
surtout avec la dernière partie de ta...Démonstration...Pour le reste, c'est compter sans les homosexuelles, les chomeuses, les sans enfant, les handicapées,
les.....Autres...(et le contexte social en grand chamboulement actuel...)
Strychnine, le début de ta "stance" est très...élégant!
J'ai pris les exemples boulot/gosses parce que ce sont des modèles que je connais bien, mais je suis sûre que tu peux trouver des "modèles" qui correspondraient peu ou prou à chaque personne...
C'est la valse incessante hésitation/confirmation/affirmation/rejet qui est je crois, au coeur de l'humain...
toutes ces "catégories" ont, bien sur, leur légitimité, et leur part de réalité; le tout (et ça me semble fondamental!!!!!!), est de ne pas se laisser hypnoptiser par ces balises, qu'elles ne nous servent ni de bornes, ni d'excuses, ni de prétexte à généralisation apauvrissantes, ni de substitut à la reflêxion, de schématisation, ni, SURTOUT, qu'elles ne nous empêchent d'écouter et percevoir l'"autre", dans toute sa particularité, son unité, son individualité.
Le "traditionnel":" c'est comme moi", est souvent un leurre, un raccourci, une fausse piste. Les : "tu verras, toi aussi, tu..."sont des prédictions abusives, des projections (pardon si ça fait un peu psycho du dimanche soir)..ça phagocyte un peu l'altérité...ma bonne dame!
bon, j'ai assez pontifié pour ce soir, et me suis fait assez de nouveaux (elles) ennemi(es)...
Je me demande si la normalité ne te fais pas peur en fait. Je ne sais pas non plus si tu as peur d'etre normale avec tes forces, faiblesses, failles, ou que tu as peur qu'on te voit comme une fille normale, comme si la normalité etait un défaut.
Je regrette deja ce commentaire mais je touche 1€ chaque fois que je dis "normal"
bellam
le 22 juin, c'est noté.
(je peux noter tout ce que je veux, je n'ai pas canal+)
bah écoute, merci à toi.
comme quoi la télé sert à quelque chose alors...
... Viellam, je trouve que tu es souvent trop dure avec toi même, comme strychnine, je pense que c'est un passage vers la quarantaine réconciliée (j'ai dit vers hein !!), comme Tom je peux utiliser tous les visages des bonhommes dans un seul billet , et Céline te dirait un tas de choses (mais seulement totalement pétée).
justement! Il s'agit plutôt d'une...Sortie de quarantaine !:coucou: le petit MOI vulnérable et plus vrai est de sortie, fini la prison, les petites ailes sont en phase de défroissage...boum par terre, le bétonnage,
la construction façon années quatre-vingt, au tapis, mâlâme Tapi! C'est une seconde jeunesse moins trafiquée, un retour à soi-même: ça n'a pas d'âge, ça! certains (aines) vivent cette part d'eux même plus tôt, ou plus tard! Vous trouveriez le moyen de dire que c'est la maturité réconciliée, si Bellam abordait la cinquantaine! (je tiens le pari!), ou qu'Elle a terminé la phase d'adolescence, si Elle abordait ses vingt cinq ans!...Vous trouveriez le moyen de nous l'asseoir confortablement sur l'oreiller serein de toute période digérée de la vie! AVOUEZ !!!( ) .Arty, tu voulais peut-être dire: "ordinaire" ?(parceque la "norme"...) ?
...Merci, Sand, merci, strychnine... ...Et un pour Rolanda Bibine: cuilâ, je ne l'ai jamais utilisé: ...
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Belle lecture, merci, que ce moment v...
J'aime bien ces moments où les chose...
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Ce qui est génial avec ton écriture...
... Ce mec est un grand timide... Tou...