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S'envoyer en l'air, les pieds sur terre

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Journal de doc : les hommes Ep3

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Et l'équipe du tournage est  là. Je suis nerveuse, je ne sais trop quelle attitude adopter. Ne surtout pas regarder la caméra. Instaurer un jeu avec mon petit garçon de 6 ans pour qu'il n'interpelle pas l'objet qui lui tourne autour. Charlotte qui se prête au jeu avec une facilité déconcertante. Et moi, qui me soupçonne d'en faire trop. Quand ils s'en vont, je suis lessivée. Michèle m'avait prévenue, c'est crevant. Je confirme. Comme si je m'étais dédoublée. Il y a moi qui accomplis des gestes quotidiens, il y a moi qui m'observe agir. Et moi qui enregistre en permanence dans un coin de mon cerveau ce que fait l'équipe.

La réalisatrice m'a demandé par ailleurs, de m'autofilmer. N'importe quoi. Ce que je trouve éventuellement pertinent. Je me demande si je ne suis pas à côté de la plaque. Apparemment, non, Michèle m'envoie un texto pour me remercier de ma générosité après qu'elle ait visionné les images que j'ai tournées. Généreuse ou complètement suicidaire ?

Je ne sais pas faire les choses dans demi-mesure. Je participe donc à ce documentaire comme je participe à la vie : à fond. Excessive ? Effectivement. Et le domaine où j'excelle dans ce registre, ce sont les hommes. Ils sont une faiblesse chez moi, je le sais, et ils le savent, ou le sentent, les mécréants ! J'ai été maquée, j'ai été mariée, j'ai été célibataire, j'ai été maîtresse, j'ai été sex-friend. Je crois que j'ai joué toutes les partitions amoureuses possibles. À chaque fois, j'étais plongée corps et âme dans le concert. Amoureuse ou pas. Un peu comme si ma vie en dépendait. Mais je n'ai jamais vraiment su si c'était l'histoire qui me faisait battre le cœur ou les individus.

Je fais partie de ces femmes qui ont un rapport très ambivalent avec les hommes. À savoir que quand j'écris sur eux, ou que j'en parle, mon discours est nickel chrome. J'ai bien appris ma leçon. Je suis capable d'écrire un texte sur eux « L'homme est une femme comme les autres », plein d'empathie et de mesure. Mais si je suis honnête, ce n'est pas tout à fait la même chose quand je vis une histoire avec eux. Je les attends au tournant systématiquement. J'ai tout le temps raison. Rares sont ceux qui ont pu me remettre en question. Car je me sers d'une manière implacable du discours ambiant, à savoir les hommes ont des progrès à faire, ils doivent s'adapter aux femmes d'aujourd'hui, le machisme règne et nous les femmes d'aujourd'hui, nous sommes les victimes d'une période transitoire. Ce moment inconfortable où nous avons conquis un espace professionnel tout en gérant la maison un peu comme avant. Pendant que ces messieurs sont à la traîne de la grande révolution des sexes. Ils sont perdus, décontenancés par ces nouvelles guerrières accrochées à leurs victoires précaires.

Le triomphe absolu serait d'avoir un homme adulte, s'assumant professionnellement, sensible, rassurant, doux, un peu macho mais pas trop, capable de pleurer, un peu jaloux, soigné, viril, mais féminin, responsable, mais qui me fasse rire, gentil mais pas niais, protecteur mais pas envahissant, indépendant mais qui a besoin de moi, verbalisant ses émotions mais capable de trancher, qui m'appartienne mais pas trop, qui me laisse sortir avec mes copines mais qui ne passe pas trop de temps avec ses potes, tout et son contraire, une alchimie impossible. Car je crois qu'en définitive, si les hommes sont déstabilisés, nous le sommes tout autant qu'eux.

Qu'est ce que nous, les femmes, nous attendons réellement d'eux ? Tant que j'étais jeune, les choses étaient assez simples. J'associais l'amour et la souffrance. Je me suis toujours demandé si les femmes ne commettaient pas cette erreur récurrente à cause de l'enfantement. « Et tu enfanteras dans la douleur ». Comme si c'était le cours naturel des choses. Et que par ricochet, nous l'associons aux choses de l'amour. Parce que nous sommes quand même les championnes pour nous maquer régulièrement avec des mecs qui ne nous rendent absolument pas heureuses. Essentiellement quand nous sommes jeunes d'ailleurs.

Nous vieillissons et nous devenons plus sages. Nous connaissons mieux nos besoins aussi. Mais c'est surtout quand je suis devenue mère célibataire que la donne a changé. Le fait d'être jolie, ou séduisante, ou charmante, n'a plus suffi. Vous pouvez être la plus belle fille du monde, chez certains hommes, ça ne change rien, s'ils découvrent deux petites silhouettes juste à côté de vous. Si au départ, j'ai été déstabilisée, voire proprement hallucinée par certaines attitudes masculines, je me suis rapidement aperçue que j'avais trouvé le meilleur filtre à cons de tout l'univers connu. Cet homme me draguant à grands coups de phrases grandiloquentes et qui prend une moue vaguement écoeurée quand il apprend que je suis mère célibataire et se détourne aussitôt de moi. Moi, qui souris ironiquement et pense, en mon for intérieur, que je n'ai pas perdu mon temps, dieu merci.

Je ne savais plus comment m'y prendre avec les hommes. J'étais complètement paumée. Il a fallu tout réapprendre. J'arrive sur le marché après cinq ans de mariage, et une image des hommes déplorables. Mon ex-mari avait fait un joli travail de sape. Bon, j'admets bien volontiers que dès le départ, c'était très mal barré. J'ai su trop tôt les paradoxes qui entraînent les hommes hors des sentiers battus. Mon père. Que j'aime, mais là n'est pas la question. Les mensonges, la tromperie, la duplicité étaient des attributs masculins alors que l'héroïsme, la générosité et la franchise étaient des notions féminines. Discours caricatural évidemment. N'empêche. J'ai grandi avec ces postulats et quoi que je fasse, à présent, ils me dirigent forcément. Le choix du père de mes enfants les a bien confortés. Et force est de constater que mes deux soeurs et moi avons eu une vie amoureuse catastrophique. Ce sont des faits. Du moins, jusqu'à ce que nous prenions du plomb dans la tête. Maman a cru nous armer et nous avertir. Elle a cru bien faire en nous apprenant à nous méfier. Il semblerait qu'elle nous ait juste appris que c'était sans espoir. Et que d'une certaine façon, il fallait dominer les hommes.

Bon. Disons la vérité. Les hommes me font peur. Ils me terrifient, eux et leur capacité de destruction. J'ai été élevé par une féministe. Et je crois, malheureusement que c'est elle qui m'a appris à avoir peur. Mais je me suis rendue compte que sa vérité à elle n'était pas la mienne. J'ai appris à nuancer mes propos. Mais mes réflexes sont là. Il n'y a rien à faire, pas de lutte possible contre un conditionnement. Les hommes. Les mâles. Le mal. J'envisage les hommes infidèles. Infidèles à leurs serments, toujours. Ça me rassure presque quand je les vois chuter. Comme un examen de passage, une vérification de ce que je soupçonne. Toi, que je reconnais enfin comme un véritable homme, faible et inconstant. Toi, ce grand enfant, cet éternel enfant, seulement capable du pire, je t'observe tendrement mais implacablement. Si je te sais, si je te devine, j'ai forcément une longueur d'avance sur toi et tu ne peux pas vraiment me faire souffrir. Puisque je sais que tu vas forcément le faire tôt ou tard.

Je considère les hommes comme des enfants qu'il faut soigner. En quelque sorte, des handicapés. Ce n'est pas de votre faute. Vous ne pouvez pas faire mieux. En écrivant, je me rends compte à quel point je les sous-estime. Je suis coresponsable. Toujours. Je joue les infirmières sur des humains, ayant contracté une maladie incurable. La masculinité. Je ne suis pas la seule. C'est un syndrome couramment répandu.

Mais.

Et si c'était moi ? Si je n'avais choisi que des hommes à forte incapacité pour vérifier les leçons apprises ? J'ai eu la chance un jour de tomber sur un homme formidable. Avec une grande part de féminité en lui. Ou plutôt, il serait temps de changer le discours aussi, avec une grande part de qualités qui me tiennent à cœur. Il est imparfait, évidemment. Mais je l'aime. Il ne me fait pas peur, lui. Et surtout il m'a renvoyé dans mes buts. Me parlant de moi, comme jamais aucun homme ne l'avait fait. En bien. Un regard amoureux, il n'y a rien de tel pour apaiser une femme. Et en mal. Je suis, c'est vrai, lunatique, compliquée, torturée, radicale, invivable, fuyante, un peu phobique de l'engagement et...

Agressive ?

Oui. Agressive. Oui. Impulsive. Oui. Surtout dans le champ amoureux. Forte de mon expérience passée, je manifeste. Je sais. Enfin, je fais semblant de savoir. Car le propre de la connaissance, c'est d'être infinie et multiple. Je sais quoi, en fait ? Pas grand chose. Je sais qu'en général, je me jette sur des hommes à fort potentiel à déception. Le seul avec qui j'ai dépassé ce stade-là, c'est mon amoureux actuel, mon homme formidable. Parce que j'ai décidé qu'après m'avoir désespérée, et que je l'ai, moi-même, navré, il était largement temps de croire en lui. Peut-être que c'est cela qu'il manque le plus au monde aux hommes en ce moment. Que nous n'hésitions plus, nous les femmes, à placer de grandes espérances en eux. Que nous cessions de nous méfier d'eux. Que nous ne les soupçonnions pas de vouloir nous piquer nos acquis sociaux, affectifs, que sais-je encore. Oui, évidemment, il y aura toujours de grands connards. Mais regardez juste derrière. Que voyez-vous ? De grandes connasses.

La femme n'est jamais loin chez un homme. Sa mère pour faire de la psychologie de supermarché. Le patriarcat n'est plus responsable de tous nos maux. Le matriarcat cohabite avec lui. Du moins en occident. S'il est évident que les hommes doivent continuer à se remettre en question par rapport à leurs relations aux femmes, celles-ci doivent faire de même. Alors, je décide que je place de grandes espérances en mon amoureux. Je vais le regarder comme un héros et saluer son courage. Mais il n'y a pas que mon compagnon dans ma ligne de mire. Il y a mon fils. Oui. Le pauvre, c'est un garçon... En écrivant, je crois que je me rends compte que je sous estime également mon fils. Est ce que ma façon d'envisager les hommes, me conditionne sur l'éducation de celui-ci ? Bien sûr. Arrêter de m'émerveiller parce que mon fils a rangé sa chambre. Alors que pour sa sœur, ça me semble totalement normal.

Les femmes se plaignent des hommes mais quand je constate la façon dont elles élèvent leurs fils, enfant roi, forcément moins capables que leurs filles, j'ai envie de saluer leur contribution au système ! Moi, la première. Pourquoi est-ce que j'ai élevé ma fille d'une certaine manière, ayant pleinement confiance en elle et pourquoi est ce que, quelque part, je sous-estime mon fils pour certaines choses ? Charlotte rentrait seule de l'école à 6 ans. Et cela me semble proprement inenvisageable pour mon fils au même âge ! Allons, allons, soyons honnêtes, est-ce quelque part, je n'envisagerais pas la femme comme supérieure à l'homme ?

Il y a peut-être un peu de ça, non dans notre façon de revendiquer ? Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Les combats féministes étaient parfaitement légitimes et certains d'entre eux le sont encore. Mais. Mais, il y a un je-ne-sais-quoi dans certaines revendications qui finit par me gêner. Une petite voix qui chuchote « Mais nous les femmes, nous sommes beaucoup plus efficaces, nous sommes multi-taches, nous valons mieux ». (Je sens que je vais me faire des copines). Et si c'était cela qui était le plus déstabilisant pour les hommes et les avait amenés à se conduire étrangement ? Ceux qui refusent de coucher le premier soir. Ou jamais d'ailleurs. Les phobiques de l'engagement. Ceux qui n'arrivent pas à s'accomplir. Professionnellement entre autres. Et s'ils avaient juste peur de croiser au détour d'un regard, ce mépris teinté de tendresse « Après tout, tu n'es qu'un homme, on sait bien qu'ils sont lâches et sans scrupules... ?"

Et si, sans redevenir des mâles sans scrupules, des machos, nos hommes avaient le droit de vouloir lire dans nos regards de l'admiration ? Les rêver un peu ? Placer des espoirs fous en eux ?

J'ai cherché pendant deux jours une chanson, déclaration d'amour envers les hommes. Comme « femmes » de julien Clerc. Ou « Woman » de John Lennon. Je n'en ai pas trouvé. C'est dingue, non ? Je vais donc faire un détournement.


Man, I can hardly express,

My mixed emotion at my thoughtlessness,

After all I'm forever in your debt,

And man, I will try express,

My inner feelings and thankfullness,

For showing me the meaning of succsess,

Man, I know you understand

The little child inside the woman,

Please remember my life is in your hands,

And man, hold me close to your heart,

However, distant don't keep us apart,

After all it is written in the stars,

Man, please let me explain,

I never mean (t) to cause you sorrow or pain

So let me tell you again and again and again,

I love you (yeah, yeah) now and forever,

 

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Commentaires
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Alecto 15-03-2009 20:20:58

Je me retrouve dans tes propos, toujours attendre les hommes au tournant...

Comme si il fallait forcément qu'ils franchissent la ligne que nous avons tracé.
Qu'ils finissent toujours par déconner.

C'est une cata de penser comme ça, parce qu'en effet, on trouve toujours ceux qui vont agir exactement ce qu'on attend d'eux.

Le plomb dans la cervelle y'a que ça de vrai finalement ça permet d'arrêter de toujours faire la même chose et de sortir du cycle infernal des déceptions.

Approche très juste de notre conditionnement sociologique...femmes plus que polyvalentes et accomplies déçues par les hommes et hommes qui ne sont jamais à la hauteur invariablement...

Mais quand on arrive à conjuguer émerveillement, amour et espoirs dans un homme et qu'en plus on s'aperçoit qu'on a pas eu tord et qu'on n'est pas déçues, tout le monde est gagnant!

Finalement, on ne demande qu'à changer même si ce n'est pas évident!
sand 15-03-2009 22:15:24

J'ai un peu cette tendance aussi à attendre le faux pas, la faille, le désamour. Prévoir, pour que ça me tombe pas dessus. Et pourtant, ça n'empêche pas. Ca n'empêche rien. Au contraire, c'est une forme de piège... On est fortement conditionné(e)s par nos enfances, et par les images hommes/femmes qu'on nous a donné(e)s en modèle à ces instants là.

Et essayer de s'en débarasser, c'est compliqué. Mais c'est aussi comme ça qu'on grandit. On est chargés de lests de differentes origines tout jeune, et le but, c'est de les bazarder. Pour être libre. Pour aimer. En conscience.
Bref, j'aime ce texte, pour toutes les choses qu'il fait raisonner en moi, et pour ce qu'il me permet de comprendre...
dubitative
Belam 15-03-2009 23:42:17

merci pour vos commentaires. C'est effectivement compliqué de se sortir de ts ces mécanismes.

Ceci dit, je relis ce texte et je n'en suis pas satisfaite. Va falloir vraiment que je le reprenne. Je me sens frustrée. (et je ne dis pas ca pr m'entendre dire mais non blabla)

Ca meritait mieux que ca. Pfff...pourquoi diable n'y a t il que 24h dans une journée de femme ? ou d'homme ? !

baci 15-03-2009 23:55:16

Il est déjà très long ton texte
Et j'ai la sensation que c'est pour ça que tu es frustrée : tu avais encore des trucs à nous dire mais tu en avais déjà dit beaucoup !

En fait il en mériterait 2 : un sur ta relation à l'homme amoureux et un sur ton point de vue sur la relation homme/femme tout court, non ?

Enfin je dis ça, je sais pas, chuis pas dans ta tête
Avocat joomla 16-03-2009 00:43:00

Vos attentes envers les hommes sont comparables à ce que vous voulez trouver dans vos assiettes. Un steak frite faisant autant de calorie qu'une salade verte
baci 16-03-2009 00:46:02

cette phrase est proprement énoooorme !!!

je peux me l'approprier pour faire la maligne en société, dites, cher Maître ????

dites ouiiiiiiiii
Rolanda Bibine 16-03-2009 09:44:17

Mais oui, c'est ça que je veux dans mon assiette ! Et en dessert, garçon, une mousse au chocolat de la valeur calorique d'une pomme !
Avocat Joomla, le diététicien de notre société moderne!
Spasmo 16-03-2009 01:00:53

Tes textes sont toujours remarquables et, en ce qui me concerne, redoutables...

Redoutables car à la première lecture - entre réaction à froid et cri du coeur - j'ai toujours envie de foncer droit devant et, en général, dans le sens inverse du tien. De m'opposer, d'élargir les horizons, de refuter ce qui m'apparaît comme des affirmations péremptoires, d'argumenter, etc...
Puis, le temps de la réflexion vient. Là, ce qui m'épate, m'intéresse et m'emeut le plus sont les différences. Nos différences à tous. Dans notre façon d'aborder les choses, les problèmes, la vie (ça devient grandiloquent là ? vous me dites).

Et c'est alors que je n'ai plus envie de dire que, pour moi, les hommes sont juste des humains comme moi ; que je n'ai jamais ressenti assez de "féminitude" pour en tirer des logiques de fonctionnement par opposition aux "males" ; que - à mes yeux - nous sommes souvent les mêmes : amoureux, timides, brutaux, idéalistes, inquiets, enthousiasmés, prudents, égoistes, attirés, tentés, frileux, fainéants, pragmatiques, dévoués...

Car je n'arrive pas à me placer dans le monde comme une femme. C'est important. Pas comme un prénom banal non plus, ni comme une mère, ou une professionnelle ou l'épouse de quelqu'un. Je suis juste ... moi. Capable à tour de rôle de jouer les partitions d'un instrument ou d'un autre mais toujours moi. Aux contours souvent flous. Un individu. Individuel(le).
Le rapport ? Je n'arrive pas à généraliser sur ce que peuvent être les uns ou les autres... Impossible d'imaginer que l'on puisse arriver à identifier chacun des plus de 6 milliards d'humains terriens et pourtant... c'est bien vers cela que je tends : la reconnaissance de l'individualité de chacun.
Vieillam 16-03-2009 09:45:25

hum… je partage avec toi un goût innoportun pour les hommes pas faits pour moi, ceux qui ne me rendent pas heureuse, que je ne comprends pas… et systématiquement des amours qui font mal, parfois très, trop. Je pense avoir arrêté ça mais avec un autre défaut : considérer l'homme comme un accessoire, charmant, parfois encombrant, voire superflu. Je sais, c'est mal. Mais je ne crois plus savoir faire autrement pour ne plus me laisser dévaster…
Vieillam 16-03-2009 09:47:01

heu… après lecture des comms, te dire quand même que c'est un beau billet, courageux même, même s'il ne te satisfait pas pleinement…
sand 16-03-2009 09:47:52

J'ai bien un début de théorie là dessus, sur les relations humaines, sur les positives et les négatives, mais je dois mûrir ça encore un peu avant de livrer le fruit de mon intense réflexion...
super interessant
Belam 16-03-2009 09:50:28

hello spasmo
je sais que t'as envie de me foncer dedans la plupart du temps quand tu me lis, lol! D'ailleurs c'est assez interessant cette confrontation récurrente. J'apprends à chaque fois.
petite precision, ce sont des textes de "commande" en quelque sorte. Ce sont des textes qui accompagnent le doc. Donc ce n'est pas "circonstanciel". Il y a des thématiques.

ensuite, je crois qu'aucun humain n'echappe aux généralités. Je veux dire, on a tous des caracteristiques propres qui font de nous un individu à part mais on ne peut nier certains denominateurs communs. Ou alors, on jette la sociologie par dessus bord, sinon.

Mais ta démarche est la bonne. "la reconnaissance de l'individualité de chacun. "
ANIMUS....
Tom 16-03-2009 14:54:06

ça te dit quelque chose ?
Coloquinte 16-03-2009 15:14:54

j'aime beaucoup ta réflexion sur ton attitude vis-à-vis des hommes.

et le constat que tout ça dépend de tellement de choses parfois inconscientes.

peut-être bien qu'on sous-estime les hommes. peut-être bien aussi qu'on a trop intégré que c'est aux hommes de faire un effort, et donc chaque fois que quelque chose dans ce sens est fait on les adule.

les femmes aussi ont leur rôle à jouer dans l'évolution de leur propre condition; tout n'est pas imputable aux hommes, ne serait-ce que parce que la majorité des hommes ont une mère. comme tu le dis c'est de la psycho de comptoir, mais pour moi c'est une évidence.
C'est rare
La Sauterelle 16-03-2009 15:22:58

mais j'accroche moins sur celui la.
Je le trouve plus rigide, plus theorique. Que l'on se forge et tire des lecons des experiences c'est une chose, mais j'aime bien laisser leur chance aux circonstances pour bousculer a nouveau les certitudes
Rolanda Bibine 16-03-2009 16:58:58

Ce n'est pas rien comme réflexion les filles !
On demande aux hommes de changer des comportements qui leur ont été inculqués depuis la nuit des temps. Mais nous. Sommes nous prêtes à réfléchir sur la place que nous donnons, que nous laissons aux hommes dans nos foyers. Et sur notre part de responsabilité dans nos échecs amoureux ?
Ce genre de discussion, d'échange m'a permis d'ouvrir les yeux. Oui, je cours droit à l'échec si je guette chacune de ses erreurs pour trouver la faille qui va le faire ressembler à mon ex!
Bellâm ce texte est magnifique !
désolée
Belam 16-03-2009 18:55:33

de ne pas avoir répondu plus tôt
@vieillam , je t'aime. voilà c'est dit!
@tom ! Animus : c'est pas âme en latin ou truc du genre (je sens que je vais passer pr une grande débile...)
@coloquinte, tu vois que tu es une féministre tres moderée...suis d'accord avec toi, nous les femmes, devont également nous remettre en question
@sauterelle, c'est tres subjectif un texte. Et ceci dit, encore une fois, je considère celui là comme un brouillon en fait !
@rolanda, on en a dejà parlé hier , je ne vais pas me repeter sinon tu vas m'appeller garnd mere feuillage...qui aurait contracté alzheimer
  Elea 17-03-2009 19:00:25

Ce texte est peut être un brouillon pour toi, mais je t’assure que dès la première lecture, il a la force de l’achevé
A vrai dire, j’envie malgré moi ce genre de caractère qui va toujours dans l’extrême, mais qui connaît finalement assez bien ses propres zones d’ombres, et ses faiblesses ; ce genre touche à tout qui teste, qui hésite, qui revient en arrière, qui part en avant (sex friends, épouse, amante) mais qui ne se laisse jamais totalement submerger par une inertie béate ou pleine de rancœur.
C’est vrai que, sans vouloir dédouaner les hommes de leurs erreurs (et parfois, de leurs conneries), à bien des égards nous ne sommes pas si innocentes que ça, ne serait ce qu’en transposant mal le féminisme et en en faisant, non pas une arme de compréhension tacite entre deux genres humains, mais une extermination progressive ( le coup du « tu n’es qu’un homme », tellement réducteur, tellement radical).
Je suis pour ma part très féministe, je suis même de tous les combats, de celles qui s’insurgent à la fois du fait que certains jugent le mouvement mort puisqu’à présent inutile (rien n’est plus faux), et à la fois du fait qu’on l’utilise parfois pour n’importe quoi, n’importe comment, avec la hargne d’une amazone vengeresse, ce qui décrédibilise son action.
Et l’une des interrogations que je suis forcément obligée de me poser à la lecture de ton texte, c’est la place que je réserve aux sentiments, à l’amour, aux hommes, dans ma vie.
Autant dire aucune.
Je me suis (ce n’est pas un jugement, juste un constat) construite autour d’un noyau dur dans lequel ils n’ont pas de place, pas même pour un souffle. Qu’ils soient là ou pas m’est égal, et si par hasard ou par maladresse, je suis moi-même touchée d’une marque de tendresse, d’affection durable, face au peu que je donne pourtant, je n’en laisse jamais rien paraître.
Tu es une impulsive, et c’est une qualité, à mon sens.
C’est plus facilement explicable, compréhensible, que l’effet inverse (qui prédomine chez moi), la raison à tout prix, tout le temps, pour tout.
Je finirais sur tes mots « Et surtout il m'a renvoyé dans mes buts. Me parlant de moi, comme jamais aucun homme ne l'avait fait. En bien » Je crois que ce qu’on attend tous, de n’importe quel être humain, c’est la compréhension, la compréhension de soi-même.
Se sentir cernée parfois, quel soulagement…
baci 17-03-2009 20:38:55

rho mais il est génial ce commentaire
il m'a super fait réfléchir tiens...
à mon avis
Belam 17-03-2009 20:03:21

ca merite un texte ton absence d'implication sentimentale...non ?


merci infiniment pr ton commentaire. Franc et sincère
je suis tres cliente
attends !!
Belam 17-03-2009 20:04:06

mais tu es Elea ?!!
je viens de percuter!
j'ai commenté chez toi, ya pas longtemps, non ?
(suis ds le cirage, moi en ce moment...

  Elea 17-03-2009 20:52:08

Vi, tout à fait
Comme je te le disais, je lisais souvent Epidemik, je lis aussi Voldemag, même si je ne commente pas très souvent- par manque de temps, j'ai du mal à ne pas pondre des pavés à chaque fois, et puis il m'arrive aussi de n'avoir rien de pertinent à rajouter.
Mais les relations sentimentales, ça m'inspire toujours (j'avais fait un papier sur la sexualité sur Harry, un de ces 4 je finirais par rédiger un truc sur les sentiments )
...NON...
Tom 19-03-2009 23:57:34

L'âme serait plutôt l'anima...(mais en fait d'erreur, après ma bourde hontissime à propos du méli-mélo, Gauthier-camélia, je vais faire briller ma magnanimité d'un coup de blush)...Non, Animus, si tu peux fouiller, je crois...pense...suppose, que ça devrait t'interesser (ne pas être réfractaire à Yung, bien-sur...ni caricaturer ses propos)...proverbe du jour:
"la kulture, c'est comme la confiture, plus on l'étale, plus ça glisse: bonjour le gadin public, vive le comique!"(...Euh, je l'savais...)
...merci Spasmo!
...OUI...
Belam 20-03-2009 08:07:15

extremement interessant Tom. Suis je dans le processus qui m'amenera à être pleinement une femme sauvage ?

(tain, t'es hard, Jung, le matin, pfiou... )
Rolanda Bibine 20-03-2009 09:41:48

"L'anima est, dans la psychologie analytique du psychiatre suisse Carl Gustav Jung, l'archétype féminin chez l'homme. Il s'agit d'un archétype, donc d'une formation de l'inconscient collectif, qui a son pendant chez la femme : l'animus.
Cet archétype se manifeste tout au long de la vie, projeté inconsciemment, d'abord sur le parent du sexe opposé, puis sur les personnes rencontrées auxquelles sont alors prêtées les caractéristiques de cette image.
Ces deux éléments fondamentaux de la psyché ne sont pas symétriques; en effet, l'Anima est l'archétype de la vie en soi, qui procure expérience et connaissance chez l'homme. C'est une fonction régulatrice, qui a pour but d'adapter le conscient à l'inconscient, or l'Animus est lui un logos désignant une fonction de discrimination.
Pour décrire en bref ce qui fait la différence entre l'homme et la femme à ce point de vue, donc ce qui caractérise l'animus en face de l'anima, disons : alors que l'anima est la source d'humeurs et de caprices, l'animus, lui, est la source d'opinions ; et de même que les sautes d'humeur de l'homme procèdent d'arrière-plans obscurs, les opinions acerbes et magistrales de la femme reposent tout autant sur des préjugés inconscients et des a priori . » ah oui ???

Super intéressant. Il faudrait approfondir ! Tom ? un billet sur l'anima/l'animus ??
(vais boire un café moi )
un billet , un billet!!!!!
sand 20-03-2009 10:28:33

et du cafééééééé siouplaît
Un billet ?...
Tom 20-03-2009 13:41:43

Suis confus!...Bon, je laisse à ceux-celles qui ont travaillé, écrit, toute leur vie durant, sur ce sujet si complexe, riche, nuancé et passionnant, le soin de vous en causer! (trop d'amour propre, et " d'honnêteté inteltoutça" pour papier-coller en pérorant).
le résumé de Rolanda Bibine ne trahit rien, c'est déja beaucoup...je prends le ton d'un sommelier, là, pour vous "recommander" d'accompagner ce sujet avec les écrits autorisés de Marie Louise Von franz (écriture plus moderne, ton plus concret)...Un billet, c'est sur, j'aurais un immense plaisir à pondre ça un jour
(fort honoré!)Mais je trouve que ça se bouscule un peu au portillon, des "billets" passionnants, il en pleut plusieurs fois par jour ici, "ça" "produit" un max, je trouve dommage d'ensevelir les parutions
de trop de nouvelles couches successives, trop vite: ça va fermenter la-dessous, pourrir étouffé, c'est pitié!
pour le moment, je lis (il y a beaucoup à faire), je prend mon temps, il y a des urgences-écritures plus vives que les miennes, on dirait, alors...Mais commenter est AUSSI une façon d'exprimer, pas vrai ?...et puis, ya le reste! le café, les Martines-confiottes, tout ça...
sand 20-03-2009 14:14:02

(les sommeliers parlent pas comme ça) (c'était le petit aparté "précision professionnelle du jour", merci, rideau)
DOktorrrr 28-04-2010 05:04:16

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