On commence avec la nouvelle tendance de nos politiques, à savoir, être très mal élevés et virulents. Je suis restée sidérée par le comportement de François Fillon, au cours du zapping. Il se fait interpeller à l'assemblée par un membre de l'opposition. On pourrait croire qu'il prêterait une oreille attentive, ou du moins, qu'il ferait semblant d'être vaguement intéressé. Que nenni ! Il n'en avait rien à branler ! Mais rien ! Il continue à discuter avec ses potes, il se marre. C'est ça la droite décomplexée ? Hé bé ! Ça doit être probablement le même phénomène qui a conduit Roselyne Bachelot, que je déteste cordialement (Je me permets de le dire vu ses propos), à parler à la télévision d'une manière proprement scandaleuse. Je cite, à propos de Martine Aubry :
"Je lui souhaite, de tout mon coeur, de se casser la gueule ! "
Carrément ? Tu sais quoi, Rosie ? Je te souhaite également de te casser la gueule et puis pas qu'un peu ! Les deux jambes, les pattes arrière et les bras. En tant que ministre de la santé, tu devrais être bien prise en charge...
La gauche n'est pas en reste. Ségolène Royal sort un brûlot, un entretien de 40 heures avec une journaliste. On peut lui reconnaître une chose, c'est qu'elle n'a pas relu, ni souhaité corriger le moindre de ses propos. À moins que ce ne soit une stratégie marketing... Parce qu'elle est franche, la mère Sego. Elle met le feu aux poudres. Jamais, dixit Jean-Michel Apathie, un politique avait parlé de ses semblables de la sorte. Les éléphants s'en prennent plein la figure, évidemment.Mais c'est notre cher président, à qui je ne souhaiterais pas un joyeux anniversaire, même en retard, qui charge le plus. Morceaux choisis :
Ça c'est pour le parti socialiste. Quid de l'UMP ? La semaine dernière, nous n'avons pas échappé à la nomination de Xavier Bertrand à la tête de l'UMP. Grand bien lui fasse, je lui laisse la place. Mais ce qui m'a profondément choquée, c'est que lors de son passage au Grand Journal, il n'a quasiment pas utilisé le terme UMP. Il a usé du terme "mouvement populaire". Oui, je sais, UMP ce sont les initiales, entre autres, de ces deux mots-là. Ça me dérange, dans sa bouche. Leurs réformes sont tout, sauf proche du peuple. Comme quoi, ils ne sont plus à une contradiction près... Il emploie aussi régulièrement "famille politique". pourquoi diable, cela me fait-il penser à "Travail, famille, patrie", tout ça ?
Ceci étant, on voit très vite le concept de la famille chez Sarkozy qui s'assimilerait plutôt à une ambiance scorsesienne, voire coppolienne (Une pensée pour Baci qui a découvert "le parrain" ce week-end) avec la bourde de la semaine : Le 27, il déclare "J'écoute et je ne tiens pas compte". Le 28, "J'écoute les inquiétudes et j'en tiens compte". Bon, faudrait savoir... Je ne suis pas sûre qu'il sache ce qu'il dit. Et en plus, je ne sais pas s'il sait vraiment ce qu'il fait, puisque, au zapping, il est annoncé qu'un millier de mesures concernant la gestion de la crise ont été décidées. Rien que ça... Un millier... Ce qui nous conduit tout droit au chiffre de la semaine. En 2007, l'Etat français était endetté à hauteur de 37 milliards d'euros. En 2009, 100 à 120 milliards d'euros, du jamais vu. Et tous les Etats du monde vont se foutre dedans. Alors, va falloir qu'on m'explique. On dit qu'il ne faut pas toucher au capitalisme, que le système, certes avec plus de contrôles, est très bien ainsi. Ok. Et on s'endette à mort. On fait vivre le monde avec de l'argent qui n'existe pas. (J'attends au tournant ma banque et les impôts, hein !). Combien de temps va-t-on tenir ?
Et s'étonnera-t-on du chiffre historique de la grève de jeudi dernier dans ces conditions ? Un million de personnes dans la rue ! Jean-Michel apathie a une réflexion intéressante à propos de la grève. "Au-delà de l'inquiétude liée à la crise économique, il y a surtout une fracture entre deux mondes : le marché financier d'un côté et ceux qui ne croquent pas de l'autre, victime d'une mauvaise répartition des richesses de l'entreprise"
Qui va finir par payer ces 100 milliards ? Comme dit Jean-Michel Apathie : "De la peur, du ressentiment, de la colère, de la déception, de la frustration, en général, quand on a ça en France, on fait une révolution".
Les traders font la leur, c'est le grand déballage. Tout le monde surfe sur la vague et des bouquins sortent à propos de ces nouveaux héros malgré eux. "Un trader ne meurt jamais " de Marc Fiorentino : "La finance révélée aux nuls : dévorez un thriller, et les marchés s'éclairent. Ex-golden boy des années 1980 ruiné en 1999, le trader Sam Ventura veut se refaire. Il joue sa vie sur un coup énorme : l'éclatement de la 'bulle' pétrolière. Mais le pétrole ne baisse pas. Et la tentation monte : Sam fera-t-il appelle à Eva ? Femme fatale qu'il a chassée de sa vie, Eva est trader elle aussi, mais du côté sombre des marchés : délits d'initiés, confidences sur canapé, tricheries en tout genre. Difficile de lui résister, pourtant, surtout quand elle revient lui proposer d'entrer dans une manipulation financière à l'échelle de la planète - avec profits en proportion." (Source Evène). Nom de dieu ! Ça ne me surprendrait pas que Paul-Loup Sulitzer fasse son grand come-back ! Beurk ! Cela dit, coming out de première, j'avais aimé "Hannah". Oui... je sais... ça craint !
"Hannah" se passait dans le milieu des cosmétiques globalement. Et si on parlait de pétrole ? Christophe de Margerie, invité au grand journal, a compris qu'il fallait communiquer. Y compris sur la Birmanie, où Total a toujours été soupçonné de marcher main dans la main avec le gouvernement birman qui n'est pas réputé pour être baba cool. La problématique qu'il pose est intéressante. Okay pour ne plus aller en Birmanie, en Iran, ou au Nigéria, puisque les droits de l'homme y sont bafoués. Mais les nouveaux eldorados pétroliers sont là-bas. Et s'il n'y a plus de pétrole, les français vont gueuler ! Où l'on voit les limites très claires des droits de l'homme qui doivent démarrer chez nous et s'arrêter là où nous en avons besoin... Bah, les birmans n'ont qu'à s'évader, tout seuls, on s'en tape après tout, pas vrai ?
En parlant d'évasion, cela me conduit tout droit à la loose de la semaine ! Deux détenus néo-zélandais ont tenté de s'évader. Ils ont réussi (on ne sait par quel miracle) à sortir de la prison, liés par une paire de menottes, se sont mis à courir et :
Ces deux nazes se sont cassé la gueule en s'empéguant dans un poteau. Si c'est pas la misère, quand même !!
Un qui n'est pas misérable, c'est Michel Denisot. Et c'est ma joie de la semaine. Son regard émerveillé de gosse qui s'éclate quand il regarde Charlie Winston jouer en live. C'est pour ça qu'il est bon, ce mec, dans ce qu'il fait ! Il est toujours aussi intéressé par son travail, par les gens qu'il reçoit. Charlie Winston s'appelle ainsi car ses parents étaient fans de Charlie Chaplin et de... Winston Churchill ! Si c'est pas la classe, ça quand même ! Disque, live, même combat, c'est toujours aussi bien ! "Like a hobo" passe en boucle sur les radios, et c'est bien ainsi car d'actualité. Les "hobos" étaient les chômeurs de la dépression américaine qui parcouraient le pays à la recherche d'un travail. Ce qui nous pend tous au nez ? Pour certains d'entre nous, oui, il faudra au moins une chanson pour nous mettre du baume au coeur...
On termine en beauté sur le craquage de la semaine.J'ai toujours pensé que les mecs qui partaient faire des expéditions dans des conditions infernales étaient des grands malades.Les mêmes qui repoussent les limites sans arrêt à coup de tour du monde deux fois dans une barque et sans ravitaillement, ou que je te monte l'Everest pour la 150ème fois.c'est une démarche qui m'échappe complètement, je trouve ça particulièrement débile. E bien, je suis ravie, qu'un taré dans ce genre-là ait été touché par ma grâce. Il y a eu comme un craquage chez ce type, parti filmer une expédition dans le grand Nord. Il a pété une durite en direct !


Suis bien d'accord, avec toi, mon pote.
Nous, l'enfer économique continue, et personne ne peut arrêter le film..Dommage !
Réveillez- vous ! C'est lundi, vous pouvez éteindre votre ordinateur et cesser vos activités normales ;)
Â
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...
moi, j'étais sur le nuage avec toi, ...
je l'aime pas tellement. mais du coup...
ah mais je crois que beaucoup d'abste...