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S'envoyer en l'air, les pieds sur terre

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L'E.P de la semaine : 21 janvier 2010

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(Texte en deux parties. Pour la blogo c'est plus bas)

Où les apôtres du capitalisme célèbrent leur Dieu quand ça les arrange et comme ça les arrange... De l'Islande et des blogueurs...

L'Islande est dans une situation qui, à ma connaissance, est sans précédent. Elle a connu l'ivresse du grand capital, la chute libre de l'économie, et se retrouve pauvre comme Job. Fait pas bon être islandais de nos jours. C'est précisément cet aspect « grandeur et décadence » qui m'intéresse.

Récit en accéléré. 1940, l'Islande est ce qu'elle est mais c'est un pays plutôt fermé sur lui-même, essentiellement agricole, orienté pêche. Une contrée sauvage où les lois du marché ne règnent pas. Churchill craignant une « OPA » du troisième Reich, installe des troupes. Les Américains suivent. « Un an plus tard, les troupes anglaises se retirent pour se redéployer en Afrique et cèdent la place à des soldats américains dont le nombre atteindra les 50 000, quand l'Islande n'est alors peuplée que de 126 000 habitants. D'un coup, presque une personne sur trois est étrangère.  « En une nuit  , explique M. Sverrir Haukur Gunnlaugsson, ambassadeur en France,  cette société technologiquement primitive a été confrontée au monde moderne. » (Source Le monde diplomatique)

Le pays se modernise. En étant peu nombreux, et avec 21% du territoire seulement occupé, la solidarité et la débrouille sont les clés de la réussite. Aujourd'hui, l'Islande est à 85% indépendante en matière d'énergie. Et l'on parle d'énergie propre. Le système social était un des meilleurs au monde. En 1996, environ 15 % du budget national était consacré à l'éducation, et 17 % de ce montant aux bourses.

Bref, un pays où il fait bon vivre. Dans les années 90, les dirigeants du pays, fort de la stabilité économique et du modèle capitaliste qui bat son plein en ce bas monde, privatise à tour de bras. « Du côté du marché intérieur, elles prêtent massivement à quelques sociétés d'investissement, généralement contrôlées par les actionnaires principaux des banques elles-mêmes, qui achètent tout aussi massivement des actions de sociétés étrangères. Pour financer ces prêts, les banques empruntent sur les marchés financiers étrangers, de sorte que la dette extérieure nette de l'Islande augmente de 142 points de PIB entre 2002 et 2007, comme le souligne ce rapport de l'OCDE. À la première lecture, j'ai cru qu'il s'agissait d'une erreur de frappe, mais c'est bien 142 points en 5 ans.  Les banques se lancent aussi  à la conquête des marchés étrangers, avec des politiques extrêmement agressives, à l'image de la plus importante d'entre elles, Landbannski, dont la filiale IceSave a gagné 500 000 clients en quelques mois aux Royaume-Uni et aux Pays-Bas, en offrant des taux rémunérateurs de 5 à 6 %, c'est-à-dire largement au-dessus du marché.

Bref ! Le secteur de la finance se développe à une vitesse vertigineuse, et en 2007, il représente environ 30 % du revenu national. L'Islande atteint le 5ème rang mondial en termes de revenu par habitant, et l'île est même classée par l'ONU au premier rang pour sa qualité de vie. Avec une croissance de l'ordre de 10 % par an, l'Islande ferait passer la Chine et l'Inde pour de petits pays sans ambition. »
(Source La minute de ses)

Du délire. L'argent facile, c'est comme l'alcool, ça peut bourrer la gueule à grande échelle. Une gigantesque cuite nationale.

Mais l'alcool, l'argent engendre forcément une réaction :  la gueule de bois frappe de plein fouet ses habitants médusés durant octobre 2008. La crise. Voilà, c'est fini. Ces messieurs de la finance se cassent en courant, le ministre de l'économie ne sait plus quoi répondre car jamais ce pays n'a été en mesure de couvrir les caprices de ses banques. Tout était surévalué et le système le savait. Et là, je parle à l'échelle européenne, voire mondiale. L'Islande a voulu mettre les bouchées doubles alors qu'il y a moins d'un siècle, elle était un pays relativement sauvage, en comparaison de nos pays qui avaient connu la révolution industrielle.

Il faut rembourser à présent. « A Bessastadir, ancienne résidence du gouverneur sous la domination danoise, le président de la République islandaise, Olafur Ragnar Grimsson, a annoncé, mardi 5 janvier, qu'il ne signerait pas le décret du Parlement (Althing) autorisant le remboursement, d'ici à 2024, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, des 3,8 milliards d'euros (40 % du produit intérieur brut) avancés par ces Etats à ceux de leurs ressortissants lésés par la faillite de la banque Icesave, qui bénéficiait de la garantie de l'Etat islandais. » (Source Le Monde)

Concrètement ? Ce sont les habitants qui vont décider. Et c'est là que ça devient intéressant. L'Islande s'est retroussé les manches, a fait appel à ce qu'elle sait le mieux faire : la solidarité. Les Islandais tâchent de s'en sortir mais la rancœur est vive face aux irresponsables qui ont joué leur destin aux dés. Leur décision sera à priori émotionnelle. On ne gouverne pas un pays sur de l'émotion. Si les islandais disent non massivement, ils sortent du système. S'ils disent oui, autant dire qu'ils vont devoir se serrer la ceinture comme jamais. Alors que ce n'est pas de leur faute. Sacré dilemme, non ? Que feriez-vous à leur place ?

Parce qu'au final, c'est quoi l'histoire ? L'Islande a vécu en vitesse accélérée notre histoire. Plus vite et plus violent. Après des remontrances de circonstances, je crois que l'on peut dire que les banques ont recommencé comme avant. Qui a noté un changement, une attitude plus responsable ? Ce que j'aurais aimé, moi, c'est que tout le monde prenne ses responsabilités. Les "banquiers", les institutions, les responsables politiques et les Islandais. Ca, c'est le cours normal des choses si nous vivons dans un système un tant soi peu juste.

L'Islande est à suivre parce que quelle que soit leur décision, ils vont devoir inventer. En avance sur l'éducation et sur l'écologie, (En 1996 « Mme Gudrun Elgadottir, elle-même auteur de livres pour enfants, rappelle que « jadis, quand un jeune ne savait ni lire ni écrire, c'était considéré comme une maladie grave. Si un paysan faisait trop travailler ses enfants sans les éduquer, il était montré du doigt »  . L'île détient l'enviable record du monde d'achat de livres par habitant. » (Le monde diplomatique)) ce pays est à observer comme un gigantesque laboratoire. On les considère comme quantité négligeable ? On a tort. Ils peuvent nous montrer le chemin d'une solution alternative. Un capitalisme social, où on laisserait l'économie jouer son jeu pour investir à fond dans le bien-être des habitants. Est-ce illusoire ? Probablement. Mais j'aime cette idée. C'est pourquoi, je ne perdrai pas de vue les Islandais. Pour observer ce qu'ils vont créer.

En attendant, on entrevoit clairement les limites ou la fauxculterie de ce cher capitalisme. On nous explique que c'est la LIBRE entreprise, la saine économie de marché mais tout ce que je constate, moi, c'est, que dans le cas de l'Islande, si toutes les institutions bancaires n'avaient pas menti comme des arracheurs de dents, la population n'aurait pas à faire « un choix de Sophie », à présent.

Fauxculterie, vous avez dit hypocrisie ?

Le web 2.0 ressemble à une contrée sauvage où les règles du marché règnent... Quand ça arrange... Ce qui m'amène à en parler, c'est la petite mésaventure de Soul Kitchen qui s'est vu blacklister de deux salles de concert appartenant ou gérées par la même personne, sous prétexte que ce site avait refusé de donner ses photos gratuitement à l'une de ces salles.  L'un des membres de SK, Benjamin est photographe professionnel. Il est dans une agence. Mais ce n'est pas le problème. Même s'il était amateur, ce serait tout aussi injuste car le blacklistage de Soul Kitchen est aberrant.

Récit en accéléré & explications :  La blogo s'est développée, chantier sans nom il y a quelques années, elle est, à présent, beaucoup plus organisée. Certains, très rares, arrivent à en vivre. Eux sont clairement devenus des pros. Il y a , par ailleurs, ceux qui ont un blog perso, avec leur audience, qui ont une vraie vie et pour lesquels le blog reste de l'ordre du loisir. Et il y a un entre-deux. Je me compte dedans. Pour ceux-là, il va bien falloir mettre quelques règles, réguler le marché comme qui dirait...

Accessoirement, avoir un blog est extrêmement chronophage. C'est du boulot. Alors remarquez, personne ne m'y oblige. J'entends bien. Mais si je n'en vis clairement pas, j'ai un boulot, merci beaucoup, ça n'empêche pas qu'à force, ça n'est pas que du fun. Je suis en contact avec quelques agences web. Ça fonctionne bien. Mais nous avons changé de terrain de jeu, je suis dans le semi-pro.

Disons, pour parler rugby, que dans la blogo, il y a le top 14, et la pro D2. Le top 14 est payé, c'est ok. Le pro D2, ben là ça devient plus flou. En ce qui me concerne (remarquez, je suis peut-être en fédérale 1...), le deal est très clair, on m'envoie des albums, je chronique systématiquement, en bien ou en mal.  Pareil pour les concerts. C'est calé. Musique contre textes. Je n'ai pas à m'en plaindre, je n'ai aucune revendication, pour l'instant, tout va bien.

Mais quand je pense à Soul Kitchen, par exemple, j'estime qu'on pousse le bouchon trop loin. Concrètement ? Eh bien, revenons à cette histoire d'extorsion de photos. Un des membres du site s'est déplacé, a pris des photos, éventuellement filmé, et il a écrit. La couverture médiatique est largement existante, il a fait son taf, largement remboursé sa place ou ses places de concert (Voulez-vous qu'on compte les heures ?). Demander à ce site, ce blog de filer ses photos gratos aux salles, je pense qu'il ne faut pas déconner, ça devient de l'exploitation pure et dure.

Je crois qu'il va falloir réfléchir deux minutes et poser des limites. Certains le font déjà. D'autres s'organisent. Peut-être qu'il est temps que la blogosphère crée les premiers Etats Généraux du blog. Un référendum ? Pas pour s'auto congratuler, ou se montrer ou faire croire que les blogueurs sont des journalistes. Nous ne le sommes pas. C'est encore mieux. Le journaliste a un devoir d'objectivité. Nous, nous avons le droit d'être émotionnels. C'est précisément le point fort des blogs, ce vecteur qui fonctionne à coup d'égos (parfois surdimensionnés, j'en conviens).

Je ne pense pas que ce média, à part entière, puisse continuer de fonctionner normalement, sans passer par la case réflexion de fond. Ce n'est pas l'éternelle histoire du blogueur exploité que je vous conte là. C'est juste que, depuis quelque temps, j'ai l'impression, que les compétences des uns et des autres s'améliorant nettement, les autres acteurs, le camp adverse, pensent qu'ils vont bénéficier de toute cette performance totalement gratuitement. C'est impossible. On est dans une économie de marché ? Ok. Le communisme ne démarre pas aux frontières de la blogosphère. C'est pas un kolkhoze géant.

Le problème, à mon sens, c'est que le mythe de la totale gratuité continue d'exister sur le web. Vous noterez au passage que ce rêve est écarté d'entrée de jeu par les principaux fournisseurs de contenu bien que dans leurs esprits, cela survive bizarrement. Le web. Les blogueurs. La gratuité. Je ne m'y oppose pas. Mais il faudrait songer à être cohérent alors. Si tout le monde s'y met, je veux bien. Tout serait free, ce serait le monde merveilleux des petits poneys violets (j'adorerai) mais, je suis désolée de casser l'ambiance, ce n'est pas encore le cas. On (le « On » étant au choix agences, maisons de disques, salles de concert,  entreprises diverses et variées), « on » ne peut pas nous demander, nous en tant que simple internaute ou blogueur, d'un côté de respecter le droit d'auteur, la création artistique, le dur labeur, les trois 8 des artistes. De payer parce que tout travail mérite salaire, de tenir compte que sans rémunération, ceux-ci ne pourront plus produire. Produire au sens large du terme. Et de l'autre, demander à profiter gratuitement de compétences, mieux,  d'une audience, en constante augmentation elle !  N'est-ce pas paradoxal ?

Parce qu'elle réside bien là, la contradiction.

Paye pour lire, voir, écouter mon contenu. Mais file-moi ton contenu pour rien. Si tu refuses, on s'en fout, d'autres personnes en quête de reconnaissance, d'expériences, ou dieu seul sait quoi te remplaceront aussi sec. Nous sommes interchangeables apparemment. Je crains que ça ne soit pas défendable. Pour la plupart d'entre nous, ça se passe bien, le marché est honnête. Un genre de troc comme j'expliquais plus haut. Mais si nos interlocuteurs veulent plus, cela a un prix. Il ne s'agit pas de faire monter les enchères. Il s'agit juste de respecter un tout petit peu plus le travail effectué.

Travailler plus pour gagner plus ? Cette petite phrase, en passe de devenir un adage, n'existe pas dans la blogosphère. Plus les gens sont compétents, fournissent du contenu, produisent (au sens large du terme) moins ils obtiennent proportionnellement.  

"La finance est l'art de faire passer l'argent de mains en mains jusqu'à ce qu'il ait disparu."
[Robert W. Sarnoff]    

C'est marrant, cette citation s'applique à l'Islande et un peu à la blogosphère, non ? ;)

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Par Belâm




Commentaires
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dawi 21-01-2010 10:03:22

Coucou, eh bien super texte cette semaine (la semaine passee aussi remarque, poignant meme), j'aime beaucoup les textes ou l'on apprend en meme temps que l'on prend connaissance du point de vue de l'auteur.

Je vais peut etre me faire bacher mais je trouve que toute la partie sur l'islande est un des meilleurs textes que j'ai lu de toi (et la tu petes un plomb parce que tu te dis quoiiii il est fou lui ca m'a pris dix minutes alors que... etc), certainement parce qu'il tombe pile poil dans ce que j'apprecie le plus, bien sur.

M'en fous si ma langue sent l'anus, c'est la mienne !!!
Belam 21-01-2010 10:11:31

merci. Peut -être que le texte de l'Islande te plait parce que la moitié était pas de moi

je plaisante....
dawi 22-01-2010 02:42:20

Mouahah j'ai vu que le debut du commentaire sur la page d'accueil de Voldemag, je me disais eh beh tonton bie ntombe, tiens. Bon ca va
La blogo m'a TUER
  dfromparis 21-01-2010 12:32:08

En tant que Papy Blogueur, je ne suis pas insensible à ton texte et tes interrogations. car j'ai eu un peu les mêmes. Je vais me la jouer à la Technikart (=je n'aime rien donc je suis) mais je pense qu'il n'y a pas grand chose à en tirer de la blogo. Parfois, je souhaiterai même qu'elle disparaisse une fois pour toute et qu'elle emmène avec elle tous les pourris qu'elle a engendré.

Blogger ça doit rester un plaisir personnel avant tout, tu donnes un avis, un sentiment, une humeur, une opinion... elle se confronte à un lecteur avec qui tu créés un lien ou un dialogue... ou pas (whateva, comme disent les amerloques).

On en revient à notre mini discussion sur twitter et le post que j'ai moi-même écrit, quitte à monétiser un plaisir, autant être pute, ça rapporte plus d'argent et personne ne te demandera de le légitimer!

La bonne bise et la bonne journée.
je crois
Belam 21-01-2010 15:04:06

qu'effectivement tu as assisté au mirage du début, l'illusion d'une communauté libre et que comme tous les trips de ce genre là, tout a fini par être monétisé.

N'ayant pas assisté au carnage, je pense être dans un position centriste.

Je me sens tres Raymond Barre
dawi 22-01-2010 02:44:49

Il faut dire que physiquement, y a quelque chose...



sand 21-01-2010 12:56:13

Joomla m'a bouffé mon comm. Saleté de Joomla.
Bref je disais;
le blog a été pour moi un terrain de jeu et une manière de prendre confiance en ma façon d'écrire. Parce que mine de rien mon reve secret (a part conquerir le monde minus et y étaler ma connerie), c'est quand même d'écrire pour de bon. Grâce a tous les textes, aux commentateurs etc ça m'a donné une poussée formidable pour que j'écrive et finisse mon premier roman. Dont je suis très fière. Seulement alors que mes textes étaient un contenu entierement gratuit jusque là, comment justifier vis à vis des lecteurs que maintenant il faudrait raquer?
Suis je une blogueuse ou un écrivain?
Hormis les blogs kikoulol et ceux des journalistes, qui sont un peu à part, les blogs lambdas, c'est un sacré boulot. Faut écrire, trouver des idées, s'inscrire dans la durée...
C'est un sacré challenge.
Seulement je ne sais pas où est la solution. J'ai lu régulierement des éditos ou des textes de fictions d'auteurs de blogs qui auraient pu etre consideres comme professionels tant leur qualité est grande. Sauf que c'est du gratuit.
On accorde bcp d'importance à la blogo, en disant que les blogueurs ont un certain pouvoir, mais avec une pointe de mépris qd même parce que ça reste du cheap. Du gratos. Que n'importe qui peut monter un blog.
Je vois plutôt ca comme un vivier de talent. Souvent très mal exploités d'ailleurs. Les bons s'en sortent, les mauvais restent au fond.
Belam 21-01-2010 15:05:14

je suis d'accord. IL y a une sorte de mépris du fait que tout le monde et ce la plupart du temps gratuitement monte une plateforme.

Encore une fois, peut on trouver un consensus ?
sand 21-01-2010 15:26:24

hum.
A partir du moment où tu as habitué tout le monde à recevoir sans rien donner, il est logique que quand tu voudrais changer les règles ça heurte.
Si j'étais un poney violet au crin soyeux je précise, j'adorerai que tout blog percevant une rémunération, de quelque façon que ce soit, l'indique clairement.
Que je sache où l'on est "lié " dune certaine manière à une marque ou un produit, ou pas.
Ca ne veut pas dire que j'estimerai plus ou moinsqualitatifs les blogs rémunérés, juste que je les lirais sous un angle peut être un peu différent.

Blogger quand on y pense, c'est une immense branlette collective où chacun cherche à asperger l'autre de sa semence, qu'importe qu'elle soit de qualité ou non.
Mais tant qu'à être voyeuse, j'aime bien savoir qui fait ça comme un taf, et qui fait en hédoniste.
je crois
Belam 21-01-2010 15:48:59

qu'on se trompe de débat là.

Le deal est clair. Mais il a ses limites. C'est pas de basculer dans le tout rémunéré. C'est juste que l'échange reste équilibré.

Ce que j'aimerais savoir moi, c'est que se passerait-il s'il n'y avait plus un blog à l'horizon ?

Faudrait bien qu'ils se remettent à payer, non ?

Il y a un aspect que je n'ai pas du tout abordé. Quand un journaliste écrit, il est payé par l'organe de presse. Pas par les maisons de disques, ni les agences etc. Pr les photographes pareil, non ? Il ne viendrait à l'esprit d'aucune salle de blacklister un photographe qui bosse pour un journal sous pretexte qu'il refuse de filer ses photos ?

Là, pr les blogs, on va dire qu'on est son propre patron. C'est là, où le bat blesse. En attendant, quelle couverture à peu de frais.... Mais c'est ok. C'est juste qu'on peut pas filer ses photos à tout le monde. On a le droit de dire non et de pas péter plus haut que son cul
sand 21-01-2010 16:00:47

justement. En tant que blogger, on est souvent vu comme "n'ayant qu'à fermer sa gueule" parce que n'ayant pas vraiment de statut propre.
A force d'etre electrons libre, t'as presque plus d'identité.
Et impossible d'imaginer une vie sans blogs...

Que feraient les honnêtes gens sans Voldemag?
et voilà
Belam 21-02-2010 18:47:51

L'Islande invente. L'Islande crée le paradis journalistique afin d'attirer les grosses agences de presse étrangères : source de revenus et opé de communication géniale.
A suivre

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/1266270420/article/lislande-le-nouveau-paradis-du-journalisme/
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Belam est membre de Voldemag depuis le Lundi, 10 Novembre 2008.

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