
J'avais beaucoup de raisons dans ma vie d'homme d'être heureux ce dimanche matin. Une famille unie, des enfants joyeux, drôles, des rendez-vous prochains avec mes amis, des projets professionnels pour être moins sclérosé dans un univers de travail frustrant, des projets Internet passionnants, des amitiés virtuelles mais néanmoins sincères et se traduisant dans des ambitions communes, à commencer par Voldemag, mais pas seulement...
Vous l'avez compris, il y a un mais. L'actualité dominicale en France m'a particulièrement touché et affecté.
Téléscopages.
Quoiqu'on en dise, un match de football est avant tout sur le pré et dans les tribunes, une fête, tout particulièrement pour des enfants qui découvrent la magie des sons, des éclairages, des joueurs entr'aperçus sur la pelouse, sans l'esprit corrompu (ou éclairé, c'est selon) par la conscience du business qui entoure le sport professionnel, ou de la violence qui accompagne parfois ces rendez-vous. J'ai été cet enfant découvrant les lumières magiques du stade, les clameurs des supporters. J'ai moi-même emmené mes neveux au stade, à Lyon, Grenoble et ailleurs, parfois pour la première fois. Pour l'un d'entre eux, cette première fois était un Lyon-Lille au stade de Gerland, déjà. Aussi, je ne peux que dire que je suis bouleversé en apprenant la mort de ces deux enfants sur les rails du RER parisien au sortir de l'enceinte du stade de France, samedi 7 mars, après le match Lille-Lyon dont le score m'aurait dans d'autres circonstances donné l'occasion de me réjouir.
Je n'en dirais pas plus, par respect pour les parents. J'évoquerais simplement une émotion, un sentiment de gâchis, de tristesse, de rêve un peu plus brisé, un pas de plus, loin de mon enfance.
L'autre actualité est plus commune mais tout aussi dramatique, elle me touche également car ce sont ces trois personnes décédées, emportées par une plaque à vent dans le massif de Belledonne, au dessus de la Rochette. Belledonne, c'est une montagne qui compte pour moi. Je pense à la douleur des proches de ces skieurs confirmés, je pense surtout à la fragilité de la vie... On dit souvent qu'elle ne tient qu'à un fil. Dans ce cas précis, tout particulièrement. Une plaque à vent de poudreuse, c'est une vague de neige. Dans certains cas, il suffit de nager, surnager, si on le peut, pour s'en sortir. Dans ce cas précis, les lanières des skis, attachées, ont empêché ces personnes de le faire, les condamnant probablement à leur triste et rageant destin...
Fatalité, quand tu nous tiens.
Mais la fatalité a bon dos quand il s'agit de crétinerie ou de criminalité... L'Irlande, plus particulièrement les comtés de la province britannique d'Irlande du Nord, vit en paix depuis plus de 10 ans, au prix de concessions mutuelles, entre loyalistes et mouvances républicaines, très importantes. La paix souvent dérange, surtout quand elle ne permet plus à certains d'en tirer de substantifiques revenus dans l'économie parallèle : c'est probablement ce genre de motivations que l'on qualifie de "mafieuses" par facilité de langage qui ont amené un groupuscule à chercher l'affrontement par un lâche attentat contre des soldats en temps de paix, deux militaires tués à l'arme automatique dans le comté d'Antrim, qui ont vu la mort sous les traits de livreurs de pizza... Ironiquement tragique.
Cet édito n'était initialement pas destiné à être publié ici. Je ne pourrais pas le conclure sans évoquer la journée internationale de la femme du 8 mars, sans craindre d'être lapidé par les nombreuses lectrices de Voldemag, ce qui serait un comble puisque la lapidation reste parfois destinée aux femmes adultères dans la charia de l'islam contemporain.
L'Islam. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit et ce que je ne pense pas. C'est une religion par essence formidablement moderne, trop souvent calamiteusement interprétée dans sa contemporanéité, dans le monde arabe et, plus largement, au Moyen-orient. Mais les choses avancent. J'entendais ce dimanche matin Atiq Rahimi évoquer l'éducation des jeunes hommes en Afghanistan, passant brusquement des jupes de leurs mères à la violence de la société sans passer par la case éducation sexuelle. Cela m'a renvoyé à une actualité intéressante de la fin de semaine : cet Egyptien, pour la première fois condamné à des travaux forcés pour avoir procédé publiquement à des attouchements sexuels sur une femme égyptienne qui a osé porté plainte et est allée jusqu'au bout de sa démarche. Les choses avancent.
Pendant ce temps, chez nous, la part des femmes dans l'encadrement des entreprises diminue, 19 points d'écart dans les salaires subsistent à postes équivalents, et seulement 9% des membres des conseils d'administration et des encadrements des plus grandes entreprises françaises sont des femmes....
Les choses avancent, disais-je... Pas partout.

By Psestos
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Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...
moi, j'étais sur le nuage avec toi, ...
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ah mais je crois que beaucoup d'abste...