Loin
Lundi, 11 Avril 2011 00:00
baci
Ils ont des
projets d'evergure, croient en leurs idées et les défendent chaque jour, ils se mesurent à des défis pas prévus pour eux au départ.
Chaque semaine, je vois bien que les autres rédac chefs s'émeuvent de l'actualité : Zan' sensible et en colère contre les maux de cette société, Henri qui réfléchit au sens à donner à la suite et Sonia qui sait tout de la façon dont fonctionne notre système pénitenciaire.
Moi je suis vide de toute indignation sociale, j'ai un sens politique proche de celui du bulot.
Chacun a sa façon de se sentir impliqué, je le sais bien. La vie, les gens, pour moi, c'est un peu comme une partie des
Aventuriers du rail.
Chacun a un but mais on a toujours une stratégie perso pour gagner : il y a celui qui va mettre des bâtons dans les roues des autres, celui qui va multiplier les objectifs en se disant que malgré les échecs il y aura toujours quelques réussites au milieu qui permettront d'avancer, celui qui va analyser l'avancée de chacun des adversaires pour mieux s'insérer dans la bataille, celui qui se concentre sur ses petits objectifs perso en espérant que les réalisations auxquelles il travaille dans son coin, pour son propre compte, suffiront à sa réussite.
Je suis celui-là : celui qui refuse de s'inscrire dans le collectif, l'auto-centré qui espère que la réalisation de ses souhaits suffira à rencontrer une partie de l'idéal collectif.
Eux, ils prennent à bras le corps chaque sujet , ils se saisissent de chaque occasion de participer à un idéal plus grand que leur nombril.
Moi, depuis quelques temps, j'ai une attitude parfaitement adulte face à l'information qui me dérange : je fais comme si elle n'existait pas. Je ne regarde pas les info, ne lis pas les journaux, n'écoute pas la radio. J'ai peur alors je me cache, espérant puérilement qu'au moment où je rouvrirai les yeux, le monde sera (re)devenu joli et facile.
Je bois des mojito, je cherche de nouvelles ballerines et je découvre de belles musiques.
Je m'éloigne.
Je m'extrais.
Je ne suis pas (plus ? ) capable de conceptualiser toutes ces images. Pas en mesure de les faire entrer dans mon monde pourtant si pragmatique et détaché.
Alors ici comme dans ma vie, j'observe et j'admire les gens qui se lancent, qui osent, qui se sentent impliqués : oser le premier rendez-vous, offrir son premier texte à Voldemag, analyser les tenants et aboutissants des stratagèmes ostracisants du FN, voyager, sortir, s'intéresser à la musique, faire face à la maladie.
Cette semaine, c'est donc eux que vous allez voir vivre et écrire.
NB : rien à voir mais pour ceux qui y sont, la page Facebook de Voldemag vous est ouverte !
by baci
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...
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ah mais je crois que beaucoup d'abste...