Encore une semaine de passée. Et le temps qui coule, à vitesse vertigineuse. Hier encore j'avais 20 ans... Bon, je vous épargne Aznav' , mais c'est vrai, j'ai eu un bref instant de panique quand j'ai réalisé qu'on était déjà à ma semaine de Rédac. Quoi? Mais c'est pas juste, j'ai pas le temps, j'ai pas d'inspiration, j'arrive plus à écrire, suicide au couteau à beurrre en cours. Pourtant écrire d'autres y arrivent, et me scotchent. Vous avez découvert Zelda, Gotemar et Capuche ces derniers jours. Des plumes qu'il me tarde de republier ici. Parce que quoi qu'elles en disent ou pensent, elles ont du talent, les nénettes. Et ont parfaitement leur place ici. Je suis fière de pouvoir les accueillir.
Cette semaine, un invité mystère va lever le voile sur un coin de son enfance, on parlera homosexualité et clichés, il y aura de la musique, beaucoup de musique parce que qui pourrait vivre sans. Des moments un peu suspendus aussi grâce à l'oeil et au viseur d'un photographe plus que talentueux. J'annonce aussi le retour d'une rubrique qui va sûrement mettre le bouzin un peu, mais j'assume! Parce que je crois que Voldemag, c'est aussi ça. Un joyeux bordel, une sorte d'auberge où l'on invite ses amis, où l'on rit, l'on pleure, on découvre, on s'indigne, on mène de grands combats inutiles juste pour le délire.
Et puis j'avais très envie de vous parler de lui, aussi. Parce que je fonctionne au coup de coeur, et que là, c'en est un véritable. De ceux qui vous accrochent, et ne vous laissent plus tranquille. De ceux que vous avez envie de partager. Parce que le talent éclabousse, et que ça fait toujours du bien de voir que certains sont trempés dedans. Donc, le jeune homme en question s'appelle Gregory, et est terriblement humain. Mais ce n'est pas là le plus important (quoique). Le plus important, c'est qu'il s'est lancé dans le projet le plus dingue du monde, à savoir écrire un roman, et que rien que pour ça, il mérite du respect (et des lancers de fleurs de tiaré, c'est plus chic). Qu'il en livre des bribes sur son blog. Que ce texte particulièrement m'a touchée. Parce que ça résonne.
"La page blanche est bien le terrain qu'ensanglantent de noir des combats intérieurs."
Suivez ce garçon, je crois que vous ne le regretterez pas.
Cette semaine, j'ai fait un truc de fou. J'ai regardé la télé. Enfin, je l'ai écouté d'une oreille. Outre le fait que je me félicite de ne pas la regarder plus souvent (ce qui me permet de lire des blogs, twitter, et moults activités annexes), quelque chose m'a frappée. Finalement, la fange des télés réalités, la moindre des émissions télé-crochets, le plus petit programme d'entertainement, tous ont un point commun essentiel. Tous ces gens qui s'exposent, se déchirent, s'imposent, se déshabillent sous les sunlights, au fond ils cherchent tous la même chose. Etre aimés.
De toutes sortes d'amour. Des mères qui cherchent l'amour par procuration, en mode semi-incestueux. Des aventuriers à la petite semaine qui veulent l'amour du groupe, le retour au grégaire, la statuation effective des clans, des chefs, de tout ce petit monde préhistorique qui nous échappe de plus en plus.
Seuls. Nous sommes terriblement seuls. Seuls à plusieurs. Nos vies sont remplies d'amis facebook, de followers, de twapero, de rencontres IRL, ... Mais finalement, tous les mots qu'on écrit, qu'on prononce, qu'on entend, dont on rit, dont on s'amuse, qui nous offusquent ou nous choquent, tous ces mots qu'on partage sont un liant illusoire. On croit être Une communauté, on n'en est qu'un des éléments interchangeables. On se réchauffe dans les collectiblogs, moi la première. On se frotte aux chats (pas les poilus, hein... quoique).
On cherche tous, sans exceptions, à compter pour quelqu'un. Je vous lis, sur Twitter. J'observe vos états d'âme, le premier rendez vous, les histoires qui naissent, celles qui se défont. Parfois, j'assiste à des discussions de filles (le plus souvent, mais les mecs ne sont pas en reste), sur l'engagement, la peur de blesser, de souffrir, de vivre un peu. Les bulles qu'on se crée nous empêchent d'avancer. On peut appeler ça célibat agrémenté. On peut renâcler devant des jolies histoires qui s'ébauchent. On peut avoir très peur, clamer "tous des connards/asses" comme une fanfaronnade et un bouclier.
Mais ce qui transpire de tout ça, de vos échanges, des miens, des confessions de la nuit, des blagues du jour, des petites provocations, c'est que quelque part, la solitude n'est pas notre nature d'humain.
Capuche avait écrit sur ce sujet, beaucoup. Et plus j'y réfléchis, plus je suis d'accord avec elle. La solitude, c'est quand même vachement mieux à deux. Ou à plus, je ne suis pas sectaire...
Je ne parle pas d'amour facilement. J'ai peu tendance à dire, ou alors je parle quand c'est déjà trop tard, que l'histoire est finie, que j'ai laissé s'échapper la chance. C'est un tort.
Alors, au milieu de cet édito un peu décousu, je voulais dire aux gens que j'aime que je les aime.
Parce que Louis Chedid a raison. On ne dit jamais assez aux gens qu'on aime qu'on les aime.
Et ce sera ma conclusion.
Adobe Flash Player non installé ou plus vieux que 9.0.115!
je n'avais pas pris le temps de commenter ici, mais comme je te l'ai déjà dit, magnifique édito qui m'a percuté. qui donne le ton de la semaine. love etc.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...
moi, j'étais sur le nuage avec toi, ...
je l'aime pas tellement. mais du coup...
ah mais je crois que beaucoup d'abste...