Epidemik a fermé.
Vous pouvez nous retrouver là
A très vite…
J’aime faire des listes, c’est même une de mes occupations favorites. Liste de courses, de trucs urgents à faire et à ne pas oublier : pendant longtemps, j’ai souffert d’un trop peu d’espace mental disponible, et d’un emploi du temps ingérable : mon seul temps libre se passait à donc faire la liste de ce que je n’avais pas eu le temps ou oublié de faire… Culpabilité 100 %, fun 0%.
Et puis un jour, j’ai eu (un peu) plus de temps, et je me suis rendu compte que je continuais à lister tout le temps souvent… Ouais, je sais, vous vous dîtes : “houla, Vérole, j’men doutais un peu, mais elle est franchement pas nette…”
Mais bon, j’assume. Donc, j’ai compris que faire des listes, ben c’était tout simplement mon truc… Je sais, c’est moyennement glorieux, ça fait un peu fourmi laborieuse : fun 0 % j’ai dit. Je vous épargne ce que m’aurait dit mon connard d’ex car comme dit choléra « j’ai vachement progressé dans cette histoire ».
Donc, je me suis résolue il y a quelques mois à ne pas contrarier ma nature, mais à faire aussi des listes agréables, pour compenser… Et bien ça a CHANGE MA VIE ! En plus, je me livre à ma passion partout, notamment sur mes journaux et mes bouquins (en plus des post-it et de mon cahier magique où j’écris tout tout tout). Du coup, je retombe souvent sur une liste sympa…
Pour une fois, je suis d’accord avec Monica Bellucci, elle a dit dans Psychologie Magazine d’octobre (eh oui je suis accro à la presse magazine je lis TOUT de Voici à Philosophe Magazine), bref Monica a dit: “Les italiennes ont une sensualité naturelle et une manière de porter leur corps très particulière”. C’est vrai. J’ai passé mes vacances à Ischia dans le golfe de Naples et mis à part le fait que cet endroit est sublime, la plage là-bas est un spectacle et une leçon d’humilité et d’humanité pour les françaises que nous sommes.
Choses vues archi pas politiquement correcte: bronzage cramé, créoles en or, bikini quelque soit l’âge ou le gabarit, imprimé panthère, fluo, grosses fleurs et j’en passe. Comble de l’horreur elles mangent des pizzas ! elles vont même jusqu’à boire du coca pas light!!! Et attendez, vous qui êtes au bord de l’évanouissement (ou du ravissement). Elles fument.
Ces femmes sont belles justement parce qu’elle assument pleinement toutes les facettes de leur féminité, elles ont eu des enfants, elles ont des vergetures sur le ventre? elles n’en ont pas honte, (je finissais par me demander si j’étais la seule femme en France à avoir un bourrelet et des vergetures sur le ventre post-accouchement…). Pour sombrer dans le cliché elles sont femme, mère, mamma, voire un peu pute si ça plait à leur homme. Et cela les rend mortellement sexy. Pour les plus jeunes, elles ont toutes un aspect pin-up qu’elles cultivent, bandeau dans les cheveux, maillot à pois, certaines cachent des hanches trop rondes sous des paréos à franges avec une grâce toute orientale. Bref, elles sont magnifiques.
Pour moi qui suis l’heureuse propriétaire d’une morphologie complètement has-been, des hanches, du ventre (vous l’avez compris problèmatique depuis la naissance de ma fille) la taille fine, je me suis sentie complètement libérée.
Ces incas étaient des gens plein de bon sens. Il n’est pas question de faire une leçon de morale ici. Bien sur que la notion de plaisir est indissociable de cette drogue. Ceci étant, cela ne va pas sans conséquences.
La cocaine est pire que l’heroine. Car beaucoup plus insidieuse. L’héro vous fait décrocher de la société. La coke vous insère encore plus. Parce que vous vous sentez puissant, efficace, invincible et que la société aime ça. Extrêmement pervers.
Bien sur que ce n’est pas grave de se taper un rail dans une soirée. Quelle pêche après ! C’est ça le drame ! Ya rien de mieux que le premier rail d’une fête. Le reste ? Une répétition frustrante. Tu te retrouves en train de courir comme un malade après cette sensation. En général, l’alcool est le meilleur ami de la coke. Pour info, il est préférable de ne boire que du whisky, c’est un régulateur cardiaque.
Le tout Paris tape de la coke. Elle envahit les villages. Oh bien sur, tout le monde se réfugie derrière le coté festif. Mais rien n’est anodin.
Tu tapes et tu te sens brillant. Tu parles, tu parles, tu parles. J’en connais qui passent les mêmes soirées depuis quinze ans. Assis autour d’une table, les mêmes discussions, se défoncer jusqu’à plus soif. Le lendemain ? Paranoïa, mal être, fatigue. Mais ça ne s’arrête pas là. 48 h après, la déprime, le vague à l’âme. Ne jamais prendre de décisions ce jour là. Tu vois tout en noir. C’est une conséquence implacable et peu de consommateurs la maîtrisent. Pour la plupart, cela s’arrête là. Taper dans un cade festif.
Mais, pour certains, c’est la descente infernale. Ils se font déborder. C’est pas seulement le week end, c’est certains soirs de la semaine. Et puis, comme c’est crevant, un petit rail le matin pour démarrer. “Whaw qu’est ce que je bosse bien !”. Pour les catégories professionnelles où “la charrette” est un sport national, tellement pratique…
Et tu te retrouves en train de taper tous les jours. Toutes les règles que tu t’étais fixées sautent les unes après les autres : pas la semaine, pas la journée, pas au boulot. Tu tapes dans un coin du salon pendant que tes enfants jouent à coté. Tu ne te rends même plus compte de ce que tu fais. Ton entourage assiste aveugle ou lucide.L’impuissance règne.
Je pense évidemment à quelqu’un de précis. Dans ma jeunesse, j’ai vu beaucoup de grandes figures parisiennes dignement addicts…Toujours des hommes. Je dis peut être une énorme connerie mais il me semble que les hommes sont plus exposés que les femmes. La faute à la pression énorme qu’on leur met: bon père, bon mari, bon pote, bon professionnel.
Cet homme était un type bien, un peu fragile, trop torturé. Il s’est laissé dévorer. Trop de “charrettes”, trop de responsabilités. Des mensonges. L’agressivité comme compagne. Taper pour se lever, taper pour travailler, taper pour oublier que t’as tapé. Le mot n’est pas anodin… taper…c’est violent comme mot. Et c’est parfaitement approprié.
Taper pour gérer la déprime post tapage et donc, être en permanence perché au final. Tu vires despote. Tu bousilles ta femme, à coups de mépris, de phrases assassines, de mensonges. Elle assiste impuissante, compose, refuse, accepte, nie, refuse, baisse les bras, te quitte.
Tu ne supportes plus rien ni personne. Tu perds tout, ta femme, tes potes, ton fric. Tu te crées un entourage toxique. Tu perds ta maison. Tu gagnes tes enfants un week end sur deux. T’as plus trop envie de les voir. Tu n’es plus si efficace au boulot. Tu te mets en danger.
Au final, tu es seul. Tellement seul. T’as même pas eu le temps de réaliser que t’as basculé. T’as peur. Et tu tapes encore & encore pour surmonter ta peur. Tu crois que tu surmontes. Tu t’enfonces inexorablement. Tu te fabriques une réalité propre. Ça ressemble à la réalité mais tout est déformé. Tout le monde est contre toi. Personne ne te comprend. Tu nies en bloc. “Je gère, aucun problème”. Tu crois que tu es le roi du monde. Pourtant, la panique te gagne régulièrement. Mais tu es tellement enfoncé dans ta mégalomanie que tu refuses la moindre remise en question. La peur chevillée au ventre, tu vois ta vie s’effondrer, tout t’échappe, tu deviens spectateur, tu refuses cette idée et tu restes le maître de ton propre monde, dictateur d’un univers que tu ne maîtrises pourtant plus..
Dans une société où la performance, la rentabilité sont des valeurs essentielles, la cocaine peut pleinement s’épanouir. Ce n’est jamais anodin de taper ponctuellement. Ne jamais perdre cela de vue…
A l’heure de la sortie française du remake du film de Robert Wise, Le jour où la terre s’arrêta (1951), les critiques ne sont pas tendres avec ce pauvre Keanu Reeves. L’icône toute de glamour et de latex de Matrix se trouve changé en dépressif chronique dans les commentaires des reporters cinéma autochtones qui décidemment adorent brûler ce qu’ils ont aimé.
Certains proches qui me liraient pourraient penser que je vais ici parler de moi. Que nenni sacrebleu, je vais vous faire une petite note de lecture !
Alors il se trouve que je découvre Schopenhauer (enfin je découvre… je connaissais de nom because que j’ai subi des cours de philo en terminale) grâce à ce tout petit livre. Il y explique, en 38 stratagèmes, comment faire en sorte de toujours sortir vainqueur d’une conversation, d’un échange d’idées. Soyons honnête, la différence entre certains stratagèmes ne saute pas aux yeux, j’ai parfois eu l’impression qu’il s’agissait de la même méthode exprimée différemment. Mais c’est quand même fort instructif.
On m’avait prévenue « tu vas voir, on utilise tous certains de ces trucs et astuces » et c’est très vrai figurez-vous. Prouvons-le en illustrant notre propos : Pendant toute la durée de cette lecture, je n’ai pu m’empêcher de penser à une personne qui m’est très chère et qui semble limite être l’auteur de ce livre. Une personne qui a l’air de toujours vouloir tourner les discussions à son avantage. Pas forcément par mauvaise foi (quoique…) mais juste par principe, pour le plaisir d’avoir raison, de gagner.
J’ai par exemple subi à de nombreuses reprises le Stratagème 31 consistant à « avec une subtile ironie, se déclarer incompétent ». Il m’a fallu du temps mais j’ai fini par mettre au jour cette ficelle « attends ba, je dois être stupide, je n’ai pas suivi ce que tu viens de dire… » et à y couper court systématiquement. Fierté immense devant son air ébahi la première fois que je l’ai fait !
Idem pour la diversion préconisée en n°29 : c’est simple, j’ai régulièrement eu droit à un changement pur et simple de sujet de conversation voire à un départ physique de la pièce quand ça ne prend le tour attendu… Façon “j’ai laissé un truc sur le feu, j’y vais là…” J’ai donc rétorqué” un jour par un “tu le sais, n’est-ce pas, que ça m’énerve quand tu décides d’un commun accord avec toi-même que la conversation est finie ?”
Sans parler des stratagèmes 8, 27 et 38 qui concernent tous trois le fait de mettre l’adversaire en colère ou mal à l’aise, d’une manière ou d’une autre. Stratégies absolument idéales à mettre en œuvre quand l’adversaire, c’est moi. Je suis tout sauf patiente et si on sait appuyer où il faut (et en l’occurrence, j’ai l’impression que c’est le cas…) je pars au millième de tour. Eh bien ceux-là, je les ai pris de plein fouet plus d’une fois ! [Thanks God les fois où c’est allé vraiment trop loin, j’ai généralement eu droit à des sortes d’excuses…
Et moi alors ? Le stratagème que j’utilise le plus ? Le n°36 « Déconcerter, stupéfier l’adversaire par un flot insensé de paroles. » Y a aussi la mauvaise foi mais elle n’est pas citée en tant que telle dans le livre…
Celui que je voudrais mettre en pratique ? Le 34, qui consiste à s’apercevoir que l’adversaire se dérobe, ce qui permet de déduire qu’on a touché un point faible de l’argumentation et de l’exploiter ensuite.
En conclusion, je suis ravie d’avoir lu ce livre : parce qu’il est très intéressant d’abord mais aussi parce que j’ai pris plaisir à m’ouvrir l’esprit. Il va de soi que les termes et le registre de langage utilisés étaient très différents de ceux que je rencontre le plus souvent et ça fait du bien aux neurones de se faire les dents sur des concepts et des tournures inhabituels.
Note : nous ne voulions pas relancer la polémique mais à force de trop nous chercher, on nous trouve…Ceci dit, nous avons pensé que publier le billet de ma Cocotte était la meilleure chose à faire. Parce qu’il est neutre, parce qu’il est bien écrit et que ça va nous changer de toutes les inepties que nous avons lu, subi et que comme dirait la Peste (que j’aime) , c’est éclairant. Nous sommes conscientes que tenter désespérément d’éclairer la bêtise abyssale qui existe au sein de la blogosphère est une cause perdue. Mais, foi d’Epidemik, nous l’aurons tenté.
Un mini-scandale s’est produit dans la blogosphère, un buzz qui n’a fait de bruit que dans un certain cercle. Il concerne deux blogs, les chroniques de Sonia, histoires extraordinaires d’une vie ordinaire, élue Miss Blog 2008, sous-titre : Les pintades, gourdasses et glossées et Epidemik, le blog qui tue.
Je n’écris pas cet article pour alimenter la polémique. Je l’écris pour partager avec vous quelques réflexions générées par cet incident.
A la fin de cet article, vous trouverez une description sommaire du contenu de ces deux blogs. A les lire, vous comprendrez qu’ils sont diamétralement opposés.
Le blog de Sonia est un blog de fille qui se veut léger, drôle et sans prétention, voire même, par son sous-titre, prônant l’auto-dérision. Il est plein de bons sentiments et de tendresse.
Le blog Epidemik est tout le contraire : écrit souvent au vitriol, caricatural, satirique et politiquement incorrect.
Je tiens à préciser que je ne suis pas intégriste, ni extrémiste. J’aime certains blogs de filles comme Lascivement : Avec des vrais morceaux de fille dedans : le blüg de Pam qui fait partie de la communauté que je gère sur Overblog : Chroniques du Temps Présent (vous apprécierez le talent pour me faire de la pub gratis ^^).
Les blogs de filles, dans la blogosphère, ont leur place, leur public et leurs fans. Nul ne s’y oppose, surtout pas moi.
Mais revenons à cet incident. Je vous le décris brièvement pour que vous compreniez le pourquoi du comment.
Sur Epidemik, une rubrique particulièrement satirique est proposée : Voicik. Rien qu’à lire le titre, vous comprendrez l’esprit des articles qui y sont proposés. Le site ayant pour ligne éditoriale de combattre les blogs bien-pensant, politiquement heureux où quasiment tout le monde est beau et gentil, vous devinez de suite que les principales cibles seront des blogs de filles.
Pas seulement. La chronique Voicik s’en prend aussi aux propres auteurs et participants du blog Epidemik.
Les cibles (et non les victimes) réagissent de façon plus ou moins diverses. Les blogs sont caricaturés, analysés de façon satirique et les articles écrits bien souvent à l’acide nitrique.
Encore une fois, le style, la ligne éditoriale et l’ensemble du site ne laissent place à aucun doute : c’est bien une tendance actuelle de la blogosphère à dégouliner de bons sentiments qui est en cause, pas les auteurs des blogs.
Certaines cibles s’amusent de ces articles, d’autres pas.
L’auteur du blog « Les Chroniques de Sonia » a très mal pris le contenu de l’article et les commentaires en découlant. Elle a réagi sur son propre blog. Les commentaires, des deux côtés, sont à peu près du même tonneau quant à leur gentillesse ^^.
La différence, à mon sens, est la suivante :
Epidemik, blog satirique et politiquement incorrect, affiche aux yeux de tous son parti pris. Epidemik n’est pas un blog « gentil ». Au contraire, le blog de Sonia est un blog « gentil ».
Alors, est-ce que cela veut dire que celles et ceux qui écrivent sur Epidemik sont tous des vilains gros méchants sans cœur, haineux, frustrés, des homosexuelles refoulées (sic) ou pire, embrouillées dans leur sexualité ? Et ceux qui écrivent chez Sonia des tout gentils au grand cœur, équilibrés et sains d’esprit ?
Est-ce qu’un blog est le miroir, l’alter ego de celle ou de celui qui l’écrit ?
Non.
Voyez-vous, je ne crois pas une seconde que l’on puisse réduire l’auteur Sonia au contenu de son blog. Elle est bien plus que cela. Elle est un être humain à mille facettes. Parfois, j’en suis persuadée, elle peut même être méchante, comme tout le monde, parce qu’elle n’est pas une sainte. Les écrits qu’elle offre au public, et dès lors, elle devrait accepter le fait que certaines personnes puissent réagir négativement en les lisant, ces écrits nous proposent une image d’elle, mais attention, une image qu’elle construit, consciemment ou pas.
A contrario, le site Epidemik, tant par sa ligne éditoriale clairement expliquée, tant par les pseudos choisis par leurs créatrices, tant par les titres des rubriques, tant par le style, le vocabulaire, etc., le site Epidemik se positionne dans la satire, le politiquement incorrect, le pas beau et méchant.
Pourtant, au fil des pages, vous pourrez trouver des états d’âme attendrissants, des poèmes, des critiques de livres, d’expos, de musique…
Mille facettes.
Mais où veux-tu en venir ? J’y arrive.
Aujourd’hui, de plus en plus, le monde s’uniformise. Pensée unique, culture unique, bouffe unique, mondialisation à tous les étages. Bien sûr, cela concerne principalement les états dits « développés » voire riches par rapport à d’autres.
Faut être propre, gentil, poli et bien entrer dans le moule sinon tu ne trouveras pas de boulot, sinon tu ne seras pas aimé, sinon tu resteras tout seul, sinon tu ne seras pas accepté dans la société.
La contestation est difficile. Etre contre devient une tare, un défaut. Dans une société où le mot « intellectuel » est devenu une insulte et le mot « idée » un gros mot, il est de mauvais ton de ne pas être dans le bon ton.
Charlie Hebdo, Hara Kiri, Polak, le Canard Enchaîné, réveillez-vous !!! Ils sont devenus fous !!!!
Epidemik n’a pas vocation à faire du mal aux personnes qui écrivent les textes. Epidemik caricature la représentation du monde que l’auteur donne aux yeux de la sphère publique via ses textes : un monde gentil, beau et futile.
Si j’aime Epidemik, c’est que ce site répond à certaines de mes attentes en la matière. J’aime le politiquement incorrect. J’aime m’insurger, me révolter, ironiser, caricaturer les tendances de bisounours de certains blogs. J’en ai parfois assez du rose bonbon.
Je ne suis pas une femme rose bonbon, je suis une femme sombre.
Pourtant, me diras-tu, ton blog ne reflète pas que cela. Tes poèmes d’amour, tes déclarations d’amour… ? Rose bonbon, non ?
Eh oui, je suis un être humain aux mille facettes, comme toi. Dans ce blog, tu penses apprendre à me connaître mais ce n’est qu’une représentation construite de quelques facettes de moi que je te donne ici.
J’écris le Blog de Ma Cocotte pour certaines raisons et je participe au blog Epidemik pour d’autres. C’est l’apanage de la diversité. Je revendique le droit à cette diversité et cette différence. Je ne veux pas être enfermée dans des clichés et des poncifs. Je revendique les deux haut et fort !!!
Ce serait si simple si le monde se réduisait aux bons d’un côté (les blogs roses de filles) et aux méchants de l’autre (les blogs sombres de satire).
Cette vision-là ne me plaît pas.
Je pense qu’en nous tous sommeille un bourreau et que les circonstances peuvent, à tout moment, l’éveiller tout à fait.
En ce qui concerne l’incident Epidemik vs Sonia, il n’y a pas eu de bourreau.
Il n’y a eu qu’une satire, une caricature.
Mais qui de nos jours connaît encore le sens de ces mots ?
SATIRE n.f. (latin satira, farce).
Pièce de vers dans laquelle l’auteur attaque les vices et les ridicules de son temps.
- Par extension. Pamphlet, discours, écrit, dessin qui s’attaque aux mœurs publiques ou privées, ou qui tourne quelqu’un ou quelque chose en ridicule. Ce blog est une satire du monde de la blogosphère.
CARICATURE n.f. (italien caricatura, du latin caricare, charger)
1. Dessin, peinture, etc., donnant de quelqu’un, de quelque chose une image déformée de façon significative, outrée, burlesque.
2. Description comique ou satirique d’une personne, d’une société ; satire.
3. Représentation infidèle d’une réalité.
4. Personne laide, ridicule.
Site : Les chroniques de Sonia, histoires extraordinaires d’une vie ordinaire, élue Miss Blog 2008. Sous-titre : Les pintades, gourdasses et glossées.
Auteur : Sonia.
Rubriques : Cousin Mimine, cet être d’une autre dimension / Drames du Voisinage / Le Club des Pintades-Gourdasses / Le coin de Vanja… / LES CONSEILS BEAUTE DE SOSO ! / Les Gens que je vends… / L’HISTOIRE CREEE PAR MES MALADES DE LECTEURS / Moi, ma vie, mon oeuvre et mes z’amis / Soso Boulette
Ligne éditoriale : pas de ligne éditoriale présentant le blog et son objectif.
Site Epidemik, le blog qui tue.
Auteurs : anonyme, bigbend, cholera, collectif, fievres, la gale, la peste, parasite exterieur, verole
Rubriques : acouphènes / acouphènes selec / bouffées délirantes / Boukinerie / camisole de force / culture anti-oxydante / David R / Le bal perdu / Enculik / epidemik / epipolaroik / hormones en folie / mise en quarantaine / playlists / soins palliatifs / trauma / un monde de malades / Voicik / welcome.
Voicik : parodie de journal people à scandales. Une dizaine de numéros, tant sur des blogs de filles que sur les propres participants au site Epidemik.
« Puis arriva le Fléau. Plus sombre que le côté Obscur de la Force, plus pernicieux que la grippe espagnole, plus délétère qu’une mycose vaginale et plus sournois qu’une blenno chopée dans un clandé, le Ouèbe fut attaqué, submergé et pris d’assaut par un virus inconnu : les blogs de filles.
Un grand voile rose pâle recouvrit alors le Ouèbe et cacha la Lumière aux yeux des femmes. Les blogs de fille instaurèrent le règne de la Terreur : partout ce n’était que guirlandes pailletées, fonds de velours et roses entrelacées. Les blogs de filles, suivis de près par les blogs de mères, mutation du virus initial bien plus dangereuse encore, envahirent la Toile de leurs oestrogènes délavés et jetèrent à la face du monde ébahi le versant le plus pitoyable de la féminité. » (…)
« Déterminées, puissantes, vengeresses et sans limites, les nouveaux Fléaux du Ouèbe, qui s’étaient donné pour mission de sauver l’humanité connectée du carcan des oestrogènes mielleux, firent leur apparition et sauvèrent la Toile féminine. Contagieuses, se propageant à une vitesse assassine (le taux de mortalité avoisine les 100 % !), les plaies du Ouèbe vinrent porter leur message au monde virtuel. Ces virus d’un nouveau genre, animées par la même noblesse, unirent leurs pouvoirs et formèrent une puissance nouvelle : Epidemik. La Vérole, la Gale, La Peste et le Choléra sont ces nouveaux virus. Elles vous contaminent, vous infectent et vous terrassent. Elles se glissent dans votre esprit, et vous transmettent leurs miasmes ! Mort aux fleufleurs ! Mort à la girlytude ringarde ! Mort au rose pâle ! A bas la magie de Noël dans les blogs des Mères ! »
Pause de 16h00, ce n’est pas l’heure de la kit-katitude mais celle des puissantes théories, des bouillonnements neuronaux de-la-mort-qui-tue, bref publik sois heureux, car aujourd’hui je te confie les résultats de mes recherches exclusives sur Epidemik.
Tu as crû, ô toi innocente brebis égarée du web, qu’Epidemik était un fléau. Tu as crû que ce terrain miné de paroles libérées t’avait contaminé(e). Tu as crû que les plaies étaient des malades incurables échappées d’un asile anti-bleuebleue’land. Tu as souffert au bagnik et le confessionnal est devenu ta catharsis hebdomadaire. Tu es devenu(e) un(e) epi-toxico des délires en participant toi aussi à cette vaste fête permanente du rire, de la bouffonnerie, de la connerie faite déesse… Ecoute, ô écoute mes révelations. TU T’ES TROMPE(E), oui TROMPE(E) !
Epidemik n’est pas un fléau, et encore moins un blog. Tu crois, toi naïf/naïve, devant ton écran que tu surfes on the wave… Mais non… Tu es une expérience, un objet d’étude, un specimen de l’opération ZORGLIK, tu as été choisi(e) parmi les plus cinglé(e)s, originaux/originales, de la blogosphère pour vivre l’expérience interdite du virtuel… Trop de virtuel tue le virtuel ! Tu es un élément de la Matrik et jamais tu ne te réveilleras depuis que tu as été plongé(e) dans le Sommeillik Experiencik. On observe les mouvements de ton cerveau déjanté à chaque seconde, on explore ton inconscient pour en sortir la moëlle épinière du Délire…
EPIDEMIK EST UN LABORATOIRE !!!! Le plus performants des cabinets de recherches en psychotropes et autres addictions. Et le pire dans cette histoire, c’est que tu as été volontaire, oui volontaire, tu me lis bien pour être soumis à tous ces tests de comportements. Le programme ZORGLIK, c’est 24h/24h. Et la planète entière peut accéder au résultat d’une imagination coordonnée par des machines mises au point pour matérialiser ta pensée. . Le loft, Vanilla sky et le Truman Show sont dépassés : le Zorglik Show est dans toutes les maisons, et infiltre toutes les pensées à chaque seconde. Tu penses Epidemik, tu es Epidemik… et tout ça pour quoi ? POUR RIEN ! Et oui, fabuleusement, toi, volontaire de ce programme, tu as donné ton cerveau à la science, pour le bien-être des générations futures, pour que tout le monde puisse rire, car le rire est l’avenir de l’homme. Le Délire est un peu le carré de chocoletti avec ton café, le kinder surprise de ta vie, la petite fleur des champs de ton univers de geek(ette), le bernard lhermitte de ton océan…. Bref, toi, petite particule rose de mon ciel en sucre d’orge tu fais avancer le programme ZORGLIK . Grâce à toi, la déprime ne passera pas par là. Une question te titille, qui suis-je, si nous sommes tous des sujets d’expérimentation ? Je suis le sujet beta-23-54, volontaire et consciente de ce programme. Contrairement à toi, j’ai dépassé le stade de conneries standard. Le laboratoire intrigué a décidé de me réveiller et hebdomadairement me branche à toutes vos cellules multicolores pour que je puisse communiquer avec vous, mes joyeux compagnons de folie…
EPIDEMICIENS, EPIDEMICIENNES, DELIRONS GAIEMENT TOUS ENSEMBLE… parce que vous le valez bien et que c’est pour la bonne cause..
Sur ce je vais bouffer mon p’tit écolier….
Tu es jeune, tu es beau, tu veux devenir un biker viril qui déchire avec sa belle voix chaude et ses attentions mâles à la gent féminine ?
Tu veux séduire des filles parce qu’elles le valent bien comme La Peste/Girly ?
Alors un conseil : tu vis dans mon quartier, tu voles une mob, et tu apprends à décalaminer le pot. Il n’y a que comme ça, jeune Obiwan, que tu franchiras dans l’ordre les étapes de la plénitude et que tu pourras prétendre à devenir ce biker torride capable de démonter les joints de culasse pour les offrir en talisman aux plus belles filles de la Terre entière…
Le roi pose avec sa clique
“K’est ce qui s’putain de passe ?”
C’est par cette interjection mal embouchée qu’on va commencer ce billet. Pondu à la gloire des Epidemiks, de Saddam Hussein et des gangsta lovers.
Le roi Heenok, “jeune entrepreneur noir” créateur du cultissime label “Gangster & Gentleman”, et auteur de la mix tape cocainorapmusic, est probablement devenu le sujet le plus symptomatique de notre début de siècle. Nous savons presque tous, sauf les ignares impardonnables, que le roi Heenok aime l’hydroponique et les bijoux en or qui brillent-brillent. Les “flashy suit”, les jantes chromées de 24′, et les gunz (voir ici). Mais plus que tout, le roi Heenok, il kiffe la bouffe bio, les mathématiques et surtout Saddam Hussein, un putain de savant en avance. Calotte sur ta bouche !
Derrick, hilare, veut sa part de fesse et de coke !
M’enfin, et la cohérence dans tout ça ?
Bah, y’en a pas réellement. Voire plus du tout. Au début, je voulais parler de Saddam Hussein et Nicole Scherzinger, la pussycat doll. Puis, je voulais bifurquer sur la politique américaine, qui avait conduit à l’invasion de l’Irak, et toutes ces conneries de Georges W Bush. Et puis ces idiotes d’Epidemik ont voulu lancer le Q day, comme ça, sur un putain de coup de tête. Qu’est-ce que j’en avais sérieusement à foutre, moi, du Q day. Moi, je voulais juste écouter Fuck wit Dre day sur The Chronic, parler rap buziness, pondre un bon billet. Et probablement continuer mon baratin sur la romance entre Nicole et Saddam. Ouais, parce qu’en vrai gangsta, bah, Saddam Hussein se l’aurait faite tranquille, en levrette, avec un bon joint des familles et de la gnôle, sur du Snoop dogg. J’en suis presque certain ! Tout ça parce que Saddam, c’était un real muthafucker G’s, comme nous le racontait Eazy-E.
Saddam + Nicole = Doggystyle
De l’art de louper sa cible…
Bon, finalement, tout le propos originel a été défiguré, mes idées se sont perdues en route, et comble du pire, j’ai bu de la Putinoff de chez Lidl. Quant à Saddam, il est mort pendu, nous laissant orphelin, avec Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, et leur histoire de SMS. Saddam, lui, c’était un badass boy, une vrai figure de proue des Presidents With Attitude. Nicolas, lui, c’est juste un microbe, avec talonnettes et rolex même pas sertie de diamants. Saddam et Nicole, qu’elle est vachement plus bonne que Simone, aurait fait un putain de couple. Nicolas et Carla, sérieusement, ça pue la défaite quoi…
Sarko, déjà Has been
Conclusion:
Fuck Joy Division et vive le Q day ! Remettez-vous au gangsta Rap ! Big up à Saddam, ses homeboys et le bling bling Swith & Wesson !
Saddam Homeboys- Toi aussi, fais péter la kalash en platine : clip vidéo visible sur http://clarenceboddicker.wordpress.com/
En attendant
Assiette tunning Sarko, disponible sur:
J’ai eu accès à “Attractive word”.
Bon…pas la peine de fantasmer, ce n’est rien de plus qu’un meetic snobinard. En fait, ce sont les membres qui décident. Donc, d’un coté les femmes sont extrêmement exigeantes. Et les hommes beaucoup moins…les femmes ne supportent pas les profils incomplets et succincts. Les hommes disent oui à n’importe quelle “jolie photo”. Tout ce petit monde ne supporte pas l’incorrection. Ça me donne envie d’éclater de rire vu les manières cavalières de ce site de traiter les refus d’adhésion.
Les quadras se plaignent. Les petites jeunes sont superficielles à souhait. Rien de nouveau à l’horizon.
On touche du doigt le “drame” de notre société. Des femmes intransigeantes, perdues au milieu de leurs exigences, le tout exacerbé par la virtualité. Il faut que les hommes soient beaux, performants, cultivés, élégants, galants etc. Les hommes ont l’entonnoir beaucoup plus large…
J’ai hurlé de rire quand j’ai vu qu’un sujet “confessional” avait été posté le 1 juin 2008 dans leur forum. Et très curieusement, celle qui a lancé le sujet ressemble diablement à une confession que j’ai vue passer il n’y a pas si longtemps…
Confession sur epidemik le 6 avril :
“Je n’ai pas renoncé.
Je ne le dis à personne bien sûr. Pire, toutes les personnes qui me posent la question reçoivent la réponse qu’elles attendent de moi.
Non, je n’ai pas renoncé. L’espoir et l’envie sont toujours là, tapis et prêts à prendre le contrôle à tout moment, profitant de la moindre occasion que je leur laisse.
Je vis comme un drogué qui serait contraint de conserver une vie sociale, faisant bonne figure devant tous ou presque mais dont l’obsession permanente reste son prochain fix.
Comment ?
Grâce à qui ?
Où ?
Est-ce que… il pourra trouver une dose ?”
Confession sur “attractive word”
Alors, vous me direz qu’il s’agit d’un coté d’un homme et de l’autre, une femme. Mais c’est troublant, non ? Pourtant, leurs confessions n’ont mais rien à voir avec les nôtres. Et pour cause, il n’y a pas d’anonymat alors forcément…
Le seul sujet de forum qui m’a intéressé, c’est celui concernant les critères de sélection. Et là, c’était instructif. Chacun vote pour sa gueule. Contrairement à ce qui est le plus intelligent à savoir voter pour la communauté. Un seul, à ma connaissance, a soulevé ce problème. Il y en a même une qui s’est vanté d’avoir recalé les candidats du jour simplement parce qu’elle était de mauvaise humeur… Donc si vous êtes recalés, ne désespérez pas, cela n’a rien à voir avec vous en tant d’individu. La perspective ? Elle est claire. Sachant que ce sont les plus jeunes qui vont sur internet, sachant que chacun vote pour sa poire, il est à craindre que cela devienne un site de rencontres pour djeunes. Franchement, à 25 ans, vous êtes déjà à vous inscrire sur des sites de rencontre ? Haaaaaa, elle est belle notre jeunesse ;))
Bref, celle qui a crée ce truc a eu une bonne idée incontestablement. Elle surfe sur notre société, celle qui avive les critères de sélection. Celle qui réclame son du de performance. Celle qui oublie l’humanité. Celle qui crée des villes de vieux. Celle qui crée des lotissements clôturés où les gens semblables vivent entre eux de peur de l’autre. Celle qui laisse sur le carreau ceux qui ne se sont pas adaptés au système. Celle du marche ou crève. Celle qui n’aime pas perdre son temps…Certainement un joli succès à la clé. Beaucoup d’argent aussi. Puisqu’un second appel de fond est en cours…