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Archive for décembre, 2007


Arlington Park, de la chick lit intelligente


Samedi, décembre 22, 2007

J’aime les femmes écrivains anglaises. Leur cruauté, leur sens du détail, leur ironie. Et surtout cette façon un peu désespérée d’être féministe, leur clairvoyance face à la condition des femmes. Rachel Cusk ne faillit pas à la règle Comme dans Mrs Dalloway de Virginia Woolf, l’action d’Arlington Park se déroule en une journée. Une banlieue anglaise que l’on devine cossue et mortelle au milieu du brouillard, et une constellation de femmes. On les suit du lever au coucher.Cinq d’entre elles particuliérement.Juliet professeur de litterature, la plus féministe, promise à un avenir brillant et qui se demande ce qu’elle fait là, Amanda obsédée par son intérieur, Solly qui fait des enfants sans savoir pourquoi, Maisie l’exilée londonienne, dépressive et enfin Christine la parvenue, qui les réunira toutes lors d’un dîner forcement arrosé. Ce sont des détails infimes qui lient ces femmes entre elles, leur rapport aux objets qui dévoile leurs névroses mais aussi leur permet de ne pas sombrer. Pour se sentir encore vivante, Juliet sacrifie sa longue chevelure, Amanda éprouve un plaisir presque sexuel à conduire sa voiture, quant à Solly la pondeuse qui a oublié jusqu’au sens du mot féminité, c’est un simple flacon d’huile de bain qui la ramenera à la vie, et là, mettre au monde une petite fille prendra enfin un sens. Arlington Park de Rachel Cusk Aux Editions de l’Olivier

Bernadette Soubirous souhaite la bienvenue à Georges


Samedi, décembre 22, 2007

bernadette.jpg

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernadette_Soubirous

Mon côté Jean Gabin, ça craint !


Vendredi, décembre 21, 2007

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(more…)

Le grand, trés grand journal


Mercredi, décembre 19, 2007

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Parce que c’est la seule émission d’information fréquentable en ce moment. Instructive & variée

Parce que Sarkozy, c’est du pain béni pour les Guignols. Déchaînés & excellents

Parce que Louise Bourgoin, c’est vraiment ma came de gonzesse. Extravagante & singulière

Parce que “la minute de monsieur le Président” me rend nostalgique de Desproges. Percutante & pertinente

Parce que Jean-Michel Aphatie est le meilleur analyste politique actuellement. Objectif & passionnant

Parce que “la petite semaine” est extrêmement bien ficelée. Intelligente & judicieuse

Parce que Thomas Ngijol & son “bonsoir la France Funky!”, c’est du baume au coeur. Piquant & bordeline

Parce que je suis une fan de “la boite à question”. Incongrue & hilarante

Parce que je suis ultra cliente du “service après vente” d’Omar et Fred. “Captain speaking, attention à la fermeture des portes”, “Doudoulama”, “Tu vois?……il faut bien éplucher le poireau…”, ” Tata Suzanne”

Parce que je veux épouser Yann Barthès. Ses “Oh! Mon dieu!”, ses jingles débiles, ses “Houuu! lalaaa!”, son utilisation intensive de Barry White et son obsession inquiétante vis à vis de Céline Dion.

Parce que j’ai envie de taper Tania Bruna Rosso, la chroniqueuse musique. Tête à claques intégrale & raide comme un piquet.

Parce que je réveillerais bien Ariane Massenet de ses siestes quotidiennes. Sympathique mais de plus en plus inutile.

Parce que Laurent Well est le seul chroniqueur à double casquette improbable, foot & cinéma. Très poli mais insipide.

Parce que je sais que mon ptit Michel (Denisot) , en me lisant, va me changer ces trois points qui font tache dans le bordel!

Parce qu’il va même m’écrire pour me remercier pour mes suggestions constructives. Michel! Je t’assure que c’est pas la peine!

Parce que vous n’avez quand même pas cru que j’allais effectuer, sous vos yeux ébahis, une séance pitoyable de lèche-bottes ?!!

Parce que je suis programmée pour faire chier, pas pour lécher le cul. Les deux ensemble, beurk, c’est franchement dégueulasse!

Parce que, oui! Je sais, celle là, elle craint un maximum! Que j’ai longuement hésité à l’écrire.. mais que, désolée, ça me fait bêtement rigoler!

Parce que, après tout, je ne suis que le choléra…

Interview de la Gale


Mardi, décembre 18, 2007

Dans le cadre d’un colloque consacré aux maladies mortelles ou non en voie d’extinction, j’ai la chance d’approcher la Gale, qui gratte insidieusement là où ça démange….l’air de rien..

“Êtes-vous une brebis galeuse?”
- “N’exagérons rien, je suis une femme de presque quarante ans qui vit depuis peu une vie presque normale de presque bobo parisienne. J’ai toujours été un peu dans la marge, mais cela se voit moins aujourd’hui.”

“La gale est un acarien, êtes-vous allergique?”
- “Je suis fondamentalement allergique. En ce moment, je fais une allergie très violente au terrorisme du bio et au néo-hygiènisme en vigueur. Ce blog servira, je l’espère de contre-poison.”

“Feriez-vous des complexes face au choléra ou à la peste qui sont de prestigieuses maladies mortelles?”
- “Pas du tout, je suis moins fulgurante mais plus insidieuse.”

“Enfin, que pensez-vous de France Gall?”
-”Elle est très sous-estimée Écoutez cette chanson : “Teenie Winnie Boopie a pris du LSD un sucre et la voici au bord de la folie.”.

La folie.. je suis en plein dedans puisque suite à ces propos quelque peu décousus, deux hommes en blanc s’emparent de la Gale et l’emmènent…

Envoyé par la gale

Coming Out


Lundi, décembre 17, 2007

Nan, suis pas fière. Honteuse parfois. Voire carrément mortifiée, même (quoique…). Car sous mes apparences « bien sous tout rapport », je dissimule avec soin quelques trucs qui craignent grave. Et je vous connais, bande de vermines, c’est justement çà que vous voulez savoir, hein ! Allez, faîtes-vous plaisir. Voilà quelques défauts inavouables que je vous donne en pâture. Mais j’suis sûre que vous, c’est pire…

• J’aime dire des gros gros mots. J’y prends un plaisir jouissif de gamine trop bien élevée, qui a envie de choquer juste pour voir la tête des bien-pensant(e)s. Evidemment, une maman qui dit « tu me pètes les couilles », « sa mère la pute » ou « va chier au Pole Nord, espèce de rat d’égout », il paraît que ça le fait moyen. Mais coup de bol, la DASS ne le sait pas… pour l’instant.

• Quelquefois je fais la grève du cul par pure flemme. Parce que je suis crevée mais surtout que je n’ai pas envie de me forcer. Même si je sais que l’appétit vient en mangeant, parfois je n’ai même pas envie d’un apéro. Du coup, mon Jules dort sur la béquille et moi, j’ai quelques orgasmes de retard, ces derniers jours mois.

• Je déteste Woody Allen (enfin, ses films). Rien à faire, je les ai presque tous essayés, ça ne passe pas. Mon ex dirait : « trop intello pour toi ». Mouais. J’t’emmerde ! Tiens, pire : je déteste aussi Wim Wenders… et l’autre, là, qui fait des films inbitables qu’il faut regarder avec un dico de psychanalyse, heu… ah oui : Lynch. Depuis Sailor et Lula, ben j’aime plus… en plus, j’ai l’impression d’avoir un Qi de grenouille quand je regarde…

• Je ne suis pas fichue de faire marcher le lecteur « divix » toute seule. Une fois j’ai même du appeler mon fiston qui dormait chez un copain, pour qu’il m’explique… Evidemment, mes enfants prennent un air profondément apitoyé… Mais bon, à ma décharge, eux ne savent pas mettre le lave-vaisselle en route, alors ça fait 1 partout.

• Je ne sais MEME PAS coudre un bouton ! Pour çà, j’ai deux pieds gauches. Mais j’avoue que ça m’arrange bien… Rien de plus sexy qu’un homme qui coud…

• J’adôôôôre les films de fille. C’est un vrai grand morceau de bonheur dans ma vie, mon kif, mon plaisir de midinette mal dégrossie : Pour un garçon, Comme t’y es belle, Tout pour plaire, Love Actually, Le mariage de mon meilleur ami, j’en rate pas un… je dois les regarder en cachette, mais c’est encore mieux. Et je bute sans préavis, à coups de Marsmallows, celle qui osera me gâcher mon plaisir !

• Je peux manger 20 bâtonnets de surimi d’affilée. Oui, c’est vraiment dégueu, et on ne sait pas avec quoi c’est fait (et mieux vaut ne pas savoir). Je ne sais même pas pourquoi j’aime, je cherche… mais je ne décroche pas, c’est ma seule concession à la junk-food avec les chips (voire, un sandwich chips+surimi, les grands jours …) . Y’en a bien qui font des overdoses de Nutella (suivez mon regard…), moi, au moins, c’est light ! Et toc…

• J’ai découvert qui était LA Amy Whinehouse le 06 décembre 2007. Tout n’est pas perdu, je ne suis pas indécrottable. En plus, j’aime… Mais Radiohead, par contre… heu, c’est qui çà, ils datent d’avant Queen ou après ;-) ?

• Sous ma crinière de (fausse) rousse légendaire, j’ai 30 % de cheveux blancs. Ca, çà me troue le cul (et au passage, ça me coûte une fortune) ! Mais c’est mon coiffeur qui me l’a dit bien fort dans le salon, juste avant que je tente de l’étrangler, ce bâtard…

• Je suis une buse en histoire. Je suis une nullité crasse, une honte suprême, un puits d’inculture énôôôôrme… A se demander ce que j’ai foutu jusqu’en terminale (et comment j’ai décroché un 08/20 inespéré au bac). Bon, je connais quand même Charlemagne (sacré Charlemagne), Marignan (merci Annie Cordy) et le Roi soleil (Louis XIV ? XVI ? Non, XVI ? ah merde…)

• J’ai une voiture de pétasse. Attention, hein, la VRAIE de vraie de voiture de pétasse, je ne fais pas les choses à moitié ! Mais je l’adore, et même, j’en rajoute : fenêtres et toit ouverts , musique à donf’… je ne fais pas dans la dentelle, ma fille a super la honte. J’adore, c’est çà qui m’éclate. Tiens, je me demande si je ne vais pas la faire tuner ;-)

• A 41 31 ans (déjà ?), j’ai toujours des Hello Kitty accrochés à mon sac. Et dedans… heu : un porte monnaie Snoopy. Des papiers de Carambar à la mangue collants, un brillant à la vanille, un trousseau de clefs de 850 g… Même ma fille me regarde bizarrement, parfois…

• Je dors avec Moncochon. Je l’ai depuis 3 ans, et n’ai donc même pas l’excuse qu’il soit un vieux doudou, une sorte de survivor de mon enfance… Moncochon me suit partout. Au Maroc, 20 bornes après le campement dans le désert, j’ai fait arrêter la voiture, descendre les bagages du toit, ouvrir mon sac car je croyais l’avoir oublié… Je n’ai pas assumé d’expliquer à mon chauffeur (musulman, of course) que je pouvais pas me passer de mon « rhalouff » !

• Sur les photos de moi parues dans —bip—-, ils ont gentiment gommé le bourrelet juste au-dessus de ma taille… (ça, c’est une sacrée primeur de coming-out, même mon amoureux ne le sait pas, c’est énorme ce que je vous dis, hein !). Mais je prétendrai le contraire jusqu’à ma mort.

• J’ai une mémoire de poisson rouge. Le nombre d’informations qui se perdent dans les méandres de mon cerveau, pourtant soigneusement alimenté en oméga-3, commence à m‘inquiéter pour de vrai.

• Ah, je termine en apothéose culturelle, histoire de me faire Hara-kiri en direct live. J’en connais qui vont crier. Ni radio, ni quotidien, ni JT : c’est ma conception des infos. Pas question de rajouter une couche à mon malaise existentiel avec les misères du monde, ça me rend malade. Alors je fais l’autruche. De toutes façons, l’essentiel vous arrive toujours trop tôt en pleine poire…

Alors les filles, heureuses ?

ras la ronde!


Lundi, décembre 17, 2007

charleston11.jpgJe mesure 1m74, je pèse 54 kg. Je mange ce que je veux, je ne grossis jamais, ou très peu. Je suis une erreur de la nature, limite à finir chez “Freaks“. Dès qu’on aborde le sujet épineux de mon poids, je deviens agressive. Pourquoi? Parce que les rondes, sans s’en apercevoir, briment les minces. Elles se posent sans arrêt en victimes, nous regardent de travers, nous lancent des phrases assassines ” elle doit être anorexique”, nous soupçonnent d’être malades, de ne pas être normales.

Qui des deux catégories est, a présent, la victime de l’autre?

Autant les rondes ont acquis le droit de gémir toute la journée, autant les minces (et plus particulièrement les très minces, maigres, bouh! vilain! Pas bien! Très méchant) autant les minces, donc, ont juste le droit de fermer leurs gueules. Nous sommes censées être le nec plus ultra de la beauté, pourtant on nous rabâche que les hommes préfèrent les rondes. Ils exhiberaient une mince pour la reconnaissance sociale mais n’aimeraient que les rondes. Vous n’avez pas l’impression qu’il existe comme un paradoxe? Trouvez vous vraiment vraiment hyper cool que nous soyons réduites au même statut qu’une montre ou une bagnole?

Quand j’arrive dans une bande de filles, je suis devenue, à force, très craintive. Parce que je sais, par expérience, que certaines ne me supporteront jamais. Par préjugé. Parce que mince= pétasse. La profondeur à la rondeur, la superficialité à la minceur. Si vous avez le malheur de conjuguer deux tares, à savoir, minceur & blondeur, c’est le pugilat assuré!

Ça commence à l’école. Oui! Les enfants se moquent des grosses! Mais aussi des maigres. Parce que, si à présent, je suis “le prototype du corps à la mode”, je vous garantis que c’était pas le cas à l’école. Envie de me cacher. “Mais qu’est ce que t’es moche!”. Envie de disparaître. “Ma mère, elle a dit que tu sortais d’un camps de pénétration”. Concentration! Crétin! Grosses & maigres, même combat! Quand les mannequins expliquent que c’était l’enfer à l’école, je confirme!

Dans ma famille, j’étais la moche. Ohhhh, rien n’a été dit. La beauté, c’était ma soeur. Un jour, pourtant, un ami de la famille a dit ” Vous verrez, en grandissant , ce sera la plus belle”. Et je me suis prise à espérer. La bonne blague! A l’adolescence, c’est le choc! Après qu’on se soit foutu de ma gueule pendant une bonne dizaine d’année, les mecs me regardent tout court et les files me regardent de travers. Je ne comprends rien. Suis je moche? Suis je bonne? (parce que , ne vous leurrez pas, c’est ce qu’on entend la plupart du temps). Je deviens, du jour au lendemain, un objet de désir après avoir été un objet de rejet. Ça pourrait être agréable sauf que personne ne me laisse en profiter.

Et maintenant? Mes amis m’aiment mais ne me loupent pas. Personne n’ose dire “oh! mon dieu que t’as grossi!” . Ben, moi, je me prends très régulièrement dans la figure “oh! mon dieu! que t’as maigri!”. Ben, non! Je suis juste comme tout le monde. J’ai des variations de poids (2,3 kg) sauf que, chez moi, c’est spectaculaire. Il m’arrive d’être triste et de moins manger. C’est tout. Pourtant, je dois me justifier en permanence. il m’arrive de m’empiffrer exprès devant des gens pour qu’ils cessent de me soupçonner d’anorexie. Avec le temps, je suis devenue agressive sur le sujet. Je sature face aux regards assassins ou les remarques désobligeantes. Ou je me justifie en faisant de l’humour: “je fais beaucoup caca, c’est pour ça”

Dans un monde “we are the world, we are the children” , je vous expliquerais qu’il y a de la place pour tous, gros, minces, blonds, bruns, de la place pour la différence, le respect et la tolérance. La beauté n’est ni a l’extérieur ni a l’intérieur mais dans l’attitude, la confiance en soi.

En attendant ce monde idéal, je remets les choses en place. Pendant des siècles, vous, les rondes, vous avez été à la mode. Le nec plus ultra de la beauté. Être mince était non seulement laid mais considéré comme un signe d’appartenance à une classe sociale inférieure. Les critères de beauté étaient gros cul, gros seins, de la chair et des rondeurs. Les années 20. C’est notre tour! Victoire! Ça fait juste 90 ans que la minceur est à la mode. Alors merde! les rondes, vous m’excuserez, j’ai envie d’en profiter. Et en plus, j’ai le culot de souhaiter que ça dure!

Le jour où nous serons à égalité en matière de temps, vous aurez le droit de vous plaindre. En attendant, si certaines pouvaient cesser de vomir leur mal être sur les minces, ça nous ferait des vacances, merci!!

Mieux qu’eve angeli…


Samedi, décembre 15, 2007

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Dans le cadre du terrorisme anti drelindrelin ( théorème du double mononeuroné: quand deux neurones se battent en duel au sein d’une cervelle, lorsque tu secoues la dite cervelle, ça fait drelin drelin), j’ai élu ce jour:

http://sweetange.canalblog.com/
[ Présentation ] Une jeune femme qui adooooore parler, papoter, critiquer, chouiner, observer, bouder, faire sa chieuse, faire la moue, rire d’un rien …
Bref une fille quoi !!

Dès le départ, c’est le drame.Bienvenue chez Charlotte aux fraises. Des fraises..des fraises géantes en guise de papier peint. Un parti pris esthétique radical.Je fraise donc je suis. Whawww…Compte tenu du postulat accablant, j’avale deux xanax. J’ai décidé dans une pulsion (suicidaire) de vivre une journée sweetangesque. Une expérience sociologique. Quelles sont les réactions de mes congénères face au comportement déstabilisant d’un sweet être humain. Il faut savoir que cette espèce vit la plupart du temps en collectivité. Pour info, elle n’est, hélas, pas en voie de disparition et son aptitude à proliférer, rageante.

Je rappelle les caractéristiques nécessaires pour pleinement vivre son coming out sweetique. Je vais donc parler (ça, je sais faire), papoter (aie! plus touchy), critiquer (championne du monde!), chouiner (c’est pas réservé aux enfants?), observer (j’adore!), bouder (à 37 ans, est ce bien raisonnable?), faire ma chieuse (chiante, c’est plus moi), faire la moue (revoir tous les Angélique Marquise des anges), rire d’un rien ( de loin le plus périlleux).

Dans la vraie vie de tous les jours de la France qui se lève tôt pour travailler plus afin de gagner plus, le matin, je suis totalement inabordable avant deux cafés et deux clopes. Mais aujourd’hui, j’ai changé, je débarque en riant comme une folle dans la chambre des enfants (d’un rien vu qu’il ne s’est rien passé). Les enfants me soupçonnent d’avoir définitivement pété une durite.

Je prends le métro. je m’installe et je tente un papotage avec mon voisin. Il est manifestement flippé. Je ne me démonte pas. Je papote. Je papote avec TOUT le monde. J’aborde le maximum de sujets superficiels en un minimum de temps en veillant à ne jamais terminer une seule conversation. Du surf verbal. Je ne me rendais pas compte à quel point la sweet attitude demandait une discipline de fer.

J’arrive au bureau. Mon boss veut me voir. Je passe au stade supérieur. Je fais la moue. Mon boss ne se rend compte de rien. Je diversifie mes activités. Je tente des combinaisons : “papoter, faire la moue, rire d’un rien” en l’espace de 25 secondes. Terrifiant. C’est le moment ou jamais de demander une augmentation. Échec cuisant.

Je déjeune avec les collègues. Je chouine, je critique, je fais ma chieuse. Vincent veut me taper. Je vis dangereusement. Je comprends que la déontologie sweetangelik interdit formellement l’assemblage de deux ou trois postulats nègatifs sous peine d’être assassiné. La politique de l’alternance s’impose.

Je fais la moue MAIS je rie d’un rien

Je chouine MAIS je fais la moue.

Vous voyez , c’est très subtil. J’éprouve du respect pour sweetange. A force de me concentrer , le résultat est étonnant. A 17h, mon cerveau est vide. C’est extrêmement reposant. Je me concentre uniquement sur l’extérieur. Être dans l’attitude. Comme j’ai potassé mon truc, j’insère dans mon langage des expressions sweety : “la terre entière est grave trop méchante” (véridique, vous pouvez vérifier), “précasser” ((??), “j’aime bien me poser des questions que personne ne se pose “(grave trop puissante, la fille!), “back bouder ” (??)

20h, la panique m’attrape. et si je restais comme ça à vie? Cellule de soutien psychologique: je contacte mes virus. Elles m’intiment l’ordre de dégainer le mantra anti sweetange. Le vaccin!

Vous allez lire ce mantra. Les prochaines secondes risquent d ‘être très déstabilisantes. J’ai longtemps hésité mais vous aussi, vous avez le droit de savoir. Ouvrez vos chakras. C’est parti

extrait de la littérature sweetangelique

“Réponse à la question que je me posais pas. Chez Kiabi, les frais de port sont gratuits. Moralité : si un jour je veux écrire une page over fashion, je sais où chercher des infos. Surtout que c’est le seul que je connaisse qui indique les frais de port et qu’en fait j’aime bien le shopping de proximité .(Comprenez: je n’aime pas aller au bout du monde pour une robe, si canon soit elle) Une fois cette vérité clairement établie et maintenant que je suis rassurée (ouff je ne suis pas la seule à être étrange) je peux me poser d’autres questions existentielles.”

Je ne pensais pas qu’on pouvait faire cohabiter kiabi et question existentielle. Plus fort qu’Eve Angeli , je vous disais..

Curriculum vitae


Vendredi, décembre 14, 2007

CURRICULUM VITAE DE VEROLE
Encore (un peu) jeune
Plouc de province
Vit en symbiose, 2 vibrions.
(more…)

cholera: la presentation


Vendredi, décembre 14, 2007

Je m’présente, je m’appelle Cholera
J’voudrais bien foirer toute ma vie, être haiiiiii
Etre moche, perdre de l’argent
Puis surtout être tres mechant
Mais pour tout ça il faudrait que j’bosse à plein temps
J’suis une maladie, je pourris mes copains
J’veux faire des articles et que ça tourne bien, tourne bien
J’veux écrire des horreurs sur les gens
Des pamphlets flippants, chics et malveillants
Pour faire ricaner dans les soirées de Monsieur Durand
Et partout dans la rue
J’veux qu’on parle de moi
Que les mecs soient nus
Qu’ils se jettent sur moi
Qu’ils m’admirent, qu’ils me tuent
Qu’ils s’arrachent ma vertuuuuuuuuuuuuu (heu..cherchez l’erreur!)

Le choléra est une toxi-infection entérique épidémique contagieuse caractérisée par des diarrhées verbales ou cataclysmiques (je confirme). La forme majeure classique est fatale dans plus de la moitié des cas, en l’absence de traitement (de quelques heures à trois jours).
COURAGE! FUYEZ! Tant qu’il en est temps..
La contamination est orale, d’origine fécale, par l’eau de boisson ou des aliments souillés ou par des billets pathetiques et odieux
Pour resumer je suis au monde virtuel ce que Khadafi est actuellement à la scène internationale…faire chier avec le sourire…
bref faire faire caca le plus possible constitue l’ultime sens de ma vie…ceci dit, quelques bananes, carottes ou riz bien avalés stoppent mes diarrhées, enrayent le flot (!!) de ma méchanceté et je parle de ce que j’aime : la musique, certains films, arte, Michel Sardou, Basquiat, Jean Claude van damme, Genevieve de Fontenay, certains blogs & sites comme absurditis.com etc..
et surtout
mes collegues de travail ,à savoir les autres épidémies.. la décision de créer ce blog anti drelindrelin, anti neuneu, ne fut pas facile à prendre.
Infecter ou ne pas infecter? c’est là la question. Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir la betise et les flèches de la niaiserie outrageante, ou bien à s’armer contre une mer de conneries et à l’arrêter par une révolte ? (merci mon vieux pote Hamlet, disait pas que des conneries, c’lui là!)
la question reste ouverte et vous pouvez y apporter une réponse….