20h30. Il fait beau et je vis dans la plus belle ville du monde. J’ai pris le métro aérien pour rejoindre la Cigale et je souris. Ravie d’aller voir Sebastien Tellier. Ravie d’assister à la performance dans cette salle.
Le concert démarre. On enchaîne avec “divine”. Tout est plus rock, plus de basse. Ca le fait grave. Je suis as usual la poissonnière de la salle. Je hurle. Sebastien Tellier est un showman et il entrecoupe ses morceaux de blagues pourries qui nous font tous marrer. Il faut dire que la bouteille de rosé renouvelée régulièrement l’inspire…J’adore ce type. C’est un zinzin, un vrai. Ça ne danse pas beaucoup, le public parisien est toujours aussi froid. Franchement si vous avez l’occase, filez le voir, ca vaut largement le déplacement. C’est le tour de “Roche ” et ça vire quasi à la messe christik version “barfly”. Je suis ultra cliente. La fin approche, il chante “l’amour et la violence” et termine le morceau telle la pétasse moyenne. Allongé sur son piano, il nous la joue Brigitte Bardot dans “le mépris”, sur le ventre, les jambes gracieusement pliées. Total improbable. L’interprétation de “sexual sportswear” est …barry whitik, musik à fond et simulation d’orgasmes. A hurler de rire. Ce type ne se prend pas du tout au sérieux et c’est rafraîchissant. Premier rappel. “Fantino”. Sebastien Tellier a une clope dans le nez pendant tout le morceau.
C’était un concert top ! J’ai passé un excellent moment. C’est à la sortie que ça s’est gâté si je puis dire….
Je suis avec Romain et sa femme Emilie. Romain salue un mec. “Bonsoir” “Bonsoir” .
-”Nathalie, je te présente ???? “
Apparemment, vu la tête de Romain, je suis censée réagir mais ya rien qui vient.
-” ???, le chroniqueur musique de France inter”
C’est un grand moment de solitude, je ne vois absolument pas qui c’est…
-”Ha désolée, je ne connais pas, j’écoute jamais France Inter”
Romain enchaîne, parle de je ne sais qui et le chroniqueur commente
-”C’était cool…vraiment cool……le truc cool….”
Et là, je ne sais pas ce qui m’a pris, j’ai prononcé les mots suivants à l’insu de mon plein gré.
-”Vous arrivez à faire une chronique avec un mot de vocabulaire ?”
Oui….je sais….Oooooooh ! Ca va ! Je sais, j’aurais du fermer ma gueule. Le mec ne manque pas d’humour car , au cours de la conversation, Romain ramant comme un malade pour prononcer le mot “défragmentation”, le type, donc, me regardera en me disant qu’il a deux mots de vocabulaire à son actif “Cool” et “Défragmentation”.
Là, où j’ai été achevée, c’est quand Romain a expliqué que j’étais Mme Musik au boulot et qu’il a filé le nom de notre blog. “Epidemik”
Et je souhaiterais, O toi Publik, que tu respectes une minute de silence pour l’enterrement ce soir d’une quelconque carrière de chroniqueuse musik en ce qui me concerne….Je suis grillée à vie ….
C’était Choléra en direct ce soir de son suicide social….
ps : le mec en question, c’est Didier Varrod
Biographie [modifier]
Passionné de chanson française et de musiques électroniques, Didier Varrod a occupé de nombreuses fonctions dans le monde des médias et de la musique. Producteur à France-Inter avec Jean-Louis Foulquier, il fut pressenti jusqu’au dernier moment pour lui succéder à la direction artistique du Festival des Francofolies de La Rochelle avant d’en être écarté à cause d’un désaccord avec Jean-Louis Foulquier.
Il a été directeur artistique pour les labels Polydor et Columbia.
Il produit sur Inter l’émission “Électron Libre”, où il invite de nombreux nouveaux talents de la chanson française; ainsi qu’une émission musicale sur Canal Jimmy. Il a été responsable artistique chez Polydor et Sony, a publié de nombreux livres de biographies ou dialogues avec notamment Jean-Jacques Goldman, Sheila, Véronique Sanson, Daniel Balavoine ainsi que Histoires de chansons.
Il a écrit des documentaires télé remarqués notamment sur France Gall, Renaud, Véronique Sanson, Olivia Ruiz et Julien Clerc.
Il a été l’élément déterminant de la carrière du chanteur Cali, alors quasi inconnu, qui, grâce au passage d’un de ses titres par Didier Varrod sur France Inter, a été remarqué par le grand public et signé par une major du disque, Virgin.
En janvier 2006 sort sa biographie de Daniel Balavoine.
Il est le producteur et animateur de l’émission “Electron Libre” , consacrée aux musiques électro, tous les samedis sur France-Inter. De septembre 2006 à mars 2008, il est le programmateur de la partie musicale de l’émission culturelle sur France 3 Ce soir ou jamais.









