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Archive for juin, 2008


Suzy Quatro Can the Can


Lundi, juin 30, 2008

Arghh ! Les voisins par Baci Ep 2


Lundi, juin 30, 2008

voyage-dans-le-nord-045.JPG

Mes voisins dans la file d’attente 

Il y a ceux qui sont génétiquement programmés pour faire la queue. Toujours parfaitement en ligne, ne doublant jamais personne, attendant patiemment que ça se passe. Habitués ? Résignés peut-être ? A l’américaine un peu, voyez le genre ? Type longue file d’aéroport bien rangée (ah non non pas celles qu’on voit en France…) La règle c’est la règle alors tout le monde est bien sage, ne soupire pas et ne dit rien. Même quand, visiblement, la caissière est complètement débile et ralentit tout le monde à chercher son trombone bleu pour rassembler les tickets de carte bleue. Les parfaits voisins de file d’attente qui lisent ou font leur petite vie en attendant leur tour.

Il y a ceux qui sont incapables d’attendre plus de 6 secondes sans commencer à s’impatienter. Ils sont pressés, eux. Importants voire… Genre y a deux personnes devant eux, ils soupirent très très fort parce que ça va être un effort surhumain de perdre du temps avant de pouvoir acheter la baguette. Et si l’attente dure un peu, ils se dandinent d’un pied sur l’autre, tentent de voir pourquoi ça n’avance pas plus vite, marmonnent que c’est pas permis un truc pareil… Comme si moi, j’avais pas envie que ça aille plus vite ? On dirait que le fait de montrer qu’ils sont saoulés va changer quoi que ce soit. Est-ce que si on râle tous ça ira plus vite ? Non. CQFD…

Il y a ceux qui partent du principe qu’ils vont pas faire la queue. Ils valent mieux que ça… Tous les moyens sont alors bons pour resquiller. Et je profite mine de rien de la cohue pour passer devant une famille un peu empêtrée dans ses bagages, et je vois bien que la gourde qui lit son bouquin elle est timide, elle va rien dire si je lui passe devant… Oh tiens une autre caisse ! Ah non, elle est pas mieux, je vais revenir dans la file où j’étais avant et en profiter pour gruger encore un peu. Et si j’ai le malheur de faire remarquer que c’est plutôt irrespectueux, que j’attends sagement, moi… on me rétorque des « Oh ! elle va pas s’exciter celle-là ! Ça va, on est pas à 5 minutes près quand même… »

Il y a ceux qui vous collent. Je suis très attentive à ce qu’on respecte mon espace. Pas seulement parce que je n’ai pas envie de profiter de l’haleine fétide de mes concitoyens mais aussi parce que je me sens vite envahie, limite agressée… Alors les gens qui vous marchent sur les pieds tellement ils sont près, qui collent leurs paquets de pâtes sur mes pots de crème fraîche sur le tapis roulant à la caisse, qui lisent mon livre par-dessus mon épaule, ça me crispe. Je m’éloigne ostensiblement, hop hop ils se rapprochent pour gagner 3 cm. Je soupire très fort : aucun effet. Je donne des coups de coude, aucune prise de conscience.Mais dégage !

GAY ! YEAH ! par Pépite


Lundi, juin 30, 2008

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J’ai assisté à ma toute première Gay Pride avec mon homme.

Hier encore je déprimais et depuis hier j’ai le coeur en fête, drapé dans drapeau multicolore. Dès le matin j’étais excitée comme une puce. Il faut savoir que je suis intransigeante concernant les lesbiennes, gays, bi et trans. Je veux l’égalité pour tous sans aucune concession, et quand on essaye de me démontrer par a+b que les gays sont inaptes à élever des gosses, je mords. Rien d’étonnant donc à ce que je veuille grossir les foules et marcher au côté des marcheurs, quels que soit leur identité ou orientation sexuelle.

Renard et moi nous nous sommes donc rendus à Denfert Rochereau pour rejoindre la foule. Au début j’étais un peu perdue, sans trop savoir où aller, où marcher. La musique électro très bruyante nous a attiré et nous nous sommes mis derrière notre premier char. J’étais émerveillée, comme une véritablement gamine. Dépassant la foule, j’apercevais tous ces drapeaux gays brandis fièrement, dont la vivacité des couleurs ne faisaient que refléter l’effervescence ambiante. Parce que la Gay Pride est certainement le seul moment où vous avez autant de provinciaux et parisiens réunis et compressés dans le même endroit sans que PERSONNE ne vous tire la tronche ! Les rires fusaient de toute part, les gens hurlaient, répondant aux appels des gens sur les chars. Une lesbienne dans son micro chauffait la foule : “Alooooors mes ptits pédéééééés, mes ptites gouinasses, vous êtes contents ?????”, et nous, on hurlait comme des fous, on levait le poing et on riait. Heureux. J’ai regardé Renard et je l’ai embrassé à pleine bouche, au milieu de tous ces homos qui faisaient de même sans que personne n’y trouve à redire.

J’avoue avoir eu les larmes aux yeux devant tant de tolérance. Parce que les trans et les drag queens étaient des stars, prenant la pose devant mon objectif. Sublimes dans leurs costumes et leurs maquillage étincelant de paillettes. C’était kitch, c’était théâtral, clairement spectaculaire, mais tellement beau ou drôle! Il y avait des mecs en slip avec des marcels roses, coiffés d’oreilles de lapin, il y avait des boas roses, des faux flics en cuir, mais aussi des gens fringués comme tous les jours. Le contraste était drôle, étonnant. Détonant même. Tout était un cocktail explosif de joie et de bonne humeur. On faisait la fête mais on en perdait pas moins de vue que cette manifestation était aussi politique que festive. Ce qui, à mon avis, n’empêche pas l’autre. Partout les gens dansaient, aussi bien par terre que perchés sur les arrêts de bus, et nous on ne faisait que rire et s’enivrer. Je me suis prise toutes ces couleurs et cette bonne humeur dans la gueule, et ça a été aussi efficace qu’une bonne séance chez ma psy. Parce que j’étais juste comme un poisson dans l’eau, que cette manif là ressemble au monde que je voudrais.

J’entends souvent des hétéros disent que cette fête politique est décadente et ridicule. J’entends même des homos dire que ça ne rend pas service de voir autant de mecs en slip. Ce que j’en dis c’est que si les gens ont pas envie de voir, ils n’ont qu’à tourner la tête et fermer leur gueule, qu’on va quand même pas se forcer à faire la gueule ou s’habiller en jean - t-shirt pour leur faire plaisir. Sincèrement je vois pas bien ce que ça peut foutre aux gens ce que les autres font de leur cul ou de leur apparence. Cette discrimination me dégoute. J’ai même vu sur un site gay un mec dire : “A tous ces drags, même pas je leur confierais mon môme !”. (bien la preuve qu’on peut être gay et très con) Ah non ? Ben moi si, je vois pas en quoi un mec en jupe maquillé comme une voiture volée serait inapte à s’occuper d’un môme.

D’autres disent qu’on peut pas être gay et fier, qu’il n’y a pas de fierté à avoir. Un mec à répondu que la fierté c’est celle réservée aux opprimés. Alors oui, j’étais heureuse de voir tous ces gens marcher fièrement et pouvoir s’embrasser dans la rue sans que les gens ne les insulte! Oui cette fête est une fête heureuse et il faut qu’on continue parce que le combat est loin d’être gagné! On doit se battre pour que le pays des Droits de l’Homme retrouve ses valeurs et que Égalité, Fraternité et Liberté ne soient plus que des paroles en l’air.

Le combat continue donc, et les sondages montrent que plus de 60% des gens sont favorables au mariage gay et que 51% des gens sont pour l’adoption. L’adoption c’est pas encore gagné, alors il faut encore gueuler et se battre pour qu’un jour on puisse enfin voir des enfants issus de famille homoparentale dans la légalité!

J’espère donc tous vous retrouver l’année prochaine à la Marche des Fiertés pour que d’autres cris et poings levés viennent se joindre à ceux déjà très nombreux!”

Mantra rock’n roll pour le lundi Ep 16


Lundi, juin 30, 2008

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“Dans cette ville, il y a trois sexes : les hommes, les femmes et les chanteuses”

Linda Ronstadt, chanteuse, 1975

31rnxtvrl4l_aa240_.jpgEtre rock : 113 mantras pour le rocker moderne (Broché)
de Philippe Manoeuvre (Auteur), Thierry Guitard (Illustrations)

Photo : Blondie.

Les confessions du dimanche 29 juin


Dimanche, juin 29, 2008
  • Passer la semaine à dragouiller un homme (marié) : mal ! Etre présente mais la tête ailleurs à la maison : mal ! Se coucher pour une petite sieste et faire rien qu’à penser à ce qui pourrait se passer et finir par se caresser : mal ! Visualiser les 72 façons dont on pourrait enfin s’embrasser : mal ! En embrasser son mari sur la joue : mal ! Tout mal, mal, mal ! Mais c’est si boooooooooon….. !
  • Je souffre encore de t’avoir fait souffrir. Et que tu sois si loin de moi. Je t’aime
  • claquer des doigts et faire disparaître son quotidien, ce qui nous importe le plus, juste pour quelques heures de plaisir, ou toute une vie
  • j’ai oublié notre anniversaire …. trop de boulot, trop de choses en tête, trop de pression,mais pas d’excuse, je suis nulle de ne même pas y avoir pensé
  • j’ai réussi à faire brûler des pâtes…. une première
  • J’en ai marre, envie de rien, j’ai l’impression qu’il va me quitter, qu’il en a rencontrer une autre mieux, qui elle n’en a pas marre.
    Je ne sais pas si je l’aime autant que je le pense ou pensais mais c’est de sa faute il embrouille mes sentiments en brillant par son absence.
    De toute évidence il se passe quelque chose mais je ne sais pas quoi et je ne peux pas aller voir si merde il y a…
    J’en ai plein le dos des histoires de couples ça me prend la tête comme jamais, je ferai mieux de laisser tomber et de rentrer dans ordres, ouais non c’est pas une bonne idée.
    Mais si j’arrivais au moins à avoir un petit répit juste pour me recentrer ça serait pas du luxe.
    Désolée les mecs, mais en grande majorité vous êtes des lâches doublés d’hypocrites.
  • je déteste ma belle mère, réellement , profondément, elle ne fait que d’essayer de me pourrir la vie, je voudrais pouvoir la tuer, d’une façon lente et cruelle, pour bien la faire chier mais comme je n’ai pas envie de finir en prison je souris et je dis bonjour à la dame
  • Aujourd’hui, j’ai souhaité la mort de la belle doche. Oh pas pour moi non.

    Elle passe sont temps à rabaisser sa fille. Et c’est moi qui la récupère après.

    Oui vraiment, j’ai envie qu’elle crève …

  • Je suis tombée par hasard …hum, oui par hasard , sur le mail boulot de la nouvelle greluche de mon ex.

    J’ai vu sa photo. Quelconque .

    Mais alors qu’est-ce qui m’a pris de lui envoyer une photo en gros plan de la bite de mon ex, et de mettre en copie son patron.

    Je suis grotesque, puerile, j’ai honte.

  • J’ai tellement baisé ce week-end que je me trouve ce soir dans le plus vicieux des cercles : plus tu baises, plus t’as envie de baiser. Plus tu jouis, meilleur c’est. Une chose est sûre : le rire + l’amour + la tendresse + l’orgasme = paradis sur terre.
  • C’est trop bien de pas avoir d’enfants pendant deux jours. Si j’avais le moindre sens moral, je me sentirais coupable d’avoir trouvé ça aussi génial. Mais en fait non, pas du tout. C’est juste magique. Pas de vigilance à avoir, pas besoin de m’occuper d’autre chose que de moi, pas de disputes à gérer, pas de logistique à assurer, possibilité de me balader à poil dans la baraque. Comment puis-je me réjouir à ce point de passer du temps sans mes enfants et en même temps désirer désespérément avoir un autre bébé ? Parce qu’en ce moment, l’envie d’un autre enfant me tenaille, me noue les tripes. Normal et poignant. N’empêche, les gosses au large, c’est le pied.
  • Je confesse que je l’ai revu et qu’il m’a rendu tres heureuse. Je confesse que j’ai envie de lui faire confiance. Je confesse que je m’en méfie quand meme. Mais je confesse que je suis pénétrée à nouveau dans un casino, las vegas de nos amours; je sais que le casino gagne toujours. N’empeche, je joue !

Communiqué dominical


Dimanche, juin 29, 2008

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C’est dimanche sous vos applaudissements. On se confesse, on rattrape son retard. Cap ou pas cap ? ;)))

Pour bien démarrer son dimanche matin


Dimanche, juin 29, 2008

jean claude Van damme chiffres
envoyé par MySa

CHINAFRIQUE par Minui


Samedi, juin 28, 2008

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Photo Paolo Woods

CHINAFRIQUE : Où il y a de la volonté il y a du business from Minui

Un sujet loin d’être éloigné de nos préoccupations journalières. L’Afrique un continent dévasté à la fois par les guerres, les famines, où business rime avec pitié, c’est sur cette terre qui semble hostile et sauvage à la civilisation dite développée que les Chinois depuis la moitié du XXe siècle ont commencé à entretenir des relations qui aujourd’hui dépassent largement le continent Africain. Si les ressources sont une perpétuelle source de discorde en Afrique, la Chine a offert à l’Afrique la possibilité de pouvoir les négocier. Et le prix en est le développement du continent, longtemps négligé par les puissances coloniales qui sont devenues par la suite les même qui offre l’aide humanitaire tout en la laissant dans ce statut de continent assisté.

Pour beaucoup, l’Afrique n’a rien à espérer des Chinois… Ils sont comme les autres, ils ne s’intéressent qu’aux ressources naturelles de l’Afrique. La Chine étant le Producteur de l’ensemble des produits mondiaux c’est un fait. Mais il y a une énorme différence de méthodes. En effet, les Chinois ne font pas qu’exploiter, ils s’installent. Ils se donnent les moyens non seulement d’acquérir les marchés en répondant aux appels d’offres, en pratiquant un dumping vis-à-vis à la fois des coûts de fabrications et les coûts de la main d’œuvre. Les occidentaux sont alors obligés d’abandonner la négociation ne pouvant fonctionner avec les mêmes règles. Ils construisent tout ce que les Africains essayent de négocier en vain pour acquérir un minimum d’infrastructures, et pire ils le construisent vite et bien pour pouvoir exploiter les ressources le plus rapidement possible.

Cette exploitation n’est pas au goût de tout le monde. En effet, la Chine bouleverse les relations géopolitiques du continent. Les Chinois parlent aux Africains d’hommes à hommes alors que la France ou l’Angleterre fonctionnent encore sur une relation colonialiste. On remarquera le piège remarquable de Jacques Chirac laissé à son successeur Nicolas Sarkozy concernant la Côte d’Ivoire. Une claque politique, qui révèle la France comme dépassée sur le continent Africain… Une illusion d’ancienne puissance coloniale qui disparait et où la France se réveille brutalement face à sa situation international. Elle n’a plus la main mise sur un territoire qu’elle considérait sien.
Les Chinois ne font pas qu’exploiter l’Afrique, ils s’installent durablement. Les visas chinois se distribuent à tour de bras pour y envoyer des expatriés qui viennent des campagnes les plus pauvres et ils risquent leurs vies pour une petite fortune qu’on nommerait le salaire de la peur (30 000 € pour mourir sur une mine en Agola par exemple). Les Chinois construisent des infrastructures non par bonté d’âmes, ils ne sont pas là pour l’humanitaire, ni les droits de l’homme. Ils sont bien là pour le business et comptent y rester longtemps. L’Afrique n’est pas seulement une terre de richesses naturelles mais également une terre d’accueil pour les descendants des aventuriers chinois en Afrique.

A terme, la Chine y voit comme une solution pour y envoyer près de 300 millions de personnes afin de réduire son problème de surpopulation sur son continent. Une invasion ? Non, une relation gagnant-gagnant vous répondront les officiels de Pékin. Comment les Africains voient-ils ces nouveaux venus ? Ils sont partagés ! Ils se méfient car leur méthodes de travail draconiens a de quoi faire peur à n’importe lesquels des travailleurs, locaux ou non. C’est la première fois qu’ils voient des ingénieurs qui ne restent pas dans les bureaux climatisés pour faire semblant de faire marcher une usine en Afrique. Les Chinois sont sur le terrain et ils travaillent d’arrache pied pour finir les travaux à temps. Dans le même temps, les Africains ont besoin de tout ce que les Chinois leur apportent. Car ils fournissent nous seulement matériaux, main d’œuvre mais aussi hôpitaux, infrastructures, et moins glorieux armes, et une certaine non-ingérence dans les affaires africaines.
La Chinafrique est un livre à lire, des photos à découvrir, qui marque le paradoxe d’une rencontre entre des civilisations aussi éloignées que sont la Chine et les pays d’Afrique. Un révélateur de la puissance commerciale chinoise sur des marchés que nous ne considérons pas. Et qui laisse envisager ce qu’ils pourraient faire à terme sur d’autres territoires.


La Chinafrique de Michel Beuret et Serge Michel, photographies Paolo Woods. Editions Grasset & Fasquelle (21 mai 2008)

Pour en savoir plus, un article paru dans Pressafrique.

http://mindofconcrete.blogspot.com/

Rappel : Le confessional


Samedi, juin 28, 2008

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On passe à confesse; Pour les nouveaux venus, la marche à suivre est dans l’onglet bleu en haut “le confessional”.

“C’est dééééééégueulasse !”


Vendredi, juin 27, 2008

“Ha bon ? Ben j’t'emmerde, vieille rombière !”

Je me promène dans la rue et ma route croise une dame âgée. En habit de lumière. L’habit de lumière est en fait la fameuse blouse, un classique qui ne se démode pas :

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accompagnée d’une délicieuse paire de :

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Quand je rencontre ce genre de phénomène, j’ai une pensée pour Jean Rochefort dans “Tandem” et l’inoubliable scène de l’autoroute. Jean Rochefort et Gérard Jugnot sont dans une bagnole sur l’autoroute et soudain, ils voient des gens pique-niquer au bord de la route avec la totale : chaises pliantes, chips et joggings. Jean Rochefort a cette réplique géniale avant de descendre de la voiture comme un dingue pour apostropher ces pauvres gens :

“Les joggings, ça devrait être interdit ! Je leur enverrais les brigades esthétiques !”

Je suis d’accord avec Jean. Je suis toujours d’accord avec Rochefort de toute manière. Mais je ne signifie pas aux victimes vestimentaires ma désapprobation. Pourtant, cette vieille (phase encore polie) ne se privera pas de la manifester, elle…

“Ouarf ! La minijupe !”

Oui… Je suis en minijupe et tongs. Gibert ne va pas tarder à prendre possession de mes jambes, tellement il est fou de mon corps, donc j’en profite ! Je dégaine, ce qui est encore jouable.

“Ouarf ! La minijupe !”

Règle de base pour toute personne susceptible de m’accompagner dans mes trajets, à chaque fois que je me fais interpeller, je réponds. De préférence violemment et bruyamment. J’ai le souvenir ému d’une bande de rappeurs qui faisaient le double de moi. Ils en sont pas encore revenus. Dans la rue, il paraît que j’ai l’air d’une sale bourgeoise hautaine et froide. Pas du genre a priori à répondre, plutôt à avoir peur. Ils me lancent des phrases. Ça n’a fait ni une ni deux, j’ai fait demi-tour, j’ai foncé vers eux, je me suis mise en face du plus balèze, franchissant allègrement la distance réglementaire. Et j’ouvre la bouche. Comment dire… Dès que j’ouvre la bouche, c’est un drame. Un florilège d’insultes, le tout en hurlant avec un accent parisien que ne renierait pas Arletty. Je frappe vite et fort : “Qu’est ce qu’il a le décérébré ? Il veut que je lui finance une greffe de cerveau ou de grosse bite, HEIN ? C’est quoi, ton problème au juste, connard ? Vas y explique-moi maintenant, je t’accorde 5 min”. Le contraste est tellement saisissant que, à ce jour, je ne me suis pris ni une baffe ni un coup de boule. Je prends les gens par surprise et ça marche. Jusque là…

“Ouarf ! La minijupe !”

Périmètre de sécurité franchi en 5 secondes.

“Pardon ?”

“Ouais, c’est dégueulasse ! De mon temps, on s’habillait pas comme ca”

“Pardon ? Mais vous savez ce qui est dégueulasse ? HEIN ? C’est d’oser imposer vos goûts vestimentaires à tous en vous baladant dans la rue dans UNE TENUE PAREILLE, CONAAAAAAAAAAAASSEUH ! Ouais, c’est dégueulasse, les blouses et les charentaises ! Vous avez pas honte ? Fais pas chier la rombière !”

Elle est restée estomaquée. Certainement habituée, vu son grand âge, à une indifférence malgré ses remarques. Elle est peut-être vieille, mais c’est une vieille conne. Et c’est pas parce qu’on est vieux qu’on a droit à mon indulgence et mon respect.

Qui disait déjà cette phrase horrible et sublime : “Ne vous vengez pas d’une femme, le temps s’en chargera…” ?

Spéciale cassé dédi à la Peste et Carmen Cru….. woinwoin ;))

le vendredi c’est graffiti


Vendredi, juin 27, 2008

Vous avez dû croiser ses pochoirs dans les rues de Paris. C’est l’oeuvre de Christian aka C215. Sa fille Nina (photo juste en dessous) apparaît souvent dans son travail. Si vous voulez en voir plus, un p’tit tour sur son espace et une interview pour mieux connaître le personnage (symapthique d’ailleurs).

by Christian (C215)