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Archive for juillet, 2008


Une petite note de lecture par Baci


Vendredi, juillet 11, 2008

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Isaku a neuf ans, il vit au Japon, dans un petit village de pêcheurs, on ne sait ni très bien où ni très bien quand. Son père a vendu sa force de travail contre de l’argent, c’est donc à ce petit garçon, le frère aîné, de prendre en charge la place de chef de famille pour aider sa mère. Le village est si pauvre que leur seul espoir pour améliorer le quotidien, c’est qu’un navire transportant des marchandises fasse naufrage. Un village où la vie est aussi cruelle que leur voeu de naufrages.

Ce roman est d’une douceur absolue et d’une cruauté insensée. Le rythme de la vie d’Isaku est très lent puisqu’il n’a qu’une activité : la pêche sur sa petite barque. On pourrait croire que suivre les saisons et les journées de pêche de ces familles japonaises, que regarder grandir Isaku, qu’attendre le retour du père… serait ennuyeux. Mais pas du tout ! La lenteur et la répétition des saisons m’ont envoutée. J’ai lu comme hypnotisée. J’ai espéré le naufrage pour que tout le monde puisse manger à sa faim. J’ai frissonné quand Isaku devait rester sous la neige pour alimenter le feu pour fabriquer du sel. J’ai eu la gorge serrée en voyant la dureté avec laquelle la mère traitait sa famille.

C’est à la fois une poésie sans fin, un délice d’exotisme et un bonheur visuel. Les couleurs de la montagne qui changent avec l’automne, les techniques de pêche, les poulpes qui sèchent sur des fils devant les maisons, la cérémonie pour demander un naufrage, les repas sur les nattes… Tout est si bien décrit, si bien imagé, que j’avais l’impression de l’avoir vu de mes propres yeux et pas seulement dans mon esprit. Ce roman m’a fait l’effet d’un rêve mélancolique et nostalgique.

Toutes, sauf elles…


Vendredi, juillet 11, 2008

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J’ai une affection profonde pour les femelles, les filles, les femmes, qu’importe leur âge, leur statut, leur job et leurs états de service. J’adore celles qui ont des couilles (oui, je sais, c’est une fixette, mais je n’ai pas dit « qui pissent debout », hein !), les guerrières mais aussi les fragiles, celles qui doutent, les rigolardes et les romantiques, les tristes et les amoureuses, les +belles+bronzées+minces que moi et même, dans ma grande bonté, les mieux chaussées (heu… si elles font ma pointure, quand même), toutes, car comme je connais leurs failles, je reste indulgente et bienveillante. J’ai même une certaine affection (OK, je l’avoue, parfois teintée de pitié…) pour les pétasses (qui n’en ont parfois que le plumage), je supporte les jalouses, les jamais contentes, les râleuses, je rassure les hypochondriaques, j’encaisse sans broncher les casse-couilles, les azimutées, les bourrées, je console comme je peux les déprimées et les paumées… Bref, j’ai toujours eu beaucoup d’amies femmes et j’adore ça. Je leur pardonne tout.
Tout, sauf… la trahison.

Pour moi, qui reste une grande naïve devant l’éternel(le), toutes les femmes du monde devraient se donner la main, au moins pour les causes importantes. Donc, je n’ai vis-à-vis de certaines pouffiasses aucune indulgence quand elles viennent, sciemment, blesser et pourrir ceux que j’aime : je les boute hors de ma laïfe… Et il y a les pires de toutes : les mauvaises copines. Car, forcément, certaines de mes histoires d’amitié ont tourné court, et si je n’ai ni regret ni aigreur quand je regarde mes histoires de coeur passées, je peux garder ENORMEMENT de rancune face à une déception amicale. Je supporte beaucoup plus mal la trahison d’une femme que d’un homme. Une fille qui me blesse en amitié passe dans le clan adverse de façon irréversible. Celui, restreint, de celles que je bannis sans aucun espoir de retour, qui ne deviendront ni ne resteront jamais mes copines, car quand le vase a débordé, faire machine arrière serait ouvrir la porte à toutes les fenêtres et ça, niet.
Cet article est donc dédié à certaines qui, parce qu’elles ne passeront jamais ici, ne se reconnaîtront donc pas, et c’est tant mieux pour elles. Mais une chose est sûre : les filles, surtout, qu’on ne se croise pas, et si ça devait arriver… changez de trottoir, je pourrais vous marcher dessus, et ça ne porte pas forcément bonheur !
• à C. qui, non contente de me remplacer (en version beaucoup plus moche) avant même la date légale de séparation, se complait dans les faux témoignages, pensées fumeuses et attestations bidons, persuadée qu’elle est d’avoir décroché le gros lot et qu’à force de baisers, son crapaud va se transformer en Prince. Son heure viendra… « J’attends que toi aussi, tu prennes ta première beigne. T’inquiète, un jour ou l’autre, elle tombera, et ce sera le début d’une longue série : chacune son tour. Ce jour-là, surtout, surtout, ne viens pas me voir. Chacune sa merde. Et d’ici là, casse toi, tu pues…»
• à V. qui, témoin auditif de mon premier tabassage, s’est trouvé les meilleures excuses du monde pour ne pas me faire l’attestation qui aurait prouvé les violences conjugales, m’aurait évité deux ans de procédure lourde et permis l’économie d’environ 400 feuillets de piges. Je suis devenue dingue de rage, et même mes SMS vengeurs ne m‘ont jamais calmée. La suite de notre relation n’a été que duretés verbales (moi), fausses excuses (elle), puis mépris total (moi) teinté de chagrin, bref, un vrai gâchis…
« Mon bide se retourne encore quand je pense à toi, espèce de sale collabo. Je crois, non, je SAIS que moi, j’aurai bougé, agi. Point barre, je ne te trouve aucune excuse pour ta décision, je ne VEUX même pas chercher à la comprendre. Tu n’as pas trahi que moi, mais aussi mes mômes. J’espère que cela reviendra te hanter jusque sur ton lit de mort ».
• à N. qui, après des années d’amitié, a pris la peine de me laisser un message téléphonique il y a deux ans (comment çà, je n’oublie pas ? mais non, je n’oublie pas !) pour me signifier, sans explication ni autre forme de procès, qu’elle ne voulait plus entendre parler de moi et que je n’existais plus pour elle. Sans jamais m’expliquer le seul truc qui aurait pu me permettre de comprendre et d’accepter : le « pourquoi ». Le tout, dans une période de galère noires. Moralement, j’ai complètement perdu l’équilibre. Ce coup de poignard a sans doute ré-ouvert d’autres cicatrices, d’autres abandons pour que je l’aie aussi mal digéré. Jamais je ne m’étais fait jeter ainsi, sans raison, depuis l’adolescence. Violent. « Putain de bordel de merde, mais pourquoi ? Crache-la, ta putain de Valda et que je puisse assumer la connerie que j’ai sans doute faite ! »

Voilà, c’est dit, et croyez-le si vous voulez… wahhhh, ça fait un bien fou ! Y’a pas à dire, Epidemik, c’est une putain de thérapie…

Refusons l’extradition de Marina Petrella ! par Angelina


Vendredi, juillet 11, 2008

Ingrid Bétancourt est libre, et nous avons le droit de nous réjouir, nous avons le droit de nous enivrer de sa liberté et du bonheur de ses proches.

Aujourd’hui Ingrid est libre, Marina se laisse mourir en prison…

Ces dernières semaines, elle a fait plusieurs allers-retours entre la prison et l’hôpital psychiatrique Paul-Guiraud de Villejuif. Elle se trouve actuellement dans la section psychiatrique de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis tant le personnel carcéral de Fresnes craignait de ne pouvoir l’empêcher de commettre l’irréparable. Selon les experts, elle souffre d’une crise suicidaire majeure. Or selon la Convention de 1957, la seule en vertu de laquelle la procédure d’extradition de Marina Petrella est possible, « l’extradition pourra être refusée si la remise est susceptible d’avoir des conséquences d’une gravité exceptionnelle pour la personne réclamée, notamment en raison (…) de son état de santé. » Cette clause humanitaire est délibérément et cyniquement ignorée par le gouvernement français malgré la mobilisation qui s’est organisée depuis l’arrestation de Marina Petrella en août 2007, malgré la mobilisation qui grandit, sourde et gronde depuis que le Premier Ministre Fillon a signé son décret d’extradition en juin dernier.

Si vous tapez “Marina Petrella” sur Google, vous lirez de nombreux articles expliquant qu’elle est “en grève de la vie”. « Ce n’est même pas une crise suicidaire, c’est une baisse de l’énergie vitale, explique sa fille aînée, Elisa. Elle boit un peu d’eau, le reste, elle s’en fout. On peut mourir de tristesse, vous savez. Je supporte parce que je n’y pense pas. On n’est pas des gens à se complaire là-dedans. » (1) Le 11 avril 2008, le médecin généraliste de l’UCSA de Fresnes la décrit dans un « état dépressif gravissime, douleur morale, idées de mort extrêmement prégnantes, angoisse avec vécu somatique, sensation d’avenir bouché, l’ensemble évoquant une crise suicidaire franche et très inquiétante ». Le 9 juin, un docteur ayant pu la voir décrit s’alarme : « Ne s’alimentant plus, elle perd 2 kilos de poids par semaine. Ne communiquant presque plus, elle s’enferme dans une solitude profondément dépressive. Son état ne l’intéresse plus. Elle n’est préoccupée que par l’avenir et le présent de ses deux filles et souffre de leur absence. »

Pourtant, François Mitterrand avait donné sa parole. En 1981, il avait accordé l’asile de fait aux militants poursuivis pour des faits de nature politique. En 1985, devant le 65ème Congrès de la Ligue des Droits de l’Homme, il avait déclaré : « Prenons le cas des Italiens, sur quelque trois cents qui ont participé à l’action terroriste en Italie depuis de nombreuses années, avant 1981, plus d’une centaine sont venus en France, ont rompu avec la machine infernale dans laquelle ils s’étaient engagés, le proclament, ont abordé une deuxième phase de leur propre vie, se sont insérés dans la société française, souvent s’y sont mariés, ont fondé une famille, trouvé un métier… J’ai dit au gouvernement italien que ces trois cents Italiens… étaient à l’abri de toute sanction par voie d’extradition… ».(2)

C’est exactement ce qui était arrivé à Marina Petrella, ex-membre des Brigades rouges, accusée d’avoir tué un commissaire de police et blessé son chauffeur, accusée d’avoir participé à l’assassinat du premier ministre italien Aldo Moro, accusée d’avoir séquestré un magistrat, accusée de vol avec arme et attentats. C’était les années 70 et c’était en Italie. C’était ce que l’on appelle “les années de plomb”. Des centaines de personnes en Italie ont choisi les armes et la violence pour lutter contre le système, une guerre civile qui n’a jamais dit son nom s’est déroulée au rythme des attentats, d’une véritable guérilla urbaine entre 1968 et 1982.

Début des années 80, Marina Petrella fait 8 ans de prison, pendant lesquelles elle donne naissance, à sa fille aînée Elisa. Elle est libérée suite à l’expiration du délai maximum légal de détention préventive. En 1993, elle assiste à son procès à l’issue duquel elle est reconnue coupable et condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité mais le mandat d’arrêt n’est jamais délivré et c’est libre qu’elle repart du tribunal. Sous le coup d’une incarcération peut-être imminente, Marina Petrella se réfugie avec sa fille en France, mais avertit les autorités françaises de sa présence sur le territoire. En 1998, la Préfecture de police de Paris lui délivre un titre de séjour de 10 ans.

La parole donnée par François Mitterrand a été respectée par 9 gouvernements successifs, années durant lesquels aucun des “réfugiés italiens” n’a enfreint les lois françaises, s’appliquant à se reconstruire, à construire une nouvelle vie dans le respect du contrat qui leur avait été proposé.

Marina Petrella s’est mariée, a eu une deuxième fille, Emmanuella, s’est installée dans la banlieue parisienne où elle a été femme de ménage a passé un CAP de jardinier puis a entamé une longue formation pour devenir assistante sociale, seul prolongement plausible de son engagement militant.

Le Président Sarkozy a affirmé, aujourd’hui 8 juillet, lors d’un point de presse en marge du sommet des pays du G8 au Japon que « La France, conformément aux accords européens que nous avons signés (…) et conformément aux décisions de justice françaises (…) extradera Madame Petrella. » Il pousse la lâcheté, le cynisme au choix, jusqu’à ajouter : « Mais j’ai demandé au Président du Conseil italien dans ce cas de solliciter du Président de la République italien sa grâce, compte tenu de l’ancienneté de la condamnation et compte tenu de la situation psychologique et de santé de Madame Petrella. Le Président du Conseil m’a fait valoir qu’il partageait mon analyse et qu’il interviendrait auprès du Président pour obtenir la grâce. » Jolie façon de se défausser d’une situation embarrassante, de ne pas prendre ses responsabilités et de laisser ce soin à d’autres tout en contentant son ami Berlusconi. Ce serait drôle si ce n’était pas si tragique. Surtout après avoir offert aux FARC ce qu’il refuse à Marina Petrella.

Démissionner de cette responsabilité humanitaire qui incombe au Président Sarkozy pour une femme emprisonnée aujourd’hui, en France, extrader Marina Petrella vers l’Italie ivre de vengeance, une Italie qui n’a toujours pas trouvé l’apaisement depuis les années de plomb, c’est hypothéquer l’honneur de la France.

Ce dont il faut avoir conscience, c’est que Marina Petrella, César Battisti, Paulo Persichetti mais aussi Joëlle Aubron et Nathalie Ménigon et des milliers d’autres, ne sont pas et ne seront jamais des coupables comme les autres. Il semble qu’il n’y ait pas de rémission permise pour les Brigades Rouges italiennes, Action Directe française, Fraction Armée Rouge allemande malgré la force et la rage que leurs membres pourront avoir à se repentir. Rapellons qu’en prison, Marina Petrella a accouché de sa fille menotée. Parce qu’elle n’était pas une détenue comme les autres. Ces armées rouges des années de plomb, en lutte armée et sanglante contre les pouvoirs, contre les Etats, contre le droit subissent une justice qui va au-delà d’elle-même lorsqu’elle s’applique à eux. Une justice exceptionnelle qui rend ses justiciables otages de leur passé, otages de leur propre vie.

Être en grève de la vie aujourd’hui pour Marina Petrella est la seule alternative que le gouvernement de Monsieur Sarkozy lui laisse. Être en grève de la vie pour elle, c’est ne plus être otage de sa propre vie.

Mobilisation pour Marina Petrella sur le site Parole donnée. Propositions de lettres à adresser au Président de la République française et au Premier Ministre pour exiger l’abrogation du décret d’extradition.

Un rassemblement est prévu jeudi 10 juillet 2008 à 18h30 sur le parvis de Beaubourg (métro Rambuteau).

(1)Le Monde daté du 1er juillet 2008
(2) Citation tirée du Monde daté du 7 avril 2004.

Les femmes de ma vie Ep 1 Rosa Parks par Homeo


Vendredi, juillet 11, 2008

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Interrogatoire de police en date du 1er décembre 1955

Nom
McCauley Parks

Prénom
Rosa Louise

Date et lieu de naissance
4 février 1913, Tuskegee, Alabama, Etats-Unis

Profession
Couturière

Signe particulier

NOIRE

Nom, Prénoms et Professions des parents
James et Leona McCauley, charpentier et institutrice

Situation matrimoniale
Mariée à Raymond Parks

Etudes et scolarisation
Elevée par sa mère et ses grands-parents, elle est éduquée par sa mère, à la maison jusqu’à l’âge de 11 ans, puis scolarisée à l’Industrial School for Girls de Montgomery, Texas ; études secondaires à l’Alabama State Teachers College for Negoes.

Engagements dans la vie associative

Membre, avec son mari du NAACP de Montgomery, Texas.

Faits reprochés en ce 1er décembre 1955

Rentre chez elle après une journée de travail, s’assoit dans la partie charnière du bus (partie où les Noirs ont le droit de s’asseoir jusqu’à ce qu’un Blanc ait besoin de s’asseoir parce qu’il n’y a plus de place dans la partie réservée), un Blanc veut s’asseoir, elle refuse de céder sa place. La police est appelée par le chauffeur du bus, elle est arrêtée.

Jugements

Elle est, ce jour là, jugée coupable de désordres publics et de violation des lois locales et est condamnée à payer une amende de 15 dollars.
L’affaire est portée par la suite devant la cour Suprême qui, le 13 novembre 1956, statuera que la discrimination dans les bus est anticonstitutionnelle.


Contexte Historique

Abolition de l’esclavage
1865 Fin de la Guerre de Sécession, le Congrès vote le Treizième Amendement de la Constitution qui met fin à l’esclavage.


La ségrégation

Les pratiques discriminatoires envers les Noirs dans les Etats du Sud sont maintenues et tolérées pour des raisons politiciennes. Ces pratiques sont « officialisées » par une décision de la Cour Suprême (Plessy v.Ferguson) de 1896, La décision élabore la doctrine « separate but equal » séparés mais égaux, les Noirs sont des citoyens mais ils ne peuvent pas aller aux mêmes écoles que les Blancs, prendre le bus avec eux, boire dans les mêmes fontaines, partager un taxi avec un Blanc, entrer dans un bâtiment par la même porte, être enterrés dans les mêmes cimetières, les Noirs sont exclus des restaurants, bibliothèques et des jardins publics.
1915 Le KKK se reforme et les violences physiques envers les Noirs s’intensifient. Les Lynchages et les mises en scènes spectaculaires visent à instaurer un véritable climat de terreur sur la population noire.

La NAACP (National Association for the Advancement of Colored People)
Elle se concentre, entre les deux guerres mondiales, sur la lutte contre les lynchages des Noirs. Les Vétérans de la Première Guerre mais surtout de la Seconde Guerre Mondiale sont, à leur retour dans leur pays, très revendicatifs, (le nombre d’adhérents à la NAACP passe de 50 000 en 1940 à 450 000 en 1946). Ils se sont battus pour lutter contre la barbarie nazie au nom de la liberté, ils veulent que cette liberté leur soit également appliquée.
La NAACP entame alors une campagne juridique pour obtenir un revirement de la jurisprudence Plessy de 1896. Son objectif est de démontrer que la ségrégation raciale contredit le statut de citoyen accordé aux Noirs.
La lutte pour les droits civiques est en grande partie une lutte pour faire respecter un statut du citoyen en théorie reconnu, mais dénié dans la pratique.
1954 Décision de la Cour Suprême qui juge anticonstitutionnelle la ségrégation dans les écoles primaires. Mais cette décision arrachée ne fut pas facilement acceptée par les Etats Sudistes.

Conséquences de l’arrestation de Rosa Parks

Boycott des bus de la ville
La nuit suivant l’arrestation de Rosa Parks, une cinquantaine de dirigeants de la communauté Noire de Montgomery se réunissent à l’Eglise Baptiste, ils fondent le Montgomery Improvement Association et ils élisent Martin Luther King Jr (jeune pasteur inconnu alors, âgé de 26 ans) président. Le mouvement à trois revendications immédiates :

  • que les Blancs et les Noirs puissent s’asseoir où ils veulent dans les bus,
  • que les chauffeurs soient plus courtois à l’égard de toutes les personnes,
  • que des chauffeurs noirs soient engagés.

A l’issue de cette réunion, 35 000 tracts sont distribués pour inviter les Noirs à ne plus emprunter les bus le lundi 5 décembre, c’est le début du boycott des bus de Montgomery qui durera 381 jours.
Pendant plus d’un an les habitants noirs de la ville vont s’organiser pour mettre en place un service parallèle de bus, les taxis conduits par des Noirs accepteront de faire payer leur course au prix du ticket de bus, l’écho national et international du mouvement permettra de lever des fonds pour aider ces démarches.
Pendant cette même période, MLK popularisa ces théories de non-violence et de désobéissance civile. Les violences à son encontre et à celle des autres membres du mouvement furent nombreuses (agression, molestage, attentat à la bombe du domicile de MLK alors que sa femme et son bébé étaient à l’intérieur, etc…)

Suppression des lois ségrégationnistes
Le 13 Novembre 1956 la Cour Suprême statue que la ségrégation dans les bus est anticonstitutionnelle.
Mais ce n’est qu’en 1964 que les lois ségrégationnistes sont abrogées par le Civil Rights Act qui interdit toute forme de ségrégations dans les lieux publics, puis en 1965 le Voting Rights Act supprime les examens et taxes pour devenir électeur aux Etats-Unis.

Pourquoi ELLE ?

J’habite dans un Etat Sudiste des Etats-Unis, j’habite près de la ville qui a vu grandir Martin Luther King Jr, j’habite près de la montagne de rassemblement du KKK, j’habite très près d’un tout petit cimetière où ne sont enterrés que des Noirs.
Mais j’habite aussi dans un Etat qui a porté Obama à l’investiture du parti démocrate, j’habite près de la ville qui a un musée-centre de recherche sur Martin Luther King Jr, j’ai assisté à une messe gospel dans son quartier historique avec une grande majorité de Noirs et j’ai été accueillie avec le cœur bien que je sois Blanche.
Les lois ségrégationnistes ont été déclarées anticonstitutionnelles en 1964, il y a 44 ans et elles l’ont été grâce à une femme simple qui a dit « Non, je ne me lève pas, je suis fatiguée de me lever pour les Blancs » et c’est tout. Parfois l’action passe par la résistance, et la non-violence et elle n’en est que plus grande.

Cholerik sound of the week n° 26


Vendredi, juillet 11, 2008

Okay…il n’y a pas grand chose cette semaine, alors, je vous propose une bande son de l’été, quatre albums qui vous réveilleront le matin, prolongeront les déjeuners, animeront vos après midi et souligneront la douceur des soirs d’été.

654596694_m.jpg Jehro
Folk Rock / Reggae / Alternative

http://www.myspace.com/jehromusic


923944865_m.jpg Mark Ronson
Rock / Hip Hop / Soul

http://www.myspace.com/markronson

m_66230ef1dc054b894ff4676920a9161d.jpg Shawn Lee
Soul / Funk / Psychédélique

http://www.myspace.com/shawnleemusic

1151968081_m.jpg Koop
Jazz, electro,

http://www.myspace.com/koop

La pub va t elle sauver la zik ? par Valentine Faure.


Vendredi, juillet 11, 2008

Source : BRAIN MAGAZINE http://www.brain-magazine.com/index.php?option=com_content&view=article&id=2105:la-pub-va-t-elle-sauver-lindustrie-musicale&catid=18:reportages&Itemid=7

Les coups spectaculaires qui ont marqué l’année (The Do, Yael Naïm, Feist), ont fait naître une nouvelle idée chez les observateurs: et si la pub allait sauver l’industrie musicale? Etat des lieux avec Charles Henri de Pierrefeu, responsable de la synchro pub chez Universal.
La pub joue-t-elle un rôle accru depuis la crise de l’industrie du disque?
Charles Henri de Pierrefeu : Oui, je ne vais pas dire le contraire. Mais dire : «la pub fait énormément vendre », c’est une contrevérité totale. Les journalistes s’appuient sur deux ou trois cas par an maximum. C’est un coup de pouce, ça met un artiste sous les feux de la rampe, mais c’est très rare que ça se traduise par une augmentation drastique des chiffres de vente. On n’en est plus du tout à cette mécanique où l’on sort un single, on met un sticker « musique de la pub machin ». C’est devenu impossible en termes de timing. Et les internautes s’informent autrement.

Quelle est la force de la publicité par rapport aux autres médias ?
La pub permet qu’une musique touche un public qu’elle n’aurait pas forcément touché, c’est sa grande force : elle permet de s’affranchir des déterminismes. Yaël Naïm, Feist, The Do : la pub fait correspondre à des publics des musiques qui n’auraient jamais été dans la cuisine de la ménagère en train de préparer le repas quand elle écoute le spot avant le 20 heures. C’est ce petit miracle qui me plaît : que des musiques un peu indé, pointues, se retrouvent sur des spots de grande écoute sur TF1 à 20h40. C’est une exposition qui n’aurait pas du avoir lieu, ça brouille un peu les cartes.

“C’est ce petit miracle qui me plait : que des musiques pointues, se retrouvent sur des spots de grande écoute sur TF1 à 20h40.”

La suite :

http://www.brain-magazine.com/index.php?option=com_content&view=article&id=2105:la-pub-va-t-elle-sauver-lindustrie-musicale&catid=18:reportages&Itemid=7

Les 1001 albums qu’il faut avoir écouté dans sa vie Ep 5


Vendredi, juillet 11, 2008

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de Robert Dimery (Auteur), Collectif (Auteur), Michka Assayas (Préface)

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Le son et l’image se sont rarement rencontrés avec autant de grâce que sur la Bo réalisée par Air pour le premier long métrage de Sofia Coppola La synergie entre les images (l’histoire tragique de cinq soeurs n’ayant aucune raison de vivre) et la musique envoûtante et mélancolique du duo de l’électro pop française est si intense que l’on peut difficilement les dissocier.

Dans une des scènes du film, un médecin demande à une fille de 13 ans ce qui l’amène à vouloir se suicider. “Il est évident que vous n’avez jamais été une fille de cet age” lui répond t elle. En effet la motivation qui pousse les filles à la mort n’est jamais explicite - une atmosphère de mystère, dont s’inspire la musique de Air, règne au coeur du film. Si plusieurs morceaux ont leur propre style musical, comme Playground love, The Virgins suicides s’inscrit dans une continuité élégiaque.
Les mélodies poignantes apparaissent, disparaissent puis réapparaissent à nouveau, subtilement modifiées. Slalomant entre le foisonnement de l’oeuvre d’Angelo Badalamenti et de David Lynch et le romantisme lascif de Serge Gainsbourg, l’album donne dans le jazz enfumé sur Playground Love- et son pendant plus sombre encore, Highschool lover-, l’orgue et la guitare facon Gilmour sur Bathroom girl. De fait, tout l’album baigne dans l’influence Pink Floyd des années 70, avec l’hypnotique pop en mineur sur Cemetary Party et les synthétiseurs rétrogrades.

Air approfondit le travail commencé sur son premier album Moon safari. Mais son niveau d’exigence est tel qu’il ne l’a pas encore atteint- Talkie Walkie crée en 2004, s’en approche pourtant. Cette oeuvre est sans conteste l’un des plus beaux requiem de l’histoire de la pop. “

Attention chef d’oeuvre ! C’est pas compliqué le premier qui dit qu’il aime pas, il est banni d’Epidemik… “Virgin Suicides “ est un des films que j’ai le plus vu de toute ma vie. Sept ou huit fois au bas mot. Il y a une décharge émotionnelle et un souffle glaçant dans ce film et je ne sais comment une aussi jeune femme a pu en être l’auteur. Séquence, j’me la pète : Sofia Coppola a bossé pendant une semaine dans ma boite récemment. Elle est si jolie. Beaucoup plus jolie qu’en photo. Elle est gracile. Et quand elle est partie, elle a passé la porte, a fait demi tour, s’est penchée à travers la porte, et m’a dit “Bye Nathalie”. Je ne lui ai jamais dit comment je m’appelais…C’est débile mais cela restera un souvenir quand même ;)

Reste la musique…Il existe des choses, des objets, des albums d’une telle délicatesse que c’est inutile de leur attribuer des adjectifs. Ils sont évidents…

(Je sais..ce ne sont pas les bons titres…)


Découvrez Air!

Découvrez Air!

Nirvana par Helene


Vendredi, juillet 11, 2008

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Je vous parle d’un temps que les moins de 14 ans ne peuvent pas connaître… je vous parle d’un temps où Kurt Cobain était encore en vie. D’un temps où on guettait les dates de concerts de Nirvana pour prendre nos places.

La semaine dernière, j’ai lu qu’une partie des cendres de Kurt Cobain a été volée et que Courtney Love est dans tous ses états. Du coup ça m’a fait penser à Kurt Cobain.

Comme The Cure, Pixies, Rage Against The Machine et Noir Désir, Nirvana a marqué mon adolescence et m’a toujours accompagnée depuis.

Retour en arrière. 1991, sortie de l’album Nevermind, et de la chanson “Smell Like Teen Spirit ” . Une bombe dans le paysage musical. J’avais presque 13 ans.. Des guitares criardes, une voix écorchée, une énergie folle : je n’arrêtais pas d’écouter l’album. Nirvana, précurseur du mouvement grunge. Ont ensuite suivi les excellents albums Incesticide et In Utero. Je me suis prise de passion pour Kurt Cobain, pour ses paroles, pour son style. Je m’habillais en surchemise, en rangers (ou en Converse ), en jean déchiré.

J’ai suivi son mariage - où il était en pyjama ! - avec Courtney Love, la naissance de Frances Bean, en 1992. Rappelle-toi ce bébé blond dans les bras de Kurt Cobain…on en était fous.

En février 1994, Nirvana est passé en concert près de chez moi, à Rennes, mon frère, 19 ans, y est allé. Lorsque je demandai à m’y rendre aussi, refus de ma mère - je m’en rappellerai toujours…- “ah non, tu as cours le lendemain ! Tu auras bien l’occasion de les voir une autre fois...” bon… !! Mon frère m’a ramené une belle affiche du concert. ça m’a un peu consolée…

Avril 1994. Les années lycée…Le choc. La douche froide. Je n’en croyais pas mes oreilles quand je l’ai appris à la radio. J’avais l’impression d’être dans un film…le suicide de Kurt Cobain. Il avait interrompu la tournée “In Utero”, il n’en pouvait plus de la notoriété, du public. Il prenait moins de plaisir lors des concerts. Son suicide nous a pris de court.

Alors, on a tous pris une attitude de jeunes aux idées noires….on écrivait “I hate myself and I want to die” sur nos trousses, sur les tables du lycée, et on se disait qu’il avait raison quand il écrivait ” il vaut mieux brûler franchement que s’éteindre à petits feux “.
On trainait des pieds dans la cour, l’air désinvolte, on a tous acheté un T-shirt avec le visage triste de Kurt, et “1967-1994″ en-dessous, pour montrer qu’on était très affecté par sa mort. On écoutait tristement en boucle le MTV Unplugged. Parfois je me coiffais comme Dave Grohl et j’adorais (et j’adore toujours d’ailleurs) l’album “Live Through This” de Hole…

Nous aussi, on voulait mourir jeunes, avant 30 ans en tous cas. C’est ce qu’on se disait entre nous…mais on ne le pensait pas vraiment. Sauf certains, qui ont pris tout ceci tellement au sérieux qu’ils sont passés à l’acte.

Les années ont passé, et j’écoute toujours les albums de Nirvana avec plaisir. J’ai lu le journal intime de Kurt Cobain, j’ai lu sa biographie qui m’a mieux fait comprendre son mal-être, j’ai acheté le coffret sorti il y a quelques années, j’ai vu “Last Days” de Gus Van Sant avec l’apparition remarquée de Kim Gordon (Sonic Youth). Je regarde les vidéos des répétitions de Nirvana dans une cave, Kurt chantant face au mur. Je suis avec émotion la carrière de Dave Grohl, qui a lâché sa batterie pour le chant dans Foo Fighters, je suis en souriant les frasques de Courtney Love.

Je souris quand mon frère de 17 ans me demande, entendant à la radio une chanson de l’Unplugged : “c’est une reprise d’une chanson de Nirvana, ça?
Je souris, parce que Nirvana, on les entendra toujours à la radio. Ils sont indémodables. Ils traversent les générations sans prendre une ride, et ça me fait plaisir.

Voici une de mes chansons préférées, Love Buzz ( de l’album Bleach, 1989.)

Les confessions du dimanche 15 juin 2008


Vendredi, juillet 11, 2008

Note : J’ai eu un petit souci sur les confessions. Une personne m’a demandé de retirer sa confession. Or je n’ai pas pu l’identifier. Vous êtes totalement libres. Vous avez jusqu’à 19h, le dimanche pour supprimer vous mêmes vos confessions.

  • dimanche (ou plutôt lundi 9 juin, minuit et 50 minutes)

    Cher XY,

    Qu’est-ce qui a bien pu te faire penser -ne serait-ce que l’espace d’un instant- que j’étais de celles qui passaient l’éponge sans explication ?
    Comment as-tu pu croire que tu pouvais tout simplement ignorer mon courriel de la semaine dernière et puis me faire un petit coucou mine de rien quelques jours plus tard ?

    Non mais sérieusement, tu t’imagines bien que tant que tu ne m’auras pas répondu, je ne reprendrai plus le contact moi-même.
    Je suis sûre que derrière ton égo surdimensionné, si tu cherches bien, tu vas trouver les raisons de ma froideur ce soir.
    Allez avoue : tu sens bien au fond de toi, que tant que tu n’auras pas pris les rames pour me présenter des excuses pour ton hallucinante crise de jalousie, je n’ouvrirai plus la porte.

    Alors sois aimable de garder tes cours de bienséance par chat de côté et de commencer par balayer devant ta porte.

    Dans l’espoir de te lire très vite sur un autre ton que celui actuellement utilisé,

    XX

  • Je le confesse, j’ai des envies de meurtre sur ma mère. Non je ne veux pas la tuer pour épouser mon père. C’est juste qu’avec l’âge elle devient de plus en plus conne, de plus en plus chiante, de plus en plus pointilleuse… J’en peux plus! J’ai envie de la bâillonner parfois. Ou de lui en coller une. Au choix. Je sens bien que pour elle je suis une déception. Je sens bien que quoi que je fasse elle n’est JAMAIS contente. Mes parents sont toujours ensemble. Depuis presque trente ans. Pourtant, parfois il m’arrive de me dire que si mon père se cassait du jour au lendemain, je le soutiendrais. Parce que je n’ose pas imaginer ce que c’est que de la supporter au quotidien. Deux jours que je suis rentrée, et j’en peux déjà plus. En attendant je me contente d’être odieuse avec elle. Le contact est brisé. Tant pis. Je peux plus la voir en peinture.En fait elle m’exaspère à un tel point que je n’ai qu’une envie, c’est de m’éloigner d’elle sans lui donner de nouvelles. Rien à foutre de sa souffrance. Elle s’en remettra puisqu’elle se prétend si forte et si fabuleuse.
  • Je n’ai envie de rien d’autre que lui.Sa présence, son odeur, le son de sa voix et ses blagues à 2 centimes me manquent à un point que je n’imaginais même pas possible.
  • Je crois que je suis la seule cruche à ne pas lire les confessions déjà enregistrées les fois où je viens rédiger la mienne…
  • L’incertitude est le pire des poisons.La certitude n’existe pas, elle n’est donc pas l’antidote.

    Quel est-il alors ?

  • Je voudrais démarrer une nouvelle vie mais je n’en ai pas la force actuellement. Mon passé me retient par ses tentacules hypermobiles et l’avenir n’a pas assez d’énergie pour me tirer. Le présent est une source de chaleur et de froideur à la fois, mélange de sentiments, d’émotions, qui ne peuvent pas être compatibles, malheureusement. Je me dis souvent que la solution est là, combiner mes désirs et mes craintes, sauvegarder ce qui peut l’être et profiter de ce que l’on m’offre. Mais voilà, c’est incompatible. Et il y a plusieurs joueurs dans ce jeu de la vie, des joueurs qui finissent par se réveiller pour ne pas se faire bouffer par les autres. Puis les plus endormis se réveillent à leur tour et tentent juste de vivre. Une énorme pelote de laine emmêlée de tous les côtés, dans laquelle se débattent les joueurs afin de ne pas finir étouffés. Je ne veux faire souffrir personne, à commencer par moi. Je fais tout l’inverse pourtant, je suis en première ligne, et après avoir orchesté les changements, j’en accuse les conséquences, ce n’est que la suite logique de tout ce temps perdu à subir en silence. Ensuite je fais souffrir autour de moi. Le passé auquel je souhaite plus que tout échapper, tout en désirant conserver sa sécurité et les bons moments, éventuellement en créer d’autres. Mon avenir parce qu’il partage avec moi plus que je ne l’aurais souhaité, et d’une rare intensité. Le présent devrait être vierge de tout ça, pour mieux apprendre, retenir, rebondir. Mais je n’y arrive pas. Le passé me retient. L’avenir me fait peur.
  • déja, ca fait longtemps que j’suis pas venu à confesse,…parce que pas le temps,…parce que la plupart du temps je n’sais meme pas qu’on est dimanche quand on est dimanche, fin bref, la zone quoi.(pas un troquet, pas une mobylette, ouais, je sais,…) Enfin bref, j’ai trop de trucs à confesser du coup. Toute cette débauche, et puis des sentiments. Confus, emmêlés, il y a cette nana. Ouais. Qu’est maquée, ouais. Pis qui sait pas c’quelle veut. Ouais. Bref, j’suis perdu. Et j’men fous un peu en fait. Je vis à cent mille à l’heure, dans la confusion, dans le doute, toujours trop de trucs à faire, ouais j’suis occupé. Ah et je voudrais confesser aussi que j’ai peur. Très peur. De ce qui va se passer, des choses que je pressent, et je déteste préssentir. Surtout qu’en général, j’suis pas mauvais en préssentiments. Alors j’ai juste envie de dire merde là, tout de suite, maintenant. Et qu’on me resserve à boire.
  • Il revient sans cesse, celui avec qui ça aurait pu marcher…Etait-il trop jeune?

    Il revient et je ne sais pas quoi faire de ma bienveillance à son égard, c’est la merde.

    Je ne l’aime plus depuis un moment, mais mon instinct qui veut que je ne puisse pas perdre le contact de quelqu’un que j’ai aimais fort est bien là…

    Je ne sais pas quoi faire, garder ce contact?

    Je ne peux pas faire ça à celui que j’aime maintenant..

  • Je ne sais pas quoi confesser parce que se confesser c’est dire des choses que l’on ose pas dire, pas avouer et depuis la semaine dernière il n’y a rien que je n’ai pas dit, ni oser avouer alors je ne confesse rien ….
    je peux en revanche déclarer mon amour à mon amour, je peux déclarer que j’aime, je peux déclare que je suis accro à Epidémik….
  • J’ai l’impression d’être une impostrice entre l’image que je donne sur mon blog et celle que je suis vraiment…Difficile dans ces conditions d’essayer d’aller plus loin voire de faire connaissance. Handicapée sociale.

    Pourquoi est-ce si difficiel pour moi d’aller vers les autres, j’avoue ne rien y comprendre…

    Mais je confesse un péché de convoitise pour ceux qui y arrivent, ces animaux sociaux qui ne se posent pas 50 questions sur eux même… et je confesse un pêché de satisfaction quand je vois que ce n’est simple pour personne.

    Attention je ne me délecte pas du malheur des autres, pas du tout, je me réjouis au contraire de lire des choses sympathiques, mais cela me console de voir que ce Graal, ce bonheur que je cherche à atteindre peu l’ont atteint finalement….

    J’espère simplement ne pas trop regretter ces moments où je me suis interdit toute seule d’être heureuse quand l’heure sera au bilan de ce que j’ai fait de ma vie….et qu’il sera trop tard.

  • Malgré des années de psy et un égo un peu moins chahuté, j’arrive encore à vivre des situtations de merde dans lesquelles je me retrouve subitement avec l’âge affectif d’une gamine de huit ans tout au plus.Dernière en date, cette semaine. Je signe un bail pour un nouvel appart’, très grand, atypique, beaucoup de charme, tout près de mon boulot, exactement ce que je cherche depuis des mois. J’arrive chez mon futur proprio déjà envahie par la culpabilité à l’idée de défendre mon statut de mère solo avec 3 marmots. Le type est charmant, la quarantaine bien tassée, un physique quelconque mais il dégage à mort .Un truc de fou… Tous les paramètres sont réunis, les conditions et le catalyseur. La reaction s’amorce , je la sens monter et je ne peux rien faire. Plus j’y prête attention, pire c’est. Aucun palier de décompression, je descends directement de 35 à 6-8 ans. Et je suis pathétique du début à la fin. Empêtrée dans mon corps d’adulte, la face crispée, incapable d’analyse, je n’arrive guère à faire de phrases de plus de 4 mots , tout est verrouillé, les voyants sont au rouge, l’alerte maximale.

    Je me trouve une fois de plus coupable face à mon juge, petite fille face à mon père.

  • J’EN AI RAS LE SGUEGUE DES POKEMOOOOOOONNNNNN !!!!!!!!!!!!!(Ouf, ça fait du bien …)
  • moins de choses à confesser qu’au début, ou toujours la même chose.je bois, mais moins,je mange, moins

    je songe moins à le tromper qu’avant, du moins je sais que je n’irai pas jusqu’au bout

    je l’aime encore, je n’ai pas envie de le quitter mais j’aimerai vivre une vie de célibataire quelques temps. ne pas m’occuper de lui, vivre dans l’anarchie des horaires et de la bouffe, sortir, danser.

    j’ai comme une seconde crise d’ado

    je voudrai aussi qu’il me désire plus, me trouve bandante et me fasse des trucs des dingue, marre de l’amour à la papa…

  • C’était le prix à payer. Je le savais dès l’origine, lorsque j’ai pris la décision. Lorsque je l’ai, malgré mes larmes, regardé partir ensuite. Organisation, fréquence, manque, rien de tout cela ne m’était inconnu, tout avait fait partie de la réflexion à un moment ou à un autre. Et cette parfaite conscience des choses ne pèse plus rien lorsqu’il faut recommencer. A chaque fois.

    J’ai beau me dire que c’était la décision à prendre, me convaincre que faire tout autre choix aurait été pire, cela ne change rien. La souffrance est toujours là, intacte. Et les doutes reviennent sans jamais faire défaut. Et au moment de partir, lorsque la porte se referme, lentement, sur son regard d’une parfaite innocence, un peu curieux, mais totalement dépourvu de malice, malgré son silence, je ne lis, n’entends, que mes propres interrogations : « Pourquoi est ce que tu t’en vas encore ? Pourquoi m’abandonnes-tu à nouveau ? »

    Et la déchirure se rouvre, violemment, comme la porte se claque doucement, les yeux peuvent librement s’embuer, la plaie à vif se remet à saigner, et le long et douloureux processus de cicatrisation reprend.

    A dans quinze jours.

    • Tout à l’heure je téléphonerai chez mes parents pour souhaiter une bonne fête à mon père, puisque c’est la tradition.Je pense à ce moment depuis plusieurs jours

    La boite à woinwoin, l’accessoire indispensable de votre été par Thomas


    Vendredi, juillet 11, 2008

    boite_woinwoin.JPG

    “Just get woinwoin power !”

    Pour avoir le pouvoir du woinwoin


    Découvrez cholera!

    Pas de vacances pour les sans-papiers


    Vendredi, juillet 11, 2008

    Communiqué RESF - 06.07.2008DES RUMEURS DANGEREUSES

    Depuis plus d’une semaine maintenant des rumeurs circulent à Paris selon lesquelles telle ou telle catégorie de sans papiers pourrait exceptionnellement être régularisée. Les conditions sont variables selon les jours, les milieux et les endroits, mais toutes font naître des espoirs qui seront déçus et amènent des sans papiers à engager des démarches qui se concluront par un refus de séjour et une Obligation de quitter le territoire (OQTF). Des queues de plusieurs centaines de personnes se forment tous les jours à la porte des centres de réception des étrangers (CRE) notamment rue d’Aubervilliers, av. du Maine et rue Truffaut, provoquant cohue et bousculades. Mercredi 2 juillet, un policier a cru bon d’utiliser sa bombe lacrymogène pour calmer la foule rue d’Aubervilliers. Dans le mouvement de panique qui s’en est suivi, un homme a été précipité d’un pont de chemin de fer en contrebas faisant une chute de 6 mètres dont il se tire miraculeusement avec des blessures seulement. Cinq autres victimes ont été secourues par les pompiers.

    L’objectif chiffré de M. Hortefeux en matière d’expulsions et son annonce, le 19 juin, d’un nombre de reconduites aux frontières artificiellement gonflé réduit les sans papiers au désespoir et à la terreur. Dans ce contexte, ils sont prêts à s’accrocher à n’importe quel espoir, même le plus infondé.

    Interrogée par la presse, la Préfecture de Police a démenti les bruits selon lesquels il serait procédé à des régularisations à titre exceptionnel. Mais en même temps, les policiers chargés du maintien de l’ordre aux abords des CRE dispersent ceux que leur capacité d‘accueil ne permet pas de recevoir en leur recommandant de revenir le lendemain. Ce faisant, ils entretiennent la rumeur.

    Le Réseau Éducation Sans Frontières demande à la Préfecture de Police de prendre ses responsabilités, de tout mettre en œuvre pour que cette rumeur ne devienne pas un véritable piège pour les étrangers et d’informer honnêtement et clairement les usagers se présentant aux CRE, notamment par voie d’affichage.

    La politique de persécution des étrangers sans papiers conduite par le ministère de M. Hortefeux ne doit pas s’accompagner, en plus, d’un jeu indécent avec les espoirs de dizaines de milliers de personnes.