Epidemik a fermé.
Vous pouvez nous retrouver là
A très vite…
Je voulais faire une revue de presse sarkozyste suite aux commentaires de l’Autre, mais feuilleter Le Figaro, tous ses suppléments et le JDD j’ai pas eu le courage.
Ou plutôt si, dans le JDD on apprend que Sarko quittera la présidence européenne sous les applaudissements, le Figaro met en garde les lycéens, “attention! ne vous laissez pas manipuler par la gauche, écoutez plutôt notre grand ministre de l’éducation, c’est pour votre bien” , quant à la propagande pour les jardins d’enfants en remplacement de la maternelle c’est le Figaro Madame qui s’en charge.
Rien de plus que de la propagande de routine.
Hier, c’était l’anniversaire d’Epidemik. Un an d’existence et un bien triste cadeau d’anniversaire. Hier soir, je suis allée chercher la copie-courrier avec accusé de réception du mail envoyé par le cabinet d’avocats d’Anne Humbert. Pourtant, le même jour, nous nous étions réjouies toutes ensemble de l’explosion des stats. En un an, patiemment, nous avons construit un joli succès : un blog atypique, avec un lectorat fidèle et croissant. Vous savez que nous n’en parlons jamais mais il se trouve que, d’après notre hébergeur, nous sommes en moyenne à 2200 visites par jour et 5000 à 7000 pages vues par jour.
Epidemik fauché en plein vol pour son anniversaire.
Suite au mail de mise en demeure ci-dessous, reçu aujourd’hui d’un cabinet d’avocats mandatés par Mme Anne Humbert, nous avons supprimé quelques billets d’Epidemik. Nous tenions à vous prévenir car nous avons le plus grand respect pour notre lectorat. Les commentaires seront fermés sous ce billet, car nous craignons des réactions vives quant à la liberté d’expression.
A noter qu’il n’y a eu aucune “publication répétée de différents articles”. En tout et pour tout, il s’agissait d’une seule phrase, concernant le billet incriminé. Qui ne contenait aucun propos injurieux, mais faisait allusion à des difficultés orthographiques et grammaticales, raillées dans le cadre d’un parallèle avec la fonction occupée au sein du mag. Problème qu’elle avait elle-même admis en y faisant très naturellement allusion dimanche dernier sur le mag en ligne dont elle a été la rédactrice en chef.
(photo de Malick Sidibé)
Je le sais, je me répète, je l’ai dit plusieurs fois dans mes commentaires mais l’idéologie ambiante a des relents pétainiste. D’ailleurs, Franck Nouchi du Monde 2 pense la même chose : “Drôle d’ambiance qui rappelle des temps que l’on croyait révolus. Les crises, on le sait, servent souvent de prétextes pour mettre à mal les libertés publiques.” Autre symptôme que l’on retrouve en temps de crise, la porte ouverte à tous les charlatanismes et retour en arrière.
Version Femina, le supplément féminin de la Gazette de l’Elysée, pardon du Journal du Dimanche nous annonce en couv’ : “la médecine de grand-mère entre à l’hôpital“. Heureusement, on nous prévient que “l’industrie chimique ne se discute pas en médecine”. Quand je lis ça, je pense à mon grand-père, médecin de campagne dans les années 50 et qui vit des enfants mourir, faute d’antibiotiques. Et voilà qu’on nous dit de nous soigner avec des sangsues et à coup d’argile et de miel. L’objectif avoué étant de réduire les coûts.Soit.
Mais que penser du discours hallucinant que m’a tenu une amie qui se paye les services d’une soi-disant thérapeute qui exerce sans formation ni certification et qui prétend annuler les effets des ondes produites par les nouvelles technologies (portable, wi-fi, …).Au secours !!Mais “le soleil est noir” comme dirait Barbara et le seul rayon de soleil dans cette vague d’obscurantisme (notez le lyrisme) a été l’élection d’un président noir.
Ca tombe bien, le noir est à la mode, comme le prouve l’ouvrage de l’historien Michel Pastoureau : “Noir, histoire d’une couleur”. On y apprend que Léonard De Vinci affirmait que le noir n’existait pas, que cette couleur fut jusqu’au 18ème siècle associée au diable, Michel Pastoureau voit en l’élection d’Obama : “l’aboutissement du triomphe d’une couleur commencée - ou recommencée - à l’époque romantique, époque placée sous le signe d’un mouvement créateur privilégiant le renouvellement. Mais on peut aussi penser qu’elle signifie que le noir ne fait plus écart avec les autres couleurs. Il n’effraie plus.”
Enfin, dernière petite info étonnante, en période de crise le rouge à lèvres flamboie : “quand on freine sur les dépenses vestimentaires, le rouge à lèvres en profite.“Comme disait ma grand-mère, le maquillage permet de garder sa dignité.(sources : Le Monde 2 / Femina / Le Nouvel Observateur)