Vous comprendrez plus tard…
"Post-traumatik" Category
On se mobilise ! On achète !
Mercredi, octobre 1, 2008
Les enfants soldats est un concept qui m’a toujours semblé franchement dégueulasse. Je ne sais pas comment on se lève le matin en brisant des gosses, en pulvérisant leur innocence, en les instrumentalisant. Le retour à la vie, quand il est possible, est extrêmement compliqué. Je ne suis même pas sure que le concept de résilience s’applique à eux tant ils reviennent de loin, d’un “voyage au bout de l’enfer”. Alors on arrête de se révolter devant sa téloche et on achète l’album. Même si c’est pas votre came de zic ! (Cholera)
Le prix de mon honneur
Vendredi, juillet 11, 2008
2250 euros. Je lui ai fait payer. Cash. Je l’ai obligé à banquer pour ce qu’il m’avait fait, sans réaliser vraiment à quel point je le touchais sur son point faible. Il a eu peur, il a fermé sa gueule et cédé. C’est quelque chose que je n’avais jamais fait, ni avant lui, ni avec lui, et encore moins après. Exiger : maintenant, tu as fait une connerie, une maousse en plus, alors tu me payes ce manteau Armani, surtout tu la boucles, pas un mot, et on est « quittes ». C’est tellement pas moi. Mais c’était la seule vengeance que j’ai trouvée : il m’avait pris ma fierté, ma dignité, je lui prenais sa seule puissance à lui, le fric, pour un achat incongru, une seconde peau scandaleusement chère, pour panser la mienne. Juste une fois, pour l’exploit, la vengeance. Un caprice de diva pour soigner un « viol » (j’ai toujours du mal à ôter les guillemets sur ce mot) : après m’avoir copieusement tabassée, il m’avait obligée à lui faire une fellation, cramponnant ma tête jusqu’à ce que je m’étouffe, que j’en aie des hauts le cœur, que je sanglote et tente vainement de recracher son venin.
J’adore ce manteau, il me va très bien… Le jour où j’aurai besoin d’argent, je le revendrai. D’ici là je le garde comme une relique d’un temps passé. A chaque fois que je le porte, je me dis : moi aussi, je t’ai baisé, mon vieux. Tu m’as traitée comme une pute, je t’arnaque comme telle.
Tout a un prix.
Et c’est sans commentaires.
Toutes, sauf elles…
Vendredi, juillet 11, 2008
J’ai une affection profonde pour les femelles, les filles, les femmes, qu’importe leur âge, leur statut, leur job et leurs états de service. J’adore celles qui ont des couilles (oui, je sais, c’est une fixette, mais je n’ai pas dit « qui pissent debout », hein !), les guerrières mais aussi les fragiles, celles qui doutent, les rigolardes et les romantiques, les tristes et les amoureuses, les +belles+bronzées+minces que moi et même, dans ma grande bonté, les mieux chaussées (heu… si elles font ma pointure, quand même), toutes, car comme je connais leurs failles, je reste indulgente et bienveillante. J’ai même une certaine affection (OK, je l’avoue, parfois teintée de pitié…) pour les pétasses (qui n’en ont parfois que le plumage), je supporte les jalouses, les jamais contentes, les râleuses, je rassure les hypochondriaques, j’encaisse sans broncher les casse-couilles, les azimutées, les bourrées, je console comme je peux les déprimées et les paumées… Bref, j’ai toujours eu beaucoup d’amies femmes et j’adore ça. Je leur pardonne tout.
Tout, sauf… la trahison.
Pour moi, qui reste une grande naïve devant l’éternel(le), toutes les femmes du monde devraient se donner la main, au moins pour les causes importantes. Donc, je n’ai vis-à-vis de certaines pouffiasses aucune indulgence quand elles viennent, sciemment, blesser et pourrir ceux que j’aime : je les boute hors de ma laïfe… Et il y a les pires de toutes : les mauvaises copines. Car, forcément, certaines de mes histoires d’amitié ont tourné court, et si je n’ai ni regret ni aigreur quand je regarde mes histoires de coeur passées, je peux garder ENORMEMENT de rancune face à une déception amicale. Je supporte beaucoup plus mal la trahison d’une femme que d’un homme. Une fille qui me blesse en amitié passe dans le clan adverse de façon irréversible. Celui, restreint, de celles que je bannis sans aucun espoir de retour, qui ne deviendront ni ne resteront jamais mes copines, car quand le vase a débordé, faire machine arrière serait ouvrir la porte à toutes les fenêtres et ça, niet.
Cet article est donc dédié à certaines qui, parce qu’elles ne passeront jamais ici, ne se reconnaîtront donc pas, et c’est tant mieux pour elles. Mais une chose est sûre : les filles, surtout, qu’on ne se croise pas, et si ça devait arriver… changez de trottoir, je pourrais vous marcher dessus, et ça ne porte pas forcément bonheur !
• à C. qui, non contente de me remplacer (en version beaucoup plus moche) avant même la date légale de séparation, se complait dans les faux témoignages, pensées fumeuses et attestations bidons, persuadée qu’elle est d’avoir décroché le gros lot et qu’à force de baisers, son crapaud va se transformer en Prince. Son heure viendra… « J’attends que toi aussi, tu prennes ta première beigne. T’inquiète, un jour ou l’autre, elle tombera, et ce sera le début d’une longue série : chacune son tour. Ce jour-là, surtout, surtout, ne viens pas me voir. Chacune sa merde. Et d’ici là, casse toi, tu pues…»
• à V. qui, témoin auditif de mon premier tabassage, s’est trouvé les meilleures excuses du monde pour ne pas me faire l’attestation qui aurait prouvé les violences conjugales, m’aurait évité deux ans de procédure lourde et permis l’économie d’environ 400 feuillets de piges. Je suis devenue dingue de rage, et même mes SMS vengeurs ne m‘ont jamais calmée. La suite de notre relation n’a été que duretés verbales (moi), fausses excuses (elle), puis mépris total (moi) teinté de chagrin, bref, un vrai gâchis…
« Mon bide se retourne encore quand je pense à toi, espèce de sale collabo. Je crois, non, je SAIS que moi, j’aurai bougé, agi. Point barre, je ne te trouve aucune excuse pour ta décision, je ne VEUX même pas chercher à la comprendre. Tu n’as pas trahi que moi, mais aussi mes mômes. J’espère que cela reviendra te hanter jusque sur ton lit de mort ».
• à N. qui, après des années d’amitié, a pris la peine de me laisser un message téléphonique il y a deux ans (comment çà, je n’oublie pas ? mais non, je n’oublie pas !) pour me signifier, sans explication ni autre forme de procès, qu’elle ne voulait plus entendre parler de moi et que je n’existais plus pour elle. Sans jamais m’expliquer le seul truc qui aurait pu me permettre de comprendre et d’accepter : le « pourquoi ». Le tout, dans une période de galère noires. Moralement, j’ai complètement perdu l’équilibre. Ce coup de poignard a sans doute ré-ouvert d’autres cicatrices, d’autres abandons pour que je l’aie aussi mal digéré. Jamais je ne m’étais fait jeter ainsi, sans raison, depuis l’adolescence. Violent. « Putain de bordel de merde, mais pourquoi ? Crache-la, ta putain de Valda et que je puisse assumer la connerie que j’ai sans doute faite ! »
Voilà, c’est dit, et croyez-le si vous voulez… wahhhh, ça fait un bien fou ! Y’a pas à dire, Epidemik, c’est une putain de thérapie…
Je suis…par Pandora
Vendredi, juillet 11, 2008
Je l’ai laissé entrevoir dans certains de mes textes, je le dis clairement aujourd’hui. Je suis grosse. Pas ronde ni pulpeuse, non, assez de politiquement correct, il faut quelquefois appeler un chat un chat. Je suis grosse, monstrueuse, énorme, éléphantesque, … (bon j’admets qu’actuellement j’ai une certaine tendance à l’exagération en raison d’une sérieuse diminution de mon estime de moi).
Tellement grosse que certaines vendeuses déclenchent l’alarme en me voyant tenter de rentrer dans leur boutique, tellement grosse que je ne prenais plus de bain dans mon ancien appartement par peur de rester coincée dans la baignoire par effet ventouse, tellement grosse qu’en tenant un jean taille 38 dans mes mains je n’arrive pas à croire que c’est un vêtement pour adulte.
Tellement grosse que personne n’a remarqué les 2 kg et demi que j’ai perdus en 15 jours (appel du pied pour les rares qui me connaissent dans la vraie vie … ;-))) et que je ne rentre toujours pas mieux dans mes vêtements.
Bref je suis grosse….
Je ne me poserai pas en victime qui grossit rien qu’à regarder un éclair au chocolat, je n’ai pas fait que le regarder… oui ok, je l’ai mangé. Pour simplifier et démontrer ma maitrise de l’euphémisme je dirai que j’ai un rapport qui n’est pas très sain avec la nourriture ;-), et que mon poids est un vrai baromètre de mon humeur. Quand certains ont une garde robe d’hiver et d’été, moi je stocke les différentes tailles de vêtements en fonction de mes fluctuations pondérales… au point d’avoir une armoire plus que garnie. Un vrai dressing familial dans lequel il est obligatoire d’avoir un plan sous peine de s’y perdre et d’y errer de longues semaines sans en trouver la sortie. Mes proches n’ont pas besoin de me le demander pour savoir si ça va ou non, il suffit de me regarder :
Taille 38 : vous êtes vraiment sûrs que ce n’est pas une taille enfant ??
Taille 40 : je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre…
Taille 42 : En ce moment Pandora va bien ;-))
Taille 44 : On dirait bien que Pandora a des soucis
Taille 46 : Pandora n’a pas le moral
Taille 48 : où est Pandora ?? (À ce stade je me coupe de toute vie sociale et ne sors de chez moi que pour aller travailler)
Depuis plus de 20 années que cela dure, j’ai dû prendre puis perdre un nombre tellement pharaonique de kg que leur équivalent calorique permettrait de nourrir un village africain pendant plusieurs décennies. Mais je persévère et je suis le fond des commerces de tous les marchands du temple qui vendent du light, car et c’est l’objet de ce billet (après je vous l’accorde de nombreux détours égocentrés mais j’en ai gros et c’est le cas de le dire, sur la patate….) les grosses sont un marché en or fidèle et récurrent des marchands de produits allégés. Grosse un jour, grosse toujours (il y a certes quelques exceptions…).
Avez-vous fait attention au contenu des chariots quand vous faites vos courses ?
Moi oui, puisque maintenant que je suis dans ma phase « je me reprends en main et reperds du poids » j’achète à nouveau et fièrement des choses saines et équilibrées. En ce moment donc j’ose à nouveau relever le nez de mon caddie et enlever ma cagoule et mes lunettes noires, m’affirmant au monde entier (ou tout du moins aux clients de mon supermarché préféré). Que vois-je donc dans ces chariots ?
1. Coca light, yaourts allégés, blancs de dinde, fromage blanc allégé, biscottes, pates, eau minérale. Lait écrémé…
2. Coca normal, chips, yaourts, crème dessert, pain complet, lait demi-écrémé, tablette de chocolat, paquet de gâteau…
Exercice :
Un de ces chariots est poussé par une grosse, l’autre par une maigre (NB quand on est en surpoids (euphémisme bis), tout ce qui a un poids normal est considéré comme maigre ou idéal). Devinez celui qui concerne la grosse et celui qui concerne la maigre… Je ramasse les copies …
Et bien non, vous avez tout faux (ouvrez les yeux quand vous faites vos courses et arrêtez une minute de parler dans votre téléphone portable pour meubler l’attente en caisse ;-)), le chariot light est bien celui de la grosse et l’autre celui de la maigre.
Ce qui m’amène à la conclusion de ce billet et à ce que je voulais vous démontrer (qui a dit enfin ?)
- Les grosses bouffent du light quand les maigres mangent normalement
→ Le light fait grossir CQFD
- Les grosses payent plus cher en caisse pour des plats moins caloriques que les maigres
→ Plus on allège les aliments, donc moins c’est bon, plus c’est cher CQFD
Conclusion :
Grosses de tous les pays, unissons nous et arrêtons d’engraisser les marchands du temple qui vendent du light en nous faisant payer plus chers des produits moins bons, revenons simplement à une alimentation équilibrée. CQFD.
Bon d’accord, il n’était peut-être pas nécessaire d’écrire sur 2 pages pour en arriver à cette conclusion ;-))
NB : je pense qu’il y a de gros biais dans ma démonstration partiale et volontairement provocatrice et qu’elle ne devrait donc en aucun cas être prise pour argent comptant…
Ma soeur, cette ennemie
Jeudi, juillet 10, 2008
J’ai dîné avec ma nièce ce soir. La fille de ma soeur aînée. Cette ennemie. Elle a 13 ans de plus que moi, elle a eu cinquante ans cette année. Il est probable que la prochaine fois que nous nous croiserons, ce sera à l’enterrement de mon père et si l’occasion se représente, ce sera lors de nos décès respectifs. Elle avant moi. Ou moi avant elle. Ambiance… Ambiance…
Je ne peux et ne veux pas lui pardonner. Ma rancoeur me sert de garde fou vis-à-vis d’elle. Je l’ai aimée à la folie petite, adorée à l’adolescence, détestée ensuite, et soigneusement évitée pendant dix années. Et nous nous sommes réconciliées. Et cela m’a coûté une fortune. Ce qu’elle m’a fait, aucun être humain ne l’a fait avant elle. Et aucun être humain sur cette planète ne pourra le refaire. J’ai payé très cher cette réconciliation, les services qu’elle a pu me rendre et surtout ma négligence et mon absence de sens des responsabilités. Je n’arrive même pas à penser plus de deux minutes à ce qui s’est passé sans me sentir physiquement mal. Je suis incapable, pour l’instant, d’écrire à ce sujet.
Elle m’a traumatisée.
“Pourquoi tu t’acharnes comme ça sur moi ?”
“Je veux voir jusqu’où tu es capable d’aller…”
Je crois qu’elle a voulu que je crève. Vraiment.
Pourtant, en discutant avec sa fille, ma nièce, je n’avais aucune animosité. Ma soeur va mieux. Ma soeur mène la vie qu’elle a toujours souhaité. Elle est heureuse, je crois. Enfin. Et j’en suis satisfaite. Elle vit à des milliers de kilomètres, sereinement. C’est ma soeur. Je suis contente pour elle. Il n’y a rien à faire. J’aurai toujours des sentiments pour elle. Oui, je suis contente pour elle. Et pour moi aussi, car pendant qu’elle est heureuse, moi, je me sens en sécurité.
La grande desespérance : on va s’aimer !
Jeudi, juin 26, 2008
Je vous fais grâce des photos que j’ai pu trouver… J’ai contracté un Gibert. “Pityriasis rosé” de Gibert. Cette saloperie débarque dans votre vie, surgie de nulle part. Aucune origine connue et aucun traitement connu. Voilà, ça fait 35 euros, merci beaucoup ! Alors, c’est quoi, l’histoire ? Ben c’est juste une putain d’irruption cutanée qui commence sur le torse et qui va s’étendre peu à peu. Partout. Bon, “Gibert” a une déontologie personnelle, c’est à dire que cet enfoiré a le bon goût d’éviter le visage et à priori les bras. On dit quoi ? On dit merci “Gibert” !
L’été est là et mes vacances approchent. “Je pars en vacances, quid du soleil ?”. “Ha mais Madame, c’est interdit”. “Ha mais c’est très cool, Monsieur !”.
Je fonce sur internet. Au bout de vingt minutes, j’arrête. C’est l’horreur ! La cerise sur le gâteau ? “Gibert” s’installe dans votre vie pour 4 à 6 semaines. Voire deux, trois mois. J’adore ! J’ai un nouveau copain à qui je ferais volontiers la peau ! (vous noterez le jeu de mots subtil). J’en chialerais bien mais bon, je suis une grande fille.
Ça gratte ? Non.
Ça fait mal ? Non.
C’est si moche que ça ? Oh que oui !
J’ai la haine ? Oui.
“Docteur, je peux mettre de l’auto-bronzant ?”
“Non”.
“Vous avez d’autres réponses que “non, pas de traitement, suicide cutané “?”
“Non”.
Alors, voilà comment ça va se passer. “Gibert” et moi, nous avons eu une petite discussion face à face. Lui et moi. On a décidé qu’on ferait attention au soleil mais qu’on allait pas s’empêcher de vivre. On a décidé que j’essaierais quand même de mettre de l’auto-bronzant sur une petite zone pour voir si c’est la cata. Et si pas cata, que je serais quand même bronzée cet été. On a décidé que “Gibert”, c’est la classe parce que quand je vais m’approcher d’une piscine ou d’une plage, tout le monde va se barrer en courant, et à moi un vaste périmètre de tranquillité dans des lieux bondés. J’ai dit à”Gibert” qu’il faisait chier mais que comme on était bien obligés de cohabiter tous les deux pendant au moins deux mois, autant devenir potes. De toute manière, si “Gibert” décidait de faire une fantaisie, à savoir monter jusqu’au visage (on sait jamais, “Gibert” est un grand farfelu), je m’en fous, j’ai la perruque et la barbe pour être le Tellier de la semaine. Mettons que je serais le Tellier de l’été !
Voilà… Etre ou ne pas être “Gibert”, c’est une attitude dans la vie ;))
Est ce que ? par Anonyme
Mercredi, juin 18, 2008
Est-ce que ça vous arrive parfois à vous de vous sentir tellement triste que vous avez envie de pleurer sans vraiment savoir pourquoi ?
Est-ce que ça vous arrive à vous d’avoir des projets merveilleux qui ne suffisent même pas à vous rendre le sourire, et pourtant vous savez que ça le devrait ?
Est-ce que ça vous arrive parfois à vous de vous sentir tellement seul que vous guettez le moindre message, même une simple pub, pour avoir l’impression que quelqu’un pense à vous ?
Est-ce que ça vous arrive parfois à vous de vous sentir seul mais de ne pas avoir envie de contact au point d’avoir mis 15 jours avant de vous décider à faire réparer votre ligne de téléphone qui ne marche plus ?
Est-ce que ça vous arrive parfois à vous d’être dans le noir total mais de ne pas avoir envie d’allumer la lumière pour savoir où vous en êtes vraiment ?
Est-ce que ça vous arrive parfois à vous d’avoir l’impression que tout glisse sur vous, les joies comme les peines, mais surtout les joies ?
Est-ce que ça vous arrive à vous d’avoir envie que quelqu’un vous serre dans ses bras, de connaitre quelqu’un qui pourrait le faire, et bien plus encore, mais de choisir de ne pas le contacter pourtant ?
Est-ce que ça vous arrive à vous parfois de vous rendre tout seul malheureux, d’être votre pire ennemi ?
Est-ce que ça vous arrive à vous de vous sentir désespérément seul mais d’être trop fier pour vous montrer ou vous faire entendre dans cet état, même (surtout) aux gens que vous aimez ?
Est-ce que ça vous arrive à vous parfois d’être coupable de non assistance à personne en danger envers vous-même ?
Est-ce que ça vous arrive à vous de vous rendre compte que vous vous complaisez dans la tristesse sans chercher à vous en extraire ?
Est-ce que ça vous arrive à vous de vous demander ce que vous avez envie de faire de votre vie ?
Est-ce que ça vous arrive à vous parfois d’avoir envie de vous coucher même s’il n’est pas encore 21 heures et que la France joue sa qualification contre l’Italie plutôt que de continuer à vous morfondre ? (NB: si c’est le cas, vous avez plutôt bien fait en l’occurrence!)
Est-ce que ça vous arrive à vous de vous détester pour ces moments de fragilité où vous ne contrôlez plus votre vie, ces moments d’auto-complaisance que vous abhorrez mais dans lesquels vous vous roulez pourtant, tel un porc dans sa fange ?
Est-ce que ça vous arrive à vous parfois de vous détester de ne pas être capable d’être heureux ?
Une journée de merde ! par Pandora
Mardi, juin 17, 2008
Ce lundi matin en me levant, je savais que ce serait parti pour une sale journée, il y a des signes qui ne trompent pas, mais à ce point là…
Je me suis levée avec 1 heure d’avance pour cause de mauvais réglage de mon radio réveil qui a sonné à 5 heures quand je voulais qu’il ne le fasse qu’à 6 heures. Madame Soleil annonçait (vous êtes vraiment sûrs qu’elle est morte ?) dans mon horoscope du jour qu’il fallait que je sois davantage concentrée… et que si j’en avais la possibilité il valait mieux que je ne sorte pas de chez moi. Facile à dire ! Je me suis rendormie, pour une heure, mais quand la journée commence comme cela, quand, horreur !, c’est même la semaine qui commence comme cela, le pire est à craindre …
Plus de céréales pour mon petit déjeuner (heureusement il y avait du pain au congélateur et un peu de Nutella), ma live box qui ne marche pas et un dérapage incontrôlé sur le sol mouillé de ma salle de bain plus tard, je me retrouve avec une belle écorchure au niveau de mon coude droit. Si tant est que vous vous en inquiétiez, rassurez-vous : le crépi de mes murs est très bien affuté !
Je passe sur le brossage des dents qui a failli se faire à la crème dépilatoire (j’espère que le produit ne fait pas tomber les dents comme il fait tomber les poils sinon ça promet) et la coiffure à la crème de jour… quelle idée aussi d’avoir des pots de la même couleur… cela dit l’effet gel est bien là, et je pense que mes cheveux seront bien hydratés et protégés des rayons UV du soleil… que la météo n’annonce pas !
Et bien sûr rien à me mettre ce matin. Avec 2 machines de linge en retard, cela relève de plus en plus de la mission impossible pour trouver de quoi m’habiller… : Recherche désespérément vêtements
1. Propres
2. Repassés ou mettables sans repassage
3. Last bu no least : dans lesquels je rentre… et c’est actuellement un vrai challenge (comment ça arrêter le Nutella ?)
Comment ça je n’avais qu’à les préparer la veille, vous tenez donc tellement à me gâcher mon week-end, vous que je prenais presque pour des amis ? Après quelques essayages, j’ai quand même fini par trouver quelque chose qui ne me ferait ni un effet garrot, ni ressembler à une meringue et j’étais donc enfin prête à partir pour mon travail. Direction le garage pour sauter dans ma jolie petite voiture. Je tourne la clé dans le contact et…
Ben je démarre ! Il ne faut pas exagérer non plus, vous ne trouvez pas que ça suffit comme ça ? Vous aimez bien le comique de répétition, vous, j’y penserai ! Rappelez-vous, je vous ai déjà fait le coup de la panne, si c’était encore le cas ça deviendrait vraiment de la gourmandise… En plus, vous ne trouvez pas que ma journée à suffisamment commencé mal comme ça ? Bourreaux ! Sadiques ! ;-)))
Mais rassurez-vous, ce n’est pas encore fini… Au boulot, à la pause, et parce que la machine à café est sur mon bureau, c’est moi qui l’ai lancée ce matin pour que cela coule pendant que je consultais ma montagne de mails… concentrée, très concentrée jusqu’à ce que je me rende compte, et je vous promets que c’est vrai, que je n’ai pas mis la cafetière dans la machine et qu’une jolie flaque marron et délicieusement odorante est en train de maculer mon beau bureau (j’ai sauvé mon ordinateur portable et le téléphone de justesse, et pour l’instant tout a l’air de marcher)…
Si les transporteurs routiers ne bloquaient pas en ce moment-même l’autoroute, je crois vraiment que je rentrerais chez moi, je crains le pire pour les heures qui viennent….
Mais si vous lisez ce billet, c’est que je suis finalement rentrée saine et sauve ;-)))
Confession ouverte aux commentaires
Dimanche, juin 15, 2008
Enfin, je l’écris… Le texte que je ressasse dans ma tête depuis plusieurs semaines, plusieurs mois, sans jamais vraiment oser me l’avouer, je le crache.
Avec mon copain, on passe pour le couple modèle, que tout le monde envie. 4 ans d’amour sans nuage, sans engueulade, au beau fixe. Du respect, de la tendresse, de la complicité, du sexe, on a tout. On nous prête tout cela, en tous les cas, c’est ce qu’on laisse entendre. Surtout moi.
Parce que lui ne se pose pas de question, ne remet rien en question. On est ensemble, on s’aime, on restera ensemble toute notre vie, point barre. Et tous les petits tracas, ça passera. Il se contente de cela. Il n’a pas tellement d’ambition, n’est pas du tout sûr de lui.
Je sais que si je le quittais, il ne s’en remettrait jamais. Au début de notre amour je l’ai quitté deux fois, pas encore remise d’une précédente histoire. A chaque fois, il se transformait en loque, sourire à l’envers, sourcils tremblants, pleurs, mou, blanc, flasque, moite. Moi j’aurai voulu un Homme qui se batte, me reconquérisse ou m’envoie chier, pas cette lavette.
Et c’est bien tout le problème.
Moi je veux être wild, bouffer la vie, me soûler, baiser, faire la fête, être spontané. Lui calcule, raisonne, reste raisonnable, me tempère. Du coup j’ai envie de soirées, je bois le soir, je rêve, je fantasme à mort, ma petite vie m’emmerde. Il m’emmerde à être si rationnel.
Il est chiant, nerveux, susceptible. Je n’ose jamais lui parler de toutes ces questions et surtout du problème principal, le sexe. Pour lui le sexe, c’est doux, respectueux, romantique. On ne Baise pas. ça l’arrange d’avoir cette vision, il est tellement empêtré dans ses valeurs et règles judéo-chrétiennes que c’est ancré en lui. Le sexe c’est presque sale pour lui.
Et moi je veux du cul. Il a peur de ma chatte, ne sait pas la toucher, n’ose pas y aller franchement. Il saute régulièrement tout préliminaire. Ne me lèche que quand il a fumé un joint, quand je sors de la douche ou quand je suis entièrement épilée. Seulement tous les 2 mois.
Il me baise en silence, n’ose pas me regarder, jouit doucement, j’ai l’impression que je ne l’excite pas.
Le matin, le soir, je me masturbe, une fois qu’il dort ou qu’il est sorti du lit. Je suis en manque, je suis aigri et c’est impossible de lui en parler. Vous vous rendez compte ? Il faudrait remettre toute notre sexualité en question, lui dire que non, je n’ai JAMAIS joui avec lui en faisant l’amour, lui dire de me toucher, lui donner des conseils. Impossible, il se ferme comme une huître, se braque, se vexe dès que j’essaie de parler cul, même chastement.
Malgré tout cela je l’aime, je veux rester avec lui et avoir des enfants avec lui. Je voudrai qu’il se décoince mais je ne veux pas être sa psy.
Je voudrai baiser. Je voudrai que quelqu’un me donne son aval pour le tromper. Qu’on me dise que c’est ok de le tromper juste pour le cul, que j’ai le droit, que je l’aime quand même. Un pour le sexe un pour l’amour. C’est possible ? Je voudrai que des gens me disent honnêtement s’ils ont trompé leur copain / copine / mari / femme; s’ils l’aimaient quand même.
Je n’ose en parler à personne autour de moi. Je ne sais pas comment sortir de cette impasse sexuelle. Mais je veux en sortir, je n’ai même pas 30 ans, je ne veux pas passer les 50 prochaines années frustrées même si j’ai l’amour.
Les invisibles proposé par Homéo
Dimanche, juin 15, 2008
Source : Etre visible pour exister LE MONDE | 14.06.08 | 14h16
abienne Jouvet, 47 ans, est une mère de famille de cinq enfants, dont trois à la maison, qui se bat contre la pauvreté. Ancienne secrétaire commerciale, reconnue invalide à 100 % à la suite d’un accident de travail, elle a créé, il y a quelques années, un “réseau de résistance contre la misère” : les Sans-Rien. “Car quand on n’a plus de travail, dit-elle (dans La Croix du 9 juin), on n’existe plus socialement.”
Les Sans-Rien, façon sans-culottes, ont entamé, lundi 9 juin à Bordeaux, un “tour de France” d’une douzaine de grandes villes pour sensibiliser à une chose simple : leur existence. Qui sont-ils ? Qui veulent-ils représenter ? Des précaires, des malades, des handicapés, des retraités. Des hommes ou des femmes seuls, qui ne joignent plus les deux bouts. Des individus “par défaut”, dirait le sociologue Robert Castel, à qui il manque les outils pour accéder à un minimum d’indépendance, d’autonomie, de reconnaissance sociale - les attributs positifs que l’on reconnaît généralement aux individus dans les sociétés contemporaines.Ils sont donc une “tribu”, énonce leur site Internet (www.sansrien.net) où s’accrochent une rage certaine et leurs revendications : être reconnu comme citoyen, respecté dans sa dignité, refuser d’être infantilisés et humiliés. Ce qui signifie concrètement de pouvoir bien se nourrir, avoir des vêtements corrects et “le smic pour toute personne qui ne serait pas en état de travailler”.
Les Sans-Rien ont encore trouvé un autre nom pour l’occasion : “les invisibles en marche”. Et dans la recherche de ce qui pouvait les caractériser, ils se sont naturellement mis en quête de l’une des toutes premières clés de l’insertion sociale : la visibilité.
C’est une notion bien moderne, la visibilité. Un passe pour exister. Pas une réflexion ou une action menée qui ne s’accompagne du souci de la nécessité d’être rendu visible. Pas un politique qui ne s’en soucie jusqu’à l’obsession. Pas une pratique sociale qui échappe aux exigences de l’hypermédiatisation permanente.
Organisé, entre autres, sous les auspices de l’Association internationale de sociologie, autour de Nicole Aubert, un récent colloque, à Paris, en a dressé le constat. Les sociétés contemporaines se déploient sous le sceau d’une injonction permanente à la visibilité. En tout domaine, que ce soit dans les sphères publique ou privée. Au XIXe siècle, il fallait taire l’intime. Aujourd’hui, il faut l’exposer pour exister sous peine d’être relégué à l’invisible - ce trou noir qui, sous les coups de butoir du visible, se voit disqualifié, tenu pour négligeable, tout juste bon, si l’on peut dire, à signifier l’insignifiant, l’inexistant.
Depuis les années 1990, les technologies de communication poussent à une production et une diffusion continue de soi. C’est frappant, bien sûr, sur le Net. La teneur de cette visibilité a cependant sensiblement changé. Elle ne renvoie plus tant à ce que l’individu fait, mais à ce qu’il montre de lui, ce qui le réduit peu à peu à ses seules apparences. Et c’est toute la transformation d’un monde autrefois vécu et décrypté par les mots, la parole, les textes - un monde plus “lisible” que visible -, qui plonge dans le voir, l’être vu, souvent surabondant, ce qui peut lui faire perdre d’ailleurs, parfois, toute signification.
“Il faut qu’on nous voie”, énonce donc Fabienne Jouvet, espérant accéder à ce monde du visible. Pour pouvoir témoigner que certains sans-rien luttent et ne baissent pas les bras. Qu’ils sont des briseurs de fatalité. Cela passe logiquement par l’image : “Nous avons besoin de témoignages pour donner une autre image de nous, une image de gens combatifs et courageux.”
Courriel : dumay@lemonde.fr
Jean-Michel DumayArticle paru dans l’édition du 15.06.08








