Ailleurs, en dehors...
Mardi, 05 Mai 2009 00:00
sand
Nos deux corps côte à côte. Hiératiques. De marbre. Si lisses. Doux. Mais insensibles. Nos peaux ne s'emeuvent plus. Trop imprégnées l'une de l'autre, trop attendues. Quand mon regard se pose sur toi, il ne s'attarde plus. Il voit à travers. Vers un ailleurs. Vers d'autres possibles. Un ailleurs. Recommencer. Etre celle qu'on n'attend pas, qu'on n'attend plus. Laisser les rivières de larmes derrière soi, les moments troublés, les instants lourds de silence. Et pourtant, il se heurte encore à toi. Un mur, un miroir sans tain. C'est insoluble.
La peau glacée, les battements sourds qui grondent comme un orage, menaçants. Les yeux écarquillés à l'infini, pour essayer de voir. Essayer d'atteindre. Encore. Le plus jamais. L'irrépressible. Toi. Par dessus tout. Pourtant, savoir. Il faut oser fermer les yeux, il faut oser fermer le livre, celui qu'on a parcouru tant de fois, celui qui nous a amenés à être, celui qui fait de nous aujourd'hui des étrangers. Lire des histoires différentes dans les mêmes mots. Des mots pareils. Des mots d'amour qui n'en sont plus.
Il n'y a rien à comprendre, rien à attendre. Se dire que les jolis moments resteront, images figées de nous. Seulement, jeter un regard vers ces cendres qui achèvent de se consumer. Vers ce feu que l'on croyait toujours renaissant. Et se dire que cette fois ci, il n'y aura plus de résurrection. Plus d'incendie de nos ventres. Plus de fébrilité de nos mains. Plus d'avidité de nos bouches. Plus rien. Que ce lien d'habitudes.
Se demander si ... Espérer que... Avoir envie de...
Deux corps en parralèle, impossible pour eux d'atteindre une intersection. L'affection devient une infection. Insidieuse, se distillant lentement, à coup de culpabilité, de honte, d'échec. Partir pour encore être. Pour cesser l'existence ectoplasmique des gens sans aucun désir.
Dans un espoir fou, se dire que peut être. Qu'un recommencement est possible. Tambouriner, palpiter, ressentir. La solitude n'est plus un mal, elle est un moyen.
Faire le bilan des amours mortes.
Et les jeter au feu.

By Sand
Photo trouvée ici
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...
moi, j'étais sur le nuage avec toi, ...
je l'aime pas tellement. mais du coup...
ah mais je crois que beaucoup d'abste...