
La dame, drôlement échauffée, attendait impatiemment.
S'envoyer en l'air, les pieds sur terre

Drôlement échauffée, entendez échauffée par un drôle, un de ces mauvais garçons fripons qu'on aime tancer dans l'alcôve. La Dame, disais-je, attendait impatiemment son coup de grâce. "Et bien mon Ami, y êtes-vous ?" Une pointe aiguë d'inquiétude perçait dans sa voix haletante. Une légitime inquiétude de ne pas être correctement satisfaite, comprenez, de ne pas être baisée comme il convient. "Alors, mon Ami, mais qu'attendez-vous donc. Je me meurs, achevez-moi, je vous prie. De votre vit faites une dague et fourrez-moi, je n'en puis plus !"
Sur elle, le drôle à gueule d'ange ahane "Ah, Madame, oui, j'y suis..." "Vous y êtes ? Êtes-vous sûr de connaître votre affaire, car enfin, mon Ami, de vous en moi je le sens bien, point !" Pourtant, le bellâtre s'agite entre ses cuisses avec de belles ondulations si chères à la tradition. De vigoureuses ondulations qui bientôt pulvériseront sans doute la symphyse pubienne de son amante. "Ma Mie, que me dites-vous là, je vous pilonne présentement. Ne sentez-vous donc pas comme moi dans vos reins ces chaleurs de l'enfer ?"
La Dame, alertée subitement ne répond pas mais se cabre au ciel espérant en chemin rencontrer l'envahisseur. Mais elle a beau faire, aucun de ses cabrements de jument ne lui font ressentir le membre viril qu'elle attend, à peine peut-être un vague chatouillis, gentil comme un effleurement. "Ah, mais mon Cher, je crois bien que vous vous êtes fourvoyé et que tristement vous confondez investissement du défilé et glissade dans le sillon !" Le bellâtre, essoufflé tel un sapeur creusant, se soulève sur ses poings un instant, immobile et incrédule interroge sa dame "ah, ça ma Mie, vous m'offensez, je n'en suis pas à mes premières manœuvres de pénétration. Croyez bien que c'est un exercice auquel je suis rompu !" Dubitative et agacée, la dame le provoque "et bien mon Ami, sortez donc un peu que je vois le bélier dont vous usez pour conquérir la place et lui faire rendre gorge !"
Le rire fend le silence glacial de la chambre. "Hi, hi, mon pauvre Ami, quelle catastrophe. Vous êtes bien jeune, savez-vous ! Oui, trop jeune sans doute comme on dirait c'est un peu court. Jeune comme un vin qu'on vient tout juste de tirer, aucune longueur en bouche vous ne laisseriez à la première dégustation ! Et chacun sait qu'une amante rouée aime à garder certains bons vins longuement en bouche. Hi, hi, mon Ami, pardonnez-moi vraiment, mais avec un tel instrument, je le crains, je n'attendrai jamais le sommet de l'Olympe !"
"Mais Madame, d'autres que vous ont atteint ses sommets et il se peut que ce soit la faute de votre détroit le mal nommé. Ceux trop pratiqués rapidement s'érodent et il se peut que votre géographie ait été bien trop souvent visitée !"
Devant cette pauvre attaque, le rire de la Dame redouble. "Vous saurez, jeune vaurien, que tout envahisseur n'est pas à la hauteur de la conquête qu'il entreprend. Il faut pour cela des réserves et une constitution que, de toute évidence, vous n'avez pas. Vous échouez pour cause de mauvaises proportions et, puisqu'il est aussi question de portion, c'est de l'incongru que vous me servez là. Mon ami, quittons-nous maintenant, je me finirai avantageusement à la main !"
A ces mots cruels, le drôle se dégonfle. Il rend les armes sans lutter et son engin, de petite saucisse violacée devient escargot racorni par la vergogne. Alors que la honte l'envahit, il remballe la marchandise sous le regard goguenard de la Dame qui déjà entreprend de gravir seule l'Olympe, une main savante entre les cuisses.
La morale de cette histoire ? Une question me brûle les lèvres et je vous la livre sans détour.
Qui a dit que la taille ne comptait ? *
* et cela vaut dans les deux sens !

by Gicerilla
Crédit illustration ORLAN "L'Origine de la Guerre".
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Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...
moi, j'étais sur le nuage avec toi, ...
je l'aime pas tellement. mais du coup...
ah mais je crois que beaucoup d'abste...