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S'envoyer en l'air, les pieds sur terre

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Haine folle

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Admirez comme ils sont laids.

Je me méfie d'eux comme de la peste. On ne sait jamais de quoi ils sont capables. Même ceux qui ont l'air inoffensif peuvent vous faire du mal. Je ne me fie jamais à eux.

Ils sont partout, ça m'oppresse. Partout. A la ville, à la campagne... Mais ils seront toujours là, je dois me faire une raison. La lutte est perdue d'avance, je me dois de survivre dans la nausée qu'ils me donnent, dans leur puanteur. Ah ! Leur odeur....

Nauséabonde. Elle s'infiltre partout, envahit mes narines. Toute leur nuisance se ressent dans leur odeur. Odeur de fumier, de soufre, de cadavre. Odeur de mort.

 

On me dit qu'ils ne sont pas tous semblables, qu'il faut savoir les différencier, mais...pourquoi ? A quoi bon ? Ils seront toujours tous les mêmes, à mes yeux. Tous ! Les petits et difformes, bancals, avec un air de Quasimodo, ne valent pas mieux que les obèses, à la chair si importante qu'elle semble couler lentement, immonde avalanche immobile.

Il y a les secs comme un branche morte, cassants, voire tranchants. Les visqueux comme les marais les plus saumâtres marais.

 

Un jour, je le confesse, j'ai gouté à l'un d'eux. Et oui, je le confesse, c'était merveilleux. Une parenthèse de féerie dans ma vie minable. J'ai cru voler avec lui, j'ai cru toucher les étoiles et les enlacer. Tout était possible, même le bonheur.

Mais tout a fini. Car il faut bien que tout finisse en ce bas monde.

Alors j'en ai gouté d'autre. J'ai enfoncé lentement des lames acérées dans leur chair. J'ai entendu leurs cris en les jetant au feu. Une sensation de toute puissance m'envahissait, et je riais, je riais. Je riais de les vaincre, et je hurlais de joie à l'idée de me condamner. Les vapeurs de leurs corps sans vie m'enivraient. Puisqu'il parait que c'est moi qui suis folle, puisque c'est moi la démente, alors je jouerai ce rôle jusqu'au bout. Je danserai jusqu'à ce qu'on m'en empêche, je jouerai avec leurs horribles corps jusqu'à l'épuisement. Je me noierai dans leurs immondes vapeurs.

Je mourrai donc par ce que je ne sais souffrir. Misérables champignons.


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Minorite_

Commentaires
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baci 27-09-2011 09:57:39

j'adoooore les champignons.
j'en mangerais à tous les repas si c'était possible...

(tu es taré, c'est beau !)
Minorite_ 27-09-2011 10:15:21

J'ai une passionnante "sortie mycologique" cet après-midi, organisée par la fac. Tu peux venir si tu veux.
Rolanda Bibine 27-09-2011 10:40:09

Pas de doute, les derniers que tu as mangés étaient hallucinogènes Personnellement tous les champignons se ressemblent.... un gout de terre ! Burk ! !!
Une sortie Mycologique La classe ! P
milllie 27-09-2011 12:53:10

Je reprends Baci tu es taré et c'est très beau
Sonia 29-09-2011 21:07:26

La came isole...
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