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Introduction Au début de l'été 1950. Eunice Kathleen Waymon a dix-sept ans et sort major de sa promotion d'un pensionnat de jeunes filles très strict. Sa mère voit en elle la première concertiste classique noire des États-Unis et de nombreuses bienfaitrices ont soutenu financièrement la formation musicale de la jeune fille dont la famille, depuis la crise de 1929, vit dans des conditions misérables ; Eunice travaille le piano sept heures par jour. Durant l'été, elle prépare à la Julliard School de New York, où elle est la seule élève noire, le concours d'entrée au Curtis Institute de Philadelphie pour réaliser cette ambition maternelle. On lui refuse l'entrée, certainement du fait de sa couleur de peau.
Premier couplet Charlie avait déjà eu tellement d'espoirs, et il y avait tellement de désillusions, et ça tapait comme ça contre les murs, d'un espoir à sa désillusion, presque depuis sa naissance - un écho sombre et banal qui rythmait les jours. Il avait eu très tôt un miroir dans sa chambre. Il s'y regardait souvent, cherchant un je-ne-sais-quoi, cherchant ce qui clochait. Quelquefois, il écoutait très fort au casque un gospel et il pleurait. Il ne savait pas pourquoi. Ça le bouleversait. Il a de la chance, il le sait bien. Il est blanc, issu de la classe moyenne versant confortable, il vit en France, aux confins de l'empire, où la tempête financière ne fait dans sa mare que de petits clapotis encore inoffensifs. Il se catalogue cyniquement dans la race des derniers petits propriétaires. Ses parents ont financé les études qu'il a choisies un peu au hasard, et surtout pragmatiquement. Le droit, ça mène à tout. Il a fini, maintenant, il cherche du travail mais sans trop de conviction, il n'est pas pressé. Il veut garder encore un peu son indétermination qui laisse le monde grand ouvert. Il avait caressé un moment l'idée de faire un tour du monde, mais où irait-il ?
Chant Charlie se sent libre. Il s'est senti si libre parfois qu'il a eu peur d'être fou. Il s'est senti voler comme un oiseau dans le ciel. La drogue, dans les soirées. Les matins sont terribles. On est seul comme un petit enfant abandonné et ce sentiment est tellement puéril, tellement absurde, tellement fort. Il cherche un motif. Pas une cause, non, pas si con ! Un motif comme une structure secrète qui habiterait sa vie, qui le guiderait. Il se déteste pour ça, mais il aurait tellement voulu avoir une raison, un petit malheur concret pour lutter contre, ou simplement justifier sa vacuité. Il avait bien parfois été malheureux, mais même alors, il n'arrivait pas à y croire. Il désertait sa propre vie et un déserteur, dans le ciel, où va-t-il ?
Second couplet Rien ne le retient, rien ne l'attache - sa famille l'a toujours emmerdé, les amis, ça passe -, mais il n'y a nulle part où aller. Alors il navigue au hasard des rencontres, éprouvant parfois ce vertige de repartir chaque fois de zéro, d'être tout à fait différent, entièrement transformé, à chaque rencontre. Il est très sociable, il sait y faire avec les gens. Il s'adapte si bien à la personne à qui il parle, il est si à l'aise dans le mensonge social généralisé qu'il est perdu.
Il est plutôt pas mal, physiquement. Enfin, c'est ce que les femmes lui disent. Il se demande pourquoi il est toujours amer d'entendre leurs compliments. Il attend celle qui ne s'y laissera pas prendre et qui l'aimera, malgré tout. Il y avait eu une femme. Elle portait par hasard le prénom qu'il utilisait comme mot de passe de sa connexion wifi. Il l'avait aimée si fort ! Mais il lisait dans ses yeux un amour si grand qu'elle ne pouvait que se tromper. Il la rejetait alors violemment. Et elle était partie. Et puis il y avait eu une autre fille, et cette fois, le doute avait pris racine en lui. Si on pouvait aimer deux fois, que cela pouvait-il bien valoir ?
Chant Il y avait toujours un trouble en lui, toujours, sauf quand il faisait l'amour, peut-être. Mais il se demandait toujours après si c'était vraiment lui qui la faisait jouir. Elle n'était pas née, la femme qui le piégerait. Charlie se sent libre. Il est libre comme un oiseau dans le ciel et il a peur de tout.
Prends-moi dans tes bras, Nina, serre-moi fort, serre et emmène-moi.
« What's "free" to me ? Same thing as to you. You, you tell me ! »
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Un texte qui renvoie un echo radar, un signal fort, le signal n'a pas ma silhouette, mais il est plein de rebonds. I feel free to take your text for me. But oh wait. It can't be. Alors je jette la pierre dans le miroir pour qu'il vole en éclats, en mille éclats si je le pouvais. Ce n'est biensûr pas pour détruire ce texte qui est très bon et dont je souhaite qu'il raisonne pour d'autres.
Pour moi cette fiction est comme un conte. Il y a deux éléments qui m'ont particulièrement imprimé: 'un motif plutôt qu'une cause' et 'deserter sa vie'. Je crois qu'au final Charlie déserte davantage l'absurdité de la vie que sa vie, bien qu'il ait déjà réflechit à déserter sa vie également. Tant qu'à vivre pour un motif, c'est comme si tout était résumé ici. Préférer à l'absurde, aux désillusions, aux injustices, à la perte de foi en tout, un motif, comme une dernière poignée imaginaire à laquelle s'accrocher.
Je ne crois pas que Charlie ait peur, au contraire, il n'a peut-être plus peur de rien. Ce qui le désole, c'est de se voir dans ce monde sans surprise. Ce monde était devenu d'une triste prédictibilité, avec son lot de désillusions desormais prévues, même les imprévus étaient pour ainsi dire prévus! Il est spéctateur du Monde et de sa vie avec un recul permanent, si bien qu'il ne parvient plus a en faire parti. C'est certainement ce qui cloche le plus chez lui. Il est libre biensûr, il décide de là où il veut se voir ou à peu près. Et puis s'il y avait une réelle impossibilité réelle, alors il pouvait faire appel à son imaginaire. Qu'est ce qu'on regarde comme film? Un qui le surprendrait.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...
moi, j'étais sur le nuage avec toi, ...
je l'aime pas tellement. mais du coup...
ah mais je crois que beaucoup d'abste...