Décembre est une jolie femme, la quarantaine. Discrètement inaccessible.
Ses mèches cendrées à peine enroulées se perdent où naissent les géométries crochetées d'une vaporeuse écharpe mauve. Angora. L'une des épaules s'en échappe. Nue et pâle.
Ses longues mains enserrent une tasse de porcelaine fine et grise. La peau un peu asséchée. Par l'hiver et l'année.

Décembre est silence. Et si d'entre ses lèvres s'échappe un son, c'est celui du vent sec et glacial. Qui giffle tes inepsies mal contenues. Ou ta ridicule suffisance.
Quand sa paix s'exprime, son silence est mélodie. Ses yeux clairs se font accompagnement. Et sur ses lèvres vieux-rose se tend, en un trait à peine décelable, le sourire de sa sérénité.
Décembre savoure le thé argenté le plus doux. Le contre-jour dessiné par les branches nues des rosiers derrière les vitres dépolies. Le ciel blanc-gris que traverse le corbeau de son long vol. Elle aime, simplement.
Décembre est. Peu importe le clinquant rouge de fin d'année, l'or des guirlandes étourdissantes et les criards artifices : Décembre est argent et givre. Froid saisissant et pureté. Elle reste indifférente aux hommes, elle est terre et air.
Elle lève le menton vers le soleil vêtu de brume. Et dans un soupir, songe à cette nouvelle Année qui sous la Lune, l'enlaçant à la dernière nuit, lui insufflera la Mort.

by zan'
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...
moi, j'étais sur le nuage avec toi, ...
je l'aime pas tellement. mais du coup...
ah mais je crois que beaucoup d'abste...