S'envoyer en l'air, les pieds sur terre
Pour ceux qui aiment le jazz.

Dans les années 40, Fats Waller nommait un morceau « All That Meat And No Potatoes » pour évoquer une grosse femme aux petits seins. Aujourd'hui, le mot jazz est pour la plupart synonyme de soliloques aussi palpitants que les interviews de Jacques Lacan les plus sombres de l'histoire, et où la décontraction ressemble à ça :

Figure 2 : Franck Gergaud et son Orchestre,
le bonheur de jouer, la joie de donner
Que s'est-il passé ?
Les gamins désœuvrés ont aujourd'hui leurs statues. Ce sont des institutions. Le problème des institutions, c'est qu'elles tombent plus facilement en ruine que les sourires de ceux qui les inspirent.

Figure 3 : La preuve par a+b que le sourire dure plus longtemps que la pierre
Ce doit être terrible d'être une institution. On vous visite, on vous revisite, on vous admire, mais qui pense à sourire aux institutions ? Les fous et les enfants, seulement.
Ils ne voulaient pas être des symboles, bon sang, ils voulaient simplement jouer de la musique ! S'amuser ! Prendre du plaisir ! Et voilà qu'on en parle l'air grave, sans aucune allégresse, mais avec Sérieux.

Figure 4: Le sérieux tient son nom du médecin Paul Sérieux qui l'incarnait plutôt bien.
Ici, Paul imite son grand ami Jean-Michel Grave.

Figure 5 : Attention, le Jazz ne tient pas son nom de Michel Jazy.

Figure 6: Ici, le petit garçon me rappelle que le Jazz, c'est sérieux,
et que je digresse vachement.
Bref. La musique de liberté est devenue engoncée. Il ne s'agit plus tant d'aimer le jazz, que de le connaître.
« Hey, gus, tu connais Charlie Mingus ? » est la première chose dite à Jonasz, à l'entrée de la boîte de jazz.
Il ne faut pas montrer patte blanche, non, surtout pas ! Oh non, monsieur, le jazz, c'est un truc de noir, toi le blanc, tu ne peux comprendre, tu ne peux ressentir. Et sinon....prouve-le !
Et pour prouver qu'on comprend, il faut montrer que l'on connait déjà. L'élitisme a des logiques mathématiques qui oublient de prendre en compte l'essentiel lorsqu'il s'agit de musique: l'émotion.
Moi, par exemple, tout "noir" que je suis, je ne connais pas Charlie Mingus. Et je me moque royalement de le connaître. Peut-être que j'aime sa musique, qui sait ? Peut-être l'ai-je entendue à mon insu, peut-être même l'ai-je aimée. Peut-être même l'ai-je vécue, qui sait ? Peu importe, non ? Ma peau a peut-être frissonné en entendant ses notes, comme lorsque l'on croise certaines inconnues.
Je crois, j'espère du moins, que les artistes tiennent autant, sinon plus, au fait qu'on leur soit reconnaissant qu'au fait qu'on les connaisse. Alors, de la joie, que diable ! Des sourires, des rires, plutôt que des analyses !

Figure 7 : Ici, Jean-Pascal Déconne, attentif à mon discours, se met en action.
Imaginez le cauchemar, si tout devenait sérieux ainsi. Si tout devenait prétexte à prétention. Si ce qui venait du cœur était voué à devenir ascenseur d'ego. Peut-être qu'un jour on lira Calvin & Hobbes avec un air très grave, et très sérieux. Qu'on jettera des regards méprisants à celui qui serait incapable de nommer l'auteur des mots « Va jouer dans le mixer ».

Peut-être qu'on jouera à Angry Birds avec un air hautain ? On regardera des lol cat en se posant de mauvaises questions (Les mauvaises langues diront que se poser des questions devant un lolcat est toujours mauvais. De toute façon, regarder un lolcat est toujours mauvais.)
Enfin bref.
J'écris tout ça, et, au final, iTunes décide de me jouer ça.
Comme s'il voulait me prouver que je raconte n'importe quoi depuis le début. Pfff. Je n'ai rien d'un troll, sale logiciel Apple, tu es pire que le nazisme.
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Character problem. empty comment
Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...