VOLDEMAG

S'envoyer en l'air, les pieds sur terre

voldemag

Sexe à piles... (1)

Envoyer Imprimer PDF

 

 


Deuxième épisode des marre-dis de Sophie : A deux poils Silkepil de la trentaine. A trois aspirines du grand amour. Voudrait vivre de macaron pistache-citron vert et de jolies choses. Un peu gaffeuse, un chouïa rêveuse. Relations humaines compliquées-rapport aux choses problématique. Attachiante. Mais pas que.

zanvoldemag2

Je sais pas pourquoi je suis là. Enfin si je sais. Faut que je me fasse des copines. Des vraies, avec des seins, des fesses, et des problèmes existentiels de gloss et de gosses. Je peux pas me contenter, il paraît, de copines 2.0. Mon psy, il dit que c'est pas bon pour moi.

Et comme il ressemble à Richard Chamberlain, et que je le trouvais vachement intéressant d'un point de vue mystico-intrigo-sexuel le Richard, je suis bien obligée de me laisser faire (avec un secret espoir qu'un jour il te dise : " Sophie, votre charme me rend fou, louons un voilier et partons faire le tour du monde en buvant des caipirinha ").

Donc je me la ferme gentiment, et puis je l'écoute Richard. En vrai il s'appelle Jean-Pierre, paye deux pensions alimentaires (Sof', tu devrais plus googler les gens, c'est mal), mais je préfère l'appeler Richard. Rich'. Bref, grâce à Rich (et au secret espoir de vivre ivres de sexe, bourrés, sur un voilier, Sophie t'es une dépravée) je suis là, avec des filles.

Il y a cinq minutes, c'était encore des femmes, avec des retours de couches, des gosses chiants, des maris trompeurs, et des ballonnements, et par un hasard extraordinaire, au premier sourire Pepsodent de la démonstratrice, j'assiste à la lente transformation de ces femelles en filles. Le truc vachement hystérique qui boufferait du Hello Kitty à tous les repas, glousse, et se serrerait bien Robert Pattinson/Brad Pitt/George Clooney selon les tranches de décadence et le nombre de vergetures (mens pas, toi aussi tu as ta période rose. Et tu dissertes vernis dans les allées du monop' toute seule... Tu crois que c'est mieux?).


C'est pour ça que je préfère le net en fait. Au premier débordement trop kitshorosegloussant, je peux toujours couper le chat. Voire bloquer ou supprimer (enfin si y a des gens qui coupent des chats... n'importe quoi cette vanne ma pauvre) Ça se fait pas dans la vraie vie. Notez, j'y ai déjà pensé. Ce serait assez cool, et ça simplifierait les choses souvent si on pouvait avoir je sais pas moi, sur le front, ou à un endroit visible, une petite lumière de disponibilité.

Vert : je veux bien écouter tes soucis, et que ton chien est suicidaire, que ta belle-mère est une connasse, et que ton mec te baise pas assez.

Rouge : Tu te barres et t'es mignonne de le faire en silence.


Voilà ce que je reproche aux gens, ils ne sont pas lisibles au premier abord, il faut toujours décoder, chercher, et puis la plupart du temps, on se gourre sur toute la ligne.


Pendant ce temps-là, la démonstratrice a sorti tout un paquet de trucs, et apparemment ça a l'air d'être le début des fameuses agapes, d'après les mines des filles. J'ai encore réussi à me foutre dans un coin, suffisamment à l'écart mais pas trop, des minis-pizzas (ça c'est tout toi, Sophie, ton estomac d'abord, le reste peut crever). C'est quoi cette odeur bizarre ? C'est pas ma voisine, je viens de la renifler discrètement, ça sent vaguement le parfum bon marché et la friture de fish sticks (avoue que tu te marres en pensant à cette bonne femme dire à ses gosses : "bouffez vos bâtonnets, maman va être en retard pour les siens"), c'est pas elle donc.


C'est plutôt un truc à mi chemin entre le désodorisant voiture (ça te rappelle Titi, hein ? Ton premier petit copain fou de tuning qui te roulait des patins eucalyptus-clope froide). Ah ! Mais en fait, oui, c'est de là que ça vient. Le pot. Bon, ok, en fait, c'est pas une réunion sextoy, c'est une séance de torture olfactive. Oui maîtresse Ida (c'est con comme association, ça Ida... Tout ça parce qu'elle est blonde la démonstratrice...C'est limite raciste ça ma Sof, elle aurait été brune tu l'aurais appelée Couscous ? ) fais moi mal à la cire de massage saveur vanille-coco.

Il y a donc des vrais gens qui se passent ça sur le corps pour être excités sexuellement ? Hum. C'est plus du cul, c'est carrément de l'ethnologie là... "Bonjour, ce soir, en terre inconnue, nous explorerons la sexualité étrange de ces peuplades encore fort peu connues, dont le stimulus sexuel passe obligatoirement par une souffrance des cellules olfactives. " (Sof', on se calme, tu vas jamais finir la soirée. Et efface moi de suite ce sourire en coin. Ça se fait pas. ).

Ouais. Je vais bâfrer, ça m'occupera la bouche... Si ça ne me donne pas envie de vomir un peu plus, parce que le coup de la cire à se répandre sur le corps saveur sapin magique, je suis pas sûre sûre... (Faut toujours que tu la ramènes ta grande gueule, et c'est pas bouffer qui va t'en empêcher, tu le sais... alors c'est pour quand?)


C'est pas que je m'ennuie hein. Mais je viens quand même de compter les écailles de mon sac en croco (arrête, c'est du faux. Un joli faux, mais un faux quand même). Et je pense que si ça continue, je vais me carrer les lignes du papier peint. En différenciant les turquoises des violettes et des jaunes pâles. Pourtant ça glousse à qui mieux mieux en face. Je suppose que je devrais être aimable, tenter quelque chose... Et c'est pile au moment où je pense intervenir que Ida me prend au dépourvu. Toute de mignonisité et de cul-de-poule, la voilà qui me demande ce que je pense de la peinture au chocolat. Hum. Comment être diplomate ? (alors que là tout de suite, t'as juste la vision du torse poilu fantasmatique de Rich', parce que tu sais qu'il est pas mal velu, en été sa chemise est un peu déboutonnée, et de l'ersatz de chocolat collé à enlever avec une spontex... Antisexe. Juste antisexe. Ne pouffe pas Sof.)


-"C'est à dire que... Je suis trop poils pour être peinture au chocolat, désolée..."

-" Ah mais monsieur pourrait s'en servir sur vous..."
(pourquoi monsieur d'abord, qu'est ce t'en sais que je culbute pas les Ida à mes heures perdues, hein... Et puis moi vivante JAMAIS je ne me laisserai approcher par cette... chose...)

-"Oui, mais non ça ira bien. Je suis allergique. Enfin, ma peau est très réactive... Bref, non, les composés autres qu'achetés en pharmacie, oui, mais non ...
(tu t'empêtres, dis lui que ça pue, ça ira très bien).

-"Quelqu'un veut des minis-pizzas?"

D'accord Ida me regarde un peu comme si j'avais tué son lapin nain, mais comme elle est très pro, elle retrouve vite les dizaines de dents qui lui servent de phares, et enchaîne...

(Suite la semaine prochaine)

logo_voldemag_petit

By Sand

Illu by Kossumi et Doudou

Commentaires
Ajouter un nouveau Rechercher RSS
Belam 21-04-2010 08:30:20

Eh bien Sophie s'approche doucement mais surement de la gaffe monumentale, le suicide social , le grand moment de solitude

On attend ca avec impatience
Rolanda Bibine 23-04-2010 09:48:30

Je retiens la petite lumière de disponibilité ! Grande idée.
Et sinon, t'as pas le droit de faire des suites, c'est hyper frustrant
sand 23-04-2010 11:45:12

huhuhuuuhu
je suis démoniaque
Nom:
Email:
 
Titre:
Website:
BBCode:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img] 
 
:angry::0:confused::cheer:B):evil::silly::dry::lol::kiss::D:pinch:
:(:shock::X:side::):P:unsure::woohoo::huh::whistle:;):s
Saisissez le code que vous voyez.

3.26 Copyright (C) 2008 Compojoom.com / Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."

 

sand est membre de Voldemag depuis le Mercredi, 25 Février 2009.

> Voir les autres articles de cet auteur

Joomla SEF URLs by Artio