Lilas
Mercredi, 07 Décembre 2011 00:00
Sonia
.Le lilas sied à Sonia. Tendre, Classique avec une majuscule,
une arabesque discrète au bas d'un papier à lettre, une feuille de calque,
et ce parfum, présent, appuyé, sous les grappes de minuscules touches pointillistes lumineuses.
(Zan')
Je me plie bien volontiers à l'exercice imposé, mais cela n'a pas été si simple...
Quand j'entends "Lilas", je pense tout de suite à Serge Gainsbourg et à son poinçonneur, "le gars que l'on croise et que l'on ne regarde pas".
Puis je pense au poéme de Louis Aragon qui crie vengeance et hurle sa colère de voir le peuple plongé dans l'épouvante de la seconde guerre mondiale :
Je n'oublierai jamais les jardins de la France
Semblables aux missels des siècles disparus
Ni le trouble des soirs l'énigme du silence
Les roses tout le long du chemin parcouru
Le démenti des fleurs au vent de la panique
Aux soldats qui passaient sur l'aile de la peur
Aux vélos délirants aux canons ironiques
Au pitoyable accoutrement des faux campeurs
Et puis, je vois une image...
Celle d'un merveilleux jardin à Argenteuil au printemps 1872, deux personnages, on devine qu'il s'agit de deux femmes aux contours de leurs robes, assises sous un épais buisson de lilas en fleurs.
Ce tableau est exécuté par beau temps, le soleil dessine sur l'herbe verte l'ombre des arbres.
Ces oeuvres sont les premisses du processus de différentes séries exécutées avec une parfaite maîtrise tant du sujet, de la lumière, que des couleurs.
Dans ce tableau, le peintre regroupe les personnages au centre de la toile, ils se devinent à peine dans l'ombre épaisse du lilas en fleurs, fortement coloré et qui semble jouer le rôle principal dans cette composition.
Des tâches de soleil jouent sur les robes des deux modèles, effet qui est souvent appliqué en peinture. Ce sont ces contrastes forts par touches de couleur qui accrochent l'oeil, le regard se porte ensuite vers le visage.
Ces personnages s'intègrent harmonieusement dans la composition par un jeu de couleur disposées en croix. On se dit même que la robe bleue de la jeune femme de gauche nous renvoie au bleu des lilas.
Les lignes du tronc marquent la disposition en croix. L'arbuste penché sur les personnages semble leur offrir une protection. Alors que la scène est prise dans un jardin, elle donne l'impression de nous trouver en pleine nature.
On imagine alors la douce chaleur du soleil et on sent le parfum des lilas, tendre, délicat, fleuri, rosé, légèrement anisé et poudré.
Et on se retrouve au printemps.

Les lilas - Claude Monet

Sonia
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Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...