Cette semaine l'un d'eux me gênait dans la désorganisation de ma chambre. Je l'ai ouvert. Surprise. Un peu. Énormément. Trésor insoupçonné. Des piles de bouquins. Presque tous sous blister. Pas de souvenir de leur existence. Pas vraiment de souvenir de les avoir acheté. Foutu koma.
Principalement des bouquins d'art. Plus intéressants les uns que les autres. Parmi eux, je tombe amoureuse de ce livre magnifique. Je retombe amoureuse , je présume : c'est sans doute déjà suite à un émoi que je l'ai acheté, en 2010...

Il est doux. Feutré. Élégant. Fragile. La couverture souligne sa grâce éphémère. Format paysage pour du land-art , je souris. Je murmure : « Richard Long... »
Je tourne les pages, doucement. Et les souvenirs fusent.
Des heures et des heures de cours d'histoire de l'art passées à écouter assidument (où à me perdre dans mes rêveries ennuyées), que me reste-t-il ?
Le réel. Les expos. Et puis... Ce voyage à Chinguetti. Quinze jours à approcher, effleurer, étudier le land-art. À découvrir grandeur nature le graphisme de nos trajets. À ressentir l'immensité d'un Sahara peu touristique enveloppant nos carcasses d'ados boutonneux. À mimer les pas de Richard Long. À explorer de façon personnelle et collective notre propre approche artistique, plus ou moins guidés par les Bärtschi, nos profs atypiques.
Et puis cette expo, organisée dans la petite salle sous la cantine par ma classe de lycée. Avec des œuvres prêtées par le FRAC. Il y avait une œuvre de Villeglé. D'autres. Je ne sais plus. Mais surtout... Ce cercle de pierres, puzzle anthracite, de Richard Long... Avec le recul, je nous trouve chanceux.
Une photo dans la main, élèves appliqués à replacer chaque pierre à sa place. Long.

Putain. Long quoi ! L'ARTISTE de référence du land-art !
Ses œuvres que j'ai ensuite vues dans différents musées... Toujours ce même effet... Ouahou... Et d'autres que je ne connaissaient pas.

Les émotions que je retrouve en feuilletant ce livre. Une parenthèse. Les géométries parfaites et chaotiques de cet artiste... Et de la Terre à travers l'œil de cet artiste. Parce que finalement c'est ce qu'est le land-art. Pas un regard sur le monde : Le monde au travers d'un regard.
Richard Long
Walking and marking
National Galleries Of Scotland

Zan
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Character problem. empty comment
Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...