A toi
Lundi, 01 Juin 2009 06:00
sand
Mon ange,
Je n'aime pas voir tes yeux perlés de larmes, et j'aimerai tant trouver les mots pour te dire. Pour consoler. Je me sens si démunie face à toi. Je pourrais te dire qu'il y en aura d'autres, à qui tu promettras et qui partiront quand même. D'autres qui passeront dans ta vie, pour un mois, une heure, un instant. Certaines n'auront pas d'importance, pas plus qu'un autre jour qui se lève, un peu ailleurs.
Tu croiras parfois, pour un regard, un grain de peau, un mot, une intonation particulière, tu croiras toucher du doigt. Tu tomberas, un peu, beaucoup, tu trébucheras, tu te relèveras à nouveau. Tu te perdras dans leurs bras, dans leurs cheveux. Tu voudras croire à l'alchimie. Tu le feras de toutes tes forces. Tu auras de ces tristesses dérisoires et capitales. De ces chagrins immenses et minuscules. Tu auras des bleus, dessinés précisément là où ça fait le plus mal, incisifs. Et tu apprendras.
A chaque baiser, à chaque mot, à chaque refus, à chaque sourire, tu apprendras. Petit à petit, ton but sera moins flou, le chemin devant toi se précisera. Bien sûr, il y en aura pour t'accompagner, un peu, quelques pas seulement ou plus longtemps au creux des ruelles. Quelquefois, vos pas divergeront. Tu te retrouveras à nouveau seul, mais pas complètement. Tu auras avec toi les jours ensoleillés, les caresses des mots tendres, les crèmes glacées partagées, les fous rires pour rien. Tes souvenirs te vêtiront. Ils te tiendront chaud, quand le froid se fera trop sentir. Tu te rappelleras de ce jour pluvieux, d'une main dans la tienne, d'un sourire comme une esquisse. Fragile.
Et puis un jour, tu la rencontreras. La bonne personne. Elle ou lui, quelle importance. Elle te fera battre le coeur, te sentir plus vivant, plus grand, plus beau. Pourtant.
Tu douteras de tout, et de toi surtout. Tu trembleras de la perdre au détour d''un trottoir. Tu rougiras de ses audaces. Tu pleureras de ses morsures. Tu palpiteras comme jamais de savoir sa présence. Tu interprèteras ses silences. Tu accueilleras ses sourires comme la caresse du soleil sur ta peau. Tu te sentiras bien, heureux d'être là, en vie, avec elle. Tu voudras te fondre. Tu t'oublieras un peu, mais pas trop. Tu seras effrayé bien sûr, tu auras une peur immense, mais elle sera là. Et c'est tout ce qui importera. Tu lui diras tous les mots que tu connais, et ils te sembleront inconnus. Tu jalouseras tous ces autres qui te la volent, ne serait-ce qu'un instant. Tu crèveras de savoir que ses sourires n'appartiennent pas qu'à toi. Tu rêveras de lui tenir la main jusqu'à la fin du monde. Tu voudras marquer son corps de ton empreinte. Tu n'imagineras pas avoir pu vivre sans elle, et qu'il puisse être possible qu'il y ait un après.
Ça pourra durer toute une vie, ou quelques heures seulement... Peut-être que ce ne seront finalement que promesses au vent, étincelles éparpillées, des chemins trop éloignés pour se rencontrer vraiment... Mais cette flamme là, qui vous consume et qui s'empare de vous, qui vous fait ressentir les choses comme à leur exacte place et en parfaite harmonie, tu la ressentiras. Même fugacement. Et tu seras heureux.
C'est peut être la seule chose qui compte.
Même si t'as l'impression d'en crever De t'éteindre. De pouvoir oublier tout le reste pour une minute de plus entre ses bras. Un sursis. Encore un rien d'elle.
Être heureux. Ne serait ce qu'un moment...
Si on t'arrache le coeur, il finira par repousser. Je te le promets.
Je t'aime.
Maman.
By Sand
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Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...