Cette vidéo m'a foutu les poils comme il faut, alors j'ai cherché un peu plus et je suis tombé sur le blog de cette chorale de gamins de New York, je crois.
Guidés par leur instit' qui s'appelle "Monsieur B.", ils enregistrent des reprises de morceaux aussi riches que variés, allant de Tori Amos à Phoenix, de Dylan à U2 en passant par Coldplay et Faithless. Cette chorale m'a particulièrement scotché parce que c'est l'archétype parfait de ce pourquoi la musique est faite, à mon sens. Ce sont des gamins qui doivent avoir entre 9 et 13 ans, qui vont à l'école comme tout le monde, qui viennent de partout, et qui s'éclatent en chantant. On sent franchement qu'ils adorent ça, chanter et partager. Tout le monde apporte son brin de voix, une touche de candeur et de naïveté qui donne encore plus de force aux messages de certains morceaux. On ne triche pas quand on est gamin, on va droit au but, on fait les choses comme on les ressent. C'est cette spontanéité qui fait du bien dans la musique et qui peut souvent manquer.
En regardant les vidéos une par une, on s'aperçoit que c'est vraiment une petite communauté, dans laquelle tout le monde fait sa place en chantant. En plus d'avoir une organisation quasi-professionnelle, chacun se respecte, chacun écoute l'autre - parce que pour arriver à ce type résultat, il le faut. Ils doivent sûrement se moquer un peu les uns des autres comme on le fait à l'école quand on a cet âge-là, mais je sais pas, y'a une espèce de fraîcheur et d'honnêteté qui se dégage de tout ça. La musique force le respect. J'aime bien ce qui ressort de ça parce qu'à l'âge qu'ils ont, ils en garderont forcément une trace, ils auront sûrement plaisir à se rappeler de ça et grandiront en laissant ce genre de bagages, posés en arrière-plan. La solidarité, le respect de l'Autre, l'écoute, l'apprentissage... Je me plais à croire qu'ils conserveront ça dans un coin de leur tête et qu'ils en feront quelque chose.
C'est ce que j'aime avec la musique. Parce que la musique, c'est le partage. C'est faire quelque chose ensemble. Alors après, le partage prend plein de formes différentes, mais dans tous les cas il y a cette espèce d'échange, de connexion, de relation qui s'établit entre des gens. Et puis après, la musique, on en fait ce qu'on en veut. On se soigne, on se file des coups de pieds au cul, on se vide la tête, on voyage aussi - à ranger dans le même tiroir que les schizophrénies ordinaires. De celle qui sont quotidiennes, qui enrichissent tous les instants et construisent des souvenirs.
Voilà, voilà, c'était le billet ultra-consensuel et pas original de la semaine, je ferai mieux la prochaine fois.

By Henri
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Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...