Oui. Enfants à vendre. Je dois dire que quand cette proposition de mon ex-mari est tombée, je n'ai su quoi répondre. Je veux dire, là, on en est à un stade de relations à l'autre tel que les mots deviennent insuffisants. je l'ai appellé comme une idiote. Et j'ai eu droit à une bonne série de raisonnement à sa façon. Et vous savez quoi ? Quand on est face à une telle démonstration de mauvaise foi, de doux délire et de méchanceté exacerbée, on a juste une envie. Se taire...
J'ai de gros soucis financiers en ce moment. Que ceux qui s'amusent à me comparer à Alain Delon via forum privé, surtout ne vous privez pas, allez-y franchement. Non seulement je suis une connasse, imbue d'elle-même, une merde sans principes mais en plus j'ai plus une tune. Voilà...J'espère que vous êtes satisfaits. Non. Que vous êtes repus.Vous avez l'air d'avoir faim en ce moment...
Un huissier m'est tombé dessus pour des dettes de 2002 (merci mon ex-mari qui n'en finit pas de me laisser des paquets surprise). Ajoutez à ça la saisie intégrale de ce qui avait sur mon compte (salaire compris). J'ai droit à ce qu'on appelle le revenu minimum alimentaire. C'est cool, non ? Parce que figurez-vous que j'ai un bon salaire. Oui, c'est vrai. Je suis bien payée. La trésorerie du 19ème me l'a clairement signifié d'ailleurs. Quand je les ai joint pour leur expliquer que mon compte etait bloqué et que je ne pourrais pas faire face avant le mois prochain au sujet de leur 178 euros, ils m'ont expliqué que j'avais pas honte de demander ça avec un salaire pareil. Sauf qu'ils ne tiennent pas compte de mon loyer. Pas plus que le fait que même mère célibataire, je suis en tarif 4 pour la scolarité (pour info 5 tarifs...). Et que comme me l'a confirmé la trésorerie de Réaumur, je fais partie de ces nouveaux pauvres. A savoir des gens qui, normalement, devraient s'en sortir. Mais qui, sont dans un no man's land. Celui du trop et du pas assez. Juste à la limite de la tranche. Sauf qu'ils ne tiennent pas compte qu'il y a pas si longtemps que ça, j'étais au smic. Et que les dettes se sont accumulées. Et que quoi que je fasse, je suis un rat qui mouline dans sa roulette.
Alors, j'ai appellé mon ex -mari. Qui me doit 300 euros par mois depuis septembre 2007. Et voilà les deux réponses auquelles j'ai eu droit en deux coups de téléphone. Je cite :
"Connasse, va te faire enculer, t'avais qu'à pas partir ! "
Ou...Monument du genre
"Tu dois tant que ça ! Écoute, je paye toutes tes dettes, en échange tu me donnes les enfants."
"Ha bon ? T'as pas un rond, la preuve, t'es insolvable, tu peux pas payer la pension alimentaire des enfants"
"Mais je prends un boulot si tu me rends les enfants. Et je paye tes dettes. Si tu me les rends pas, je reste au RMI et le reste au black, et t'auras pas un rond. "
"En gros, t'achètes les enfants ?"
"Oui"
Bon...et comme ça la vie est simple pour monsieur. Je passe mon temps à trimer, et comme je suis solvable, je récupère les dettes antécédentes à notre divorce. On parle d'un père qui n'appelle pas pour l'anniversaire de ses enfants, qui ne leur souhaite pas "Joyeux Noêl" ou qui ne les prend jamais. On parle d'un père qui considère ses enfants comme des objets de décoration qui feraient très bien dans le salon, qu'on peut acheter mais qui ne necessitent aucune attention. Jamais.
J'ai eu envie de lui dire qu'il fallait que je sois morte (Et encore, j'organise mon testament de façon à ce que ce soit pas si simple pour lui d'avoir la garde) pour qu'un jour il ait la garde. Jamais ! Pourquoi ? Parce que c'est un alcoolique, pervers manipulateur et que s'il a la garde de mes gosses, il fera comme ses parents avant lui, il les bousillera.
En attendant, je prends rendez-vous avec une assistante sociale. Parce que je n'arrive plus à m'en sortir dans mon no man's land de nouvelle pauvre. Il faut épurer. Même si, heureusement, je suis très entourée et que mes amies sont là. Comme quoi, je dois être quelqu'un de bien, n'en déplaise à certains.
Et de jouer encore les wonder woman. Parce que hier soir, je n'avais qu'une envie, c'était me coucher dans mon lit. Et de ne pas en sortir. Mais on ne me laisse pas le choix. Et craquer, et pleurer, ne sert à rien. Ce qui est utile, c'est d'aller se battre. De dépasser les limites du supportable. Et de mettre de côté sa sensibilité. Celle qui vous heurte tellement quand vous entendez ce que vous entendez qu'elle vous met à terre.
Mes enfants ont un prix maintenant. Je connais le montant...

By Bellâm
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Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...