S'envoyer en l'air, les pieds sur terre

crédits photo andy castro
Je préférais quand tu me parlais de guérison, même si je savais qu'il n'était question que de rémission. Un mot pour un autre qui change tellement de choses.
Je préférais quand tu comparais ta maladie à la mienne. Je te l'avais révélée parce que je craignais d'être maladroite : savoir que je porte en moi une intruse qui peut se réveiller à tout moment a transformé ma façon d'appréhender la vie, même si la sclérose en plaque n'est pas mortelle.
Je préférais quand tu me parlais des voyages que tu ferais lorsque tout irait mieux. Je voulais y croire avec toi et te racontais les miens, ces endroits où j'étais partie sans savoir que c'était ceux dont tu rêvais. Un horizon qui s'éloignait pourtant pour toi.
Je préférais quand tu me parlais d'avenir, un futur où la multiplication des cellules anarchiques resterait enrayée par la chimiothérapie.
Je préférais...
Quand tu m'as demandé d'appeler de temps en temps ta fille, en pleine rébellion, que tu n'avais plus la force de la porter, j'ai eu peur.
Peur de comprendre que tu me demandais de veiller sur elle bien au-delà des prochaines semaines. Pas parce que je ne veux pas de cette responsabilité, je suis touchée par cette marque de confiance, mais parce que j'ai peur que tu aies perdu l'espoir.
Parce que j'ai peur que le cancer soit le plus fort.

Pandora
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Character problem. empty comment
Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...