La 106 Peugeot, le féminisme et moi
Lundi, 18 Janvier 2010 01:04
Kowalski
Je ne me souviens plus très bien ce que je faisais le 11 septembre 2001 ni de ce que je faisais quand la gauche est revenue au pouvoir en 1981 (je devais surement jouer avec mes playmobils dans le grenier) mais je me souviens très bien du jour où j'ai découvert le féminisme moderne. Je regardais la télévision avec mes parents dans la cuisine et j'ai aperçu cette publicité où l'on voyait un pauvre garçon accroché à la jambe de sa femme la suppliant de lui prêter sa 106 Peugeot, ce à quoi la femme ne répondait même pas, trop occupée, peut-être, à peaufiner son maquillage en vue d'une sortie « brunch » entre filles. Je me souviens que j'avais trouvé ça choquant mais il fallait bien se rendre à l'évidence, l'époque changeait : du mâle poilu, bourru, volage et prêt à en découdre à la moindre queue de poisson en Fuego, on était passé à un homme soumis et médiocre.
Pour nous, pauvres garçons issus de la classe ouvrière, ça ne nous disait pas grand chose d'être réduits à l'état de serpillères sans broncher mais les médias ne nous demandaient pas notre avis et d'ailleurs, les médias ne demandent jamais l'avis de personne quand il s'agit de faire passer des idées fortes qui deviendront la norme (la valeur travail c'est bien, les 35 heures c'est pour les faignants !)
Depuis, le féminisme est devenu un pur produit marketing d'avilissement et, tout comme les crèmes et le mascara, il se vent très bien. Les américains ont appelé ce mouvement le « male bashing » c'est à dire, l'humiliation permanente de l'homme par la femme. Un mouvement purement commercial parce que la femme (pour les médias) est avant-tout une cible publicitaire.
Alors qu'en est-il du féminisme aujourd'hui ?
Les publicités nous mettent en scène des femmes décidées et castratrices face à des hommes démissionnaires et résignés. Dans toutes les séries, on nous dépeint des épouses qui sont mieux organisées et qui possèdent de meilleures aptitudes relationnelles que leurs homologues masculins (Linette dans Desperate Housewives). Si la plupart des séries télévisées ont tendance à éviter les stéréotypes sexistes à l'égard des femmes, il n'en va pas de même avec la masculinité devenue pure refuge des valeurs négatives.
Les deux chercheurs Dr Katherine Young et Dr Paul Nathanson dans leur livre, «Spreading Misandry» développent l'idée que l'enseignement du mépris pour les hommes est devenu une norme dans la culture populaire et dans l'éducation des jeunes filles. Young et Nathanson soutiennent qu'en plus d'être dépeints comme généralement stupides, les hommes sont aujourd'hui systématiquement ridiculisés, rejetés et maltraités dans les médias. Un tel comportement, affirment-ils, "ne serait pas acceptable s'il était conduit en direction des femmes."
Mais on ne peut faire marche arrière car la thématique majeure développée ces dernières années à grand renfort de campagnes publicitaires a donné un nouveau visage au féminisme. Elle a transformé le couple en champs de bataille et la sexualité en guerre ouverte où le coït n'est plus pratiqué qu'en échange de bons procédés.
D'ailleurs, en l'espace de deux générations, sous les coups de boutoir d'un égalitarisme ravageur, les garçons ont finalement intégré à leur identité les valeurs égalitaristes de leurs mères, bien souvent divorcées et soixante-huitardes.
Mais cela suffit-il ? Évidemment non ! Bien au contraire car si, aujourd'hui, l'homme se montre enclin à s'occuper des enfants et à participer pleinement au tâches ménagères, il en est d'autant plus humilié par des femmes qui restent fascinées par la bestialité la plus primitive.
Je me souviens de cette soirée où ma compagne m'avait convié après la naissance de notre petit garçon. J'expliquais, à tous, que j'étais très heureux de m'occuper du bébé et que je me montrais même parfois exclusif avec lui. Une femme présente s'est tourné vers ma compagne (évidemment elle ne s'est pas adressée à moi) et lui a lancé : « Tiens, il a un côté maternel ton mec ! ».
Ben non cocotte, c'est juste être un père. C'est juste s'occuper de son môme. C'est juste aimer faire la cuisine où ne pas en avoir envie un jour mais le faire quand même parce que l'on sait que son amoureuse est fatiguée. C'est avoir grandit en se disant que l'on ne referait pas les mêmes erreurs que nos parents. C'est avoir vieilli en se disant que l'on ne tombait pas amoureux cent fois dans sa vie. C'est vivre en se disant que le féminisme est la pire des inventions marketings. C'est savoir que ce mouvement ne concerne que les femmes riches des pays riches et que ces femmes là se fichent bien de savoir ce qui se passe en Turquie ou ailleurs. C'est se dire que ce féminisme là, c'est pour les connes !

By Kowalski
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Belle lecture, merci, que ce moment v...
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