
Cette nuit, j'ai fait un cauchemar. Je me suis réveillée et je n'ai pas pu me rendormir.
Cette nuit, j'ai fait un cauchemar. Je me suis réveillée et je n'ai pas pu me rendormir. Tu dormais là, comme un bébé. Tous les hommes redeviennent des enfants quand ils dorment. A cinq, vingt ou trente ans, vous êtes tous pareils, si vulnérables et si fragile que c‘en est déroutant.
Ma première réaction a été de faire ce geste maternel, vraiment instinctif, de passer une main bienveillante dans tes cheveux en bataille. Tu as frémi un peu sous mes doigts. Ta respiration était lente et régulière. J'avais cette envie de te protéger, celle de la mère qui protège l'enfant.
Et sans que ça ne prévienne, les larmes me sont montées aux yeux.
Et j'ai pleuré.
J'ai pleuré car j'ai compris que je ne t'aimais plus, que cela faisait longtemps déjà que tu n'étais plus l'homme de ma vie, que mon amour pour toi s'était échappé non pas un beau matin, mais chaque jour un peu plus sans que je ne le voie s'enfuir. Et là tout était clair. Tu étais là, je débordais de tendresse et ma tendresse venait de ce constat que je ne t'aimais plus. Comme si je m'apprêtais à commettre le geste impardonnable de l'abandon. Comme si je te trahissais et que je trahissais nos promesses d'amour. Comme si je me trahissais moi-même en n'étant pas fidèle à la parole donnée qui disait que je t'appartiendrais toujours.
Oh j'y croyais, si tu savais comme j'y croyais. J'y croyais avec toute la force des amoureux transis totalement aveuglés par les réalités statistiques qui disent que les histoires d'amour finissent mal « en général ».
Pour ce qui est de nous, ça ne s'est pas mal fini, ça s'est fini voilà tout. Comme une fleur qui se fane. La fin d'un cycle et le début d'un nouveau.
J'ai pleuré sur la tombe d'un amour qui m'aura procuré mille joies et mille peines. J'ai pleuré sur l'échec, sur la certitude qu'il ne suffit pas toujours d'y croire pour que les choses arrivent.
J'ai pleuré sur l'impuissance.
J'étais heureuse moi. J'étais heureuse de t'aimer. J'étais heureuse d'être tienne et que tu sois mien. J'étais heureuse de partager mes espoirs avec toi, d'entremêler mes états d'âmes aux tiens.
Je n'ai pas compris ce désamour. Je n'ai pas compris pourquoi j'avais cessé de t'aimer. Je n'ai pas saisi ce changement imperceptible qui nous avait condamnés.
Demain ou dans quelques jours, il faudra bien que je te dise que je ne t'aime plus. Il faudra trouver le moment opportun. Pour que je puisse faire mon deuil et toi le tien.
« Il faut que je te parle... Cette nuit j'ai fait un cauchemar... »

by Pépite
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Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...