
Pour schématiser à mort, je dirais que ma génération est à la fois l'héritière de siècles de soumission de la femme au désir de l'homme et dépositaire du trésor finalement assez nouveau (et arraché de haute lutte par nos mères) qu'est l'égalité entre la femme et l'homme. Je crois qu'à un certain degré, nous sommes toutes un peu tiraillées entre les images d'Epinal ancestrales de compte de fées qui ont été mine de rien instillées dans notre subconscient façon " oui oui, le prince charmant existe, il est grand-beau-et-fort, il nous protègera contre tous les dangers " et les grandes théories d'émancipation de la Femme -qui doit être capable de gérer tout toute seule et ne doit surtout pas laisser son amoureux prendre le contrôle de sa vie.
Alors c'est vrai, partant de cet embrouillamini qui remplit notre cerveau, je crois qu'on peut affirmer que nous sommes parfois déroutantes.
Moi la première, j'ai tendance à espérer que l'Homme de mes rêves va se charger de tout le boulot de séduction et me faire vibrer comme dans les films de fille vus 35.000 fois et qui me font quand même encore pleurer. Et en même temps, j'ai tendance aussi à bousculer parfois les choses parce que je me dis que, quand même, c'est le 21ème siècle... une femme doit bien pouvoir exprimer ses désirs sans passer pour une hystérique ?!
Et je crois qu'aucune des deux solutions n'est parfaitement viable. Parce que je sais qu'au 21ème siècle -justement- l'Autre aimerait probablement jouer le Prince Charmant mais qu'il sera parfois aussi ennuyé que moi pour savoir qui doit faire le premier pas ; ou si je serais choquée qu'il suggère que je me charge de faire le repassage...
Seulement voila, ne leur en déplaise, les hommes ne sont pas toujours très clairs non plus quant au degré d'émancipation qu'ils acceptent quand il s'agit de leur femme... Et nous y voila : comment fait-on pour se retrouver dans ce que, eux, ils attendent de nous ? Parce que quand même, nous sommes en présence de personnes capables de dire tout et son contraire...
Capables d'expliquer combien c'est normal que les femmes travaillent mais que ce serait bien que la leur ne travaille qu'à mi-temps (voire pas du tout) pour s'occuper de leur famille nombreuse.
Capables de dire que c'est insupportable, les femmes qui ne prennent aucune décision et laissent l'homme tout gérer mais qui demandent ensuite, jour après jour, "on fait quoi ce soir ?" ou "choisis, toi, ça m'est égal à moi..."
Capables d'expliquer que pour faire savoir à l'autre qu'on a envie de lui, il faut dire tout simplement "toi. moi. lit" mais que ce serait bien que les rapports de séduction permettent à l'homme de savoir que c'est lui qui a de la testostérone dans les veines.
Capables de dire à quel point c'est lamentable de voir que leurs potes ne savent même pas se faire cuire un oeuf mais pas foutus de retenir que non, les soutiens-gorge en soie à 483 euro le bonnet, ça ne se lave pas à la même température que les torchons.
Capables d'expliquer qu'ils n'aiment pas les filles qui pleurnichent sans cesse mais de vous reprocher ensuite de ne pas assez montrer vos faiblesses.

By Baci
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Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...