Ce matin, pendant que vous lisez, Alex mène probablement le combat de sa vie. Voldemag a choisi de l'accueillir ici pour qu'elle puisse vous parler de son histoire, et de l'échéance à laquelle elle fait face ce matin. Vous comprendrez sûrement en lisant cette lettre.
Henri
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- Nil violentibus arduum -
Ceci n'est pas une lettre d'Adieu et si tel est le cas, ce serait plutôt une lettre d'excuse.
Il faut que je vous parle, c'est important. Je suis une personne sans histoire, et pourtant du néant, il faut que vous sachiez : j'ai un point commun avec Edward Ted Kennedy.
Je n'ai pas peur de vivre, je n'ai pas peur de mourir mais j'ai peur de ne plus être là.
Je suis l'autodestruction même. La réincarnation du mal sous la forme du bien. Je suis maléfique tout en aimant les autres plus que je ne m'aime moi-même. J'aimais savoir que rien, ni personne n'est suffisamment lourd pour m'arrêter et pourtant... Je viens de m'arrêter avec cette douleur au cœur. Ce sentiment de n'être qu'un tas de cendres aux pensées des plus pathétiques. Une envie d'hurler, larmes et visage transfiguré de douleur mais il n'en paraît rien. Mon visage oscille entre un sourire, l'indifférence et un rire, je suis le paradoxe même à cause d'elle. Je ne veux pas mourir.
J'ai faim d'une vie qui se consume plus vite que l'eau ne s'échappe d'un robinet pourtant elle est aussi difficile qu'un escalier, la descendre est le plus difficile.
Elle n'a ni le droit à la parole, ni le droit aux gestes. Elle n'est pas humaine, elle est simplement moi. Elle me ronge peu à peu, doucement mais surement chaque année. Elle me dévore de l'intérieur avec passion comme une femme amoureuse et furieuse. Lorsque je l'oublie, elle me rappelle à l'ordre avec douceur faisant apparaître une atroce douleur dans l'inattendu. Par amour, elle m'enferme dans un endroit clos et blanc, elle me prend, me lacère, s'ensuit un corps à corps d'une violence inouïe et lorsque je suis à bout de souffle, proche si proche de cette lumière, lorsque je me rends enfin dans un dernier espoir, elle me rend la liberté. Elle m'aime, si passionnément, que la fusion en est déchirante. Elle est la femme de ma vie, mon passe-droit pour l'au-delà, ma raison de vivre le présent avec profondeur. Elle m'interdit la superficialité, me donne l'âge pour affronter toutes les situations. A chaque coup, elle me recouvre peu à peu de diamant pour être hors d'atteinte face aux autres. Elle a besoin de moi pour continuer à perdurer, j'avais besoin d'elle pour vivre. Elle a un nom d'homme, une haine envers l'Homme. Et pourtant, c'est moi qu'elle a choisi. Le masochisme fait partie de l'être humain, je n'ai pas eu d'autres choix que de l'accepter car Elle et moi, nous ne sommes qu'un, moi.
Et je vais la quitter, après 17 ans de vie commune. Elle est allée trop loin, trop fort, trop bestiale, trop brutale... Je la sens trop violente, trop virulente comme si elle finirait par me faire imploser.
En superficie, je suis entourée d'amour, de compassion, de douceur. En profondeur, je suis glacée de solitude, j'ai froid.
Quand la marée monte aux yeux, je suis tranquille, j'ai construit un barrage. Personne ne sait, personne ne voit car tout est sous contrôle.
J'attends, tapie dans mon coin, j'essaie d'esquiver chaque mal qui vient mais je ne fuis jamais lorsqu'il arrive. J'accepte tout sauf d'en mourir, je souffre en ce moment-même, chaque mouvement m'achève au fond, alors quand arrive cette limite, je tremble.
Il serait prétentieux de ma part de dire que je ne peux pas partir, mais c'est surtout que je ne veux pas. J'en ai pas le courage, pas l'envie. J'ai besoin des autres pour vivre, et c'est pitoyable je sais. Je suis, malgré les apparences, une handicapée de la vie.
Si jamais, je dis bien « si jamais », je ne reviens pas, je voudrais que vous sachiez que j'étais, que je suis une jeune femme heureuse. Je voudrais remercier certains qui m'ont supporté dans les moments les plus durs, ceux où je n'étais qu'un cadavre. Je ne vous ferai pas un discours « cannois », ce n'est pas mon genre.
Cependant, si jamais je ne gagne pas cette dernière bataille, vous devez me promettre de vivre, pas d'exister. Faites-le pour moi... concentrez-vous sur les détails, ceux sont eux, la clé du bonheur. Romain Gary disait «Il ne faut pas avoir peur du bonheur. C'est seulement un bon moment à passer.» Il avait raison.
Un jour, j'apprendrai à voler avec ailes, je reviendrai et puis comme je suis dans la citation, sachez que comme disait Lao She, c'est parfois d'une situation désespérée que jaillit l'espoir.
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Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...