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S'envoyer en l'air, les pieds sur terre

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Liens. Mains nouées, jusqu'à l'infini. La corde serrée autour des poignets. Partir. Revenir. Encore. Vague indicible qui ramène toujours au point de départ. En mettre des mots entre nous. Des distances, des équilibristes. Personnages qui grimacent. Des vérités tronquées, à taire, réinventer. A suicider parfois. Annihiler sur ma carte du Tendre. Plus de doux, plus rien qu'un néant trop grand pour moi. Mais plus non plus de bouches déformées à la Munch, la nuit. Plus de ces toi qui n'abritent de rien.

Hair tellement qu'on ne peut plus détester personne. Personne d'autre que toi.
Liens. Les yeux floutés, jusqu'à l'horizon. Le fil de nos envies comme diapason. Des corps, des peaux qui se heurtent, avant le parralèle. Les tropiques ennemis. Qui trop me pique nous désunit. Pourtant tenir. On a tenu au fil ténu de nos discordes. De nos accords dissonants, de nos souffles désaccordés.

Liens. Les bouches soudées. Croyances absurdes, se perdre tellement qu'on est chez soi. S'envoyer tellement haut. Retomber. Beton. Illusions qui se délitent comme des tissus trop fragiles.
Liens. Recommencer toujours. Se lier, délier, se préparer. L'amertume molle des au revoirs qui se pressent. Déjà.
Tout ce vers quoi l'on court, tout ce qui nous construit, c'est d'eux qu'ils naissent. De cette capacité à les conserver, à s'en affranchir. De nos trouilles. De ce qu'on se persuade d'être bon. Parfois rompre le lien est nécessaire. Parfois même être mère n'est pas une condition suffisante. Tout l'amour du monde s'efface, un jour. Soudain, la réalité vous surprend. Liés vous êtes, et pourtant, il y a bien longtemps que le fil est cassé. Que plus personne ne fait illusion. Faire le choix de ne pas parler, pas répondre, ni fuir, ni pardonner. Juste laisser cet absurde abîme comme il est. Un immense gachis.

Refuser par conséquent toute forme de lien. Peur de souffrir. D'être attachée. Trop. Jouer de miroirs, d'abus, de fonds de tiroirs.
Liens. Courir après le nécessaire, l'immatériel, le trop réel.

Le lien du ventre. Comme une impossible punition.

By Sand

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Commentaires
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milllie 14-01-2011 01:10:53

Ma claque du soir, tu sais toujours bouleverser mon cœur quand tu écrit Sand
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