
L'autre soir, je prenais la ligne 2 du métro parisien. Ligne qui passe par le nord et les quartiers encore populaires de Paris. Une ligne que j'aime bien, parce qu'elle sort des entrailles de la terre pour devenir aérienne, et que toute la France semble s'y croiser.
Et ce soir-là, justement, parmi le petit condensé de parisiens de ma rame, un monsieur abimé par l'âge. Et l'alcool.
Ce fameux soir donc, une petite dizaine de personnes partage mon wagon, dont ledit monsieur qui peste de plus en plus fort contre les homosexuels, à grand renfort de gestes violents.
En face de lui, debout, un jeune homme à la beauté sculpturale le fixe.
A la faveur d'une pause dans la diatribe de l'homophobe éméché, il se penche, et lui glisse, tout doucement : "moi, je suis pédé".
Le soûlard arrête net ses insultes, estomaqué.
Pause. Je suis éblouie.
Je veux jouer aussi. Je me lève pour ajouter : "moi aussi je suis pédé".
Écroulée de rire, une jeune fille sur la banquette d'en face, renchérit : "bah, si tout le monde est pédé, moi aussi j'en suis !". Suivie par un homme entre deux âges, qui lève poliement la main pour prendre la parole, et déclarer que oui, moi, pédé.
En quelques dizaines de secondes, tout le wagon s'était joint à ce cri du coeur, clamant son homosexualité, réduisant à des bafouillements le discours aviné. Celui qui, quelque secondes avant, voulait "casser la gueule à tous les enculés" s'est retrouvé à marmoner que finalement, il n'avait rien contre les pédés, c'est juste qu'il ne comprenait pas, parce qu'il trouvait ça tellement beau, une femme...

by Loupiotte
crédit photo ici
Character problem. empty comment
Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...