360 jours et des poussières
Lundi, 04 Octobre 2010 00:41
sand
Et puis il y aurait une espèce de grand calme. Blanc. Je ne sais pas pourquoi le calme doit être blanc, il pourrait tout aussi bien être lilas. Ou bleu du ciel. Drôle d'idée que de donner au calme la couleur du rien qui est le tout.
Il y aurait cette quasi certitude de ne pas se tromper, d'être en phase. Avec autour, les gens, moi. D'avancer non plus en aveugle, mais en pleine lumière. Pas dans ce rai seul particulier.
Savoir conditionner mes doutes, les enfermer profond dans une petite boite, ne les ressortir qu'en imminence de danger. Ne plus les laisser grignoter les bouts de moi, les bouts fragiles, éreintés, usés aux contours. Lassée de se laisser bouffer par la peur. Refuser. Resister.
Il y aurait le silence. Le joli silence. Celui qui fait résonner les battements du coeur, celui qui imprègne de moiteur tiède et douce. Pas celui des longues nuits hurlées. Pas celui qui rend sourd à force d'absence.Pas le long silence de précipices, qui donne envie de s'y jeter. Le silence absolument nécessaire d'avoir trop aimé, vécu, joui.
Il y aurait des rires. Des jolis rires. De ceux qui jaillissent comme des rus clairs, de ceux qui dévalent les rues en pentes, comme des cailloux. On oublierait ce qu'est la grimace forcée, le Show parce qu'il le faut. On réapprendrait à respirer. Inspirer. Souffler. Chasser.Le ventre gonflé au maximum d'air nouveau, les bronchioles éclatées de plaisir fonctionnel. En vie.
Il y aurait quelque chose comme le bonheur. Pas une espèce de joie permanente, ni un état extatique, défoncé. Juste la pleine conscience d'être ce qu'on est, de l'apprécier, de s'en contenter. De vivre avec soi, comme ça, comme un ami particulier, un amour précieux. Savoir faillir, pouvoir décevoir, accepter d'être belle, gentille. Quelqu'un de bien.
Il y aurait des autres. Des qu'on laisserait approcher, vraiment. Pas de ces faux apprivoisements, pas de ces laissés pour compte du vrai. Qu'on choisirait. Ne plus se forcer à aimer parce qu'on vous aime. Ne plus fuir avant qu'on ne se sauve. Ne plus faire tinter les glaçons dans mon verre pour faire du bruit dans la nuit, pour se rassurer.
.
Il n'y aurait plus d'arrache-coeur. Que des attrappe-coeur.
Il y aurait peut être un toi.Un toi que je finirai bien par trouver, un jour, sans m'y attendre. Un toi qui auras la patience de me laisser apprendre, de me laisser trébucher, de vouloir tout en plus grand que moi.
Mais surtout, surtout, il y aurait un moi.
Moi. Cesser de vouloir être toutes les autres à l'exception de moi. Ni mieux, ni pire. Juste retrouvée.
Dans un an, j'aurai trente ans.

By Sand
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Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...