S'envoyer en l'air, les pieds sur terre

Evidemment, je sens que vous n'allez pas compatir si facilement, il vous faut des exemples, bandes de vautours, il vous faut dénuder ma vie la plus intime, hein ! Illustrons alors.
Le pierrerichardisme, c'est par exemple, être capable de dévaler 24 marches menant à la mer, verre à la main, en spartiates, et de se vautrer dans l'inélégance la plus totale, en ruinant lesdites Spartiates (seule sur le sable, c'était la revanche d'Hellènes) MAIS sans renverser son verre. Sûrement parce que je suis solide. Comme un Roch. Faut avoir le sens des priorités quoi.
C'est aussi mettre des oranges dans la machine à laver (possible hommage inconscient au Gilles de Binche? Tambour, oranges tout ça?).
Ou bien se prendre une vitre de plein fouet (quelle manie de toujours nettoyer ses carreaux impeccablement. Terroriste).
C'est faire s'écrouler une pile de bouquins à la F..., en en prenant juste un. Sur le dessus de la pile, evidemment. Et subir les regards courroucés du vendeur qui vient de passer deux heures dans ce montage artisticocontemporain. Mais manifestement instable (les vendeurs de la F... sont le plus souvent des néoartistes incompris, dont le langage par borborygme est en fait une forme d'expression au delà des contingences bassement matérielles de notre société. Ils sont au délà de la communication, ils transcendent l'interaction humain-humain pour en tirer la subtantifique möelle. Ou alors ils sont asociaux. Ce qui est possible aussi).
Mon pierrerichardisme est mutant. Parce qu'il agit aussi quand je parle. On me cautionne d'un esprit salace que je n'ai pas. Enfin, pas tant que ça. C'est juste mon pierrerichardisme qui l'exacerbe.
Par exemple, toute à ma reconnaissance je suis très capable de dire au réparateur de machine à laver :
"Merci de m'avoir si bien débouchée"
Sic (et d'avoir envie illico de me pendre avec le fil du fer à repasser, tenant compte du fait que le réparateur en question est absolument l'antithèse du mec que tu draguerais tellement il est canon en oubliant les odeurs d'eau croupie et la relative humidité moisie qui vous enveloppe.)
Certains trouvent ça mignon, ou en sourient. Parce que mes phrases incongrues, qui se déroulent plus vite que ma pensée, c'est aussi complètement moi. Parfois j'en suis même fière. Mon pierrerichardisme mental, qui consiste à mélanger des tas de notions, références, et vannes idiotes dans mon cerveau malade en même temps me fait parfois dire de jolies choses comme
Parfois, et c'est pire, je vexe. On ne me comprend pas. C'est plus embêtant.
Mais finalement, je crois que la plupart des gens de mon entourage s'y sont fait. Et arrivent à percevoir le romantisme dans une phrase comme
Moi, en tous cas, je ne voudrais pas changer. Mes maladresses, mes mots malhabiles, tout ça c'est aussi moi. Si je veux être cent pour cent honnête, j'apprécierai de ne plus me vautrer quatre fois par jour (par chance, je me fais rarement mal, j'imagine que c'est une parade dévelopée inconsciemment, je suis devenue la Wolverine de la chute en milieu hostile), et surtout de ne pas blesser les gens en livrant tout ce qui sort de mon cerveau tout à trac, et en bloc, sans filtre.
Mais au final, c'est aussi pour ça qu'on m'aime n'est ce pas ?

By Sand
Tous les exemples cités dans cet article sont VRAIS. Je présente par ailleurs mes excuses aux vendeurs de la F... je sais bien que vous n'êtes pas asociaux les gars (ou alors juste un peu).
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Character problem. empty comment
Ohhh… - Juste :
pas rien. - merci.
Découverte totale !
Dur exercice, mais entre deux pontes,...
J'avoue avoir un gros faible pour les...
.... ohhh la mauvaise foi du narrateu...
Pour tomber le manteau, faudra attend...
C'est bon je suis prête aussi : j'ai...
Le jeu de mot c'est "le fanta sai...